Le chahar-pareh (en persan چهار پاره) est, dans la poésie persane, un type de poème composé de strophes de quatre (chahar) hémistiches. On l'appelle parfois « sonnet » ou « quatrain continu ». Ce n'est pas une forme classique, elle est apparue à l'époque moderne.
Origine et histoire Cette forme est apparue à l'époque des Tanzinat (réformes) en Turquie et de la révolution constitutionnelle persane. Il s'agit d'une forme poétique plus simple que celles, très contraignantes, de la poésie classique. Les poètes de la période constitutionnelle cherchent à réformer la littérature classique, dans ses thèmes, mais aussi dans sa forme. En outre, la forme simple du chahar-pareh se prête bien à l'expression de sujets sociaux et politiques, bien qu'il ait évolué pour privilégier ensuite l'expression de thèmes romantiques.
Appelé aussi sonnet ou quatrain continu, il a été adopté sous l'influence de la littérature française, probablement par l'intermédiaire de la langue turque.
Les poètes ottomans İbrahim Şinasi, Ziya Pacha et Namık Kemal ont créé le chahar-pare, qui ensuite a été introduit en Perse par des poètes comme Jafar Khamenei, qui était familier de la littérature française et de la langue turque. Il est ensuite popularisé par des écrivains comme , Nader Naderpour, Fereydoun Tavallali, qui écrivent après la révolution constitutionnelle, plus tard Fereydoun Moshiri.
Forme Le chahar-pare se compose de strophes de deux distiques, donc quatre hémistiches. Les hémistiches pairs riment entre eux, selon le schéma (à lire de droite à gauche) :
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La forme est moins contraignante que celle du (distique classique), dont le robaï est un cas particulier. Ce dernier est composé de quatre vers dont les deux premiers et le dernier riment ensemble, tandis que le est libre, et dont la métrique est fixe. Chaque strophe d'un chahar-pare peut adopter une nouvelle rime. Il conserve, malgré sa nouveauté, le principe traditionnel de l'égalité des hémistiches. Le chahar-pare est beaucoup plus libre encore que le ghazal, très normalisé.
Le chahar-pare peut être chanté.
« Karoun », un poème de Tavallali, est un chahar-pare, qui commence ainsi :
Notes et références
Catégorie:Genre poétique Catégorie:Poésie du XXe siècle Catégorie:Littérature de langue persane