vignette|Bannière de l'association et image gonflable de Tux, la mascotte du noyau Linux. Un geek Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API. (de l'anglais : Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API. ) est une personne passionnée par un ou plusieurs domaines précis, le plus souvent pour les domaines liés aux (certains genres du cinéma, les séries, la bande dessinée, les jeux vidéo, les jeux de rôles, les wargames), ou encore aux sciences, à la technologie et l'informatique. Cette définition est celle qui ressort le plus souvent, bien qu'elle puisse varier d'un individu à l'autre. Au féminin, le terme « geekette » est rarement employé.

Du fait de ses connaissances pointues, le geek est parfois perçu comme trop cérébral : . Le mot a été peu à peu utilisé au niveau international sur Internet de manière revendicative par les personnes s'identifiant comme telles. Le terme a alors acquis une connotation méliorative et communautaire.

Avec le succès commercial des gadgets de techniques avancées, une personne qui aime de tels objets voudra s'autoproclamer , bien que cela ne corresponde ni au sens premier (passionné) ni au second (péjoratif) du terme. Il y a souvent confusion entre les geeks, les nolifes, les gamers, les otaku, les , voire les hackers.

Son comportement d'avant-garde peut en faire un lead user typique.

Cependant, bien que le geek ne soit pas à confondre avec le nolife ou le freak, il existe différents niveaux d'intensité du geek, qui rapproche parfois la personnalité de certains geeks de celle des nolifes ou des freaks.

Histoire Origines du terme Selon l’, l’origine du mot se trouve dans le moyen bas-allemand geck, qui désigne un fou, un espiègle, et du néerlandais qui désigne quelque chose de fou (, littéralement )..

Dans le Nord et l’Est de la France, le mot patois gicque désigne un fou de carnaval ; en Alsace, lors des défilés de carnaval, on porte des shellekapp, gickeleshut ou bien des bonnets de gicque, avec des pointes et des clochettes. Lors des bals du carnaval de Dunkerque, des rondes de gicques sont effectuées. Le gille désigne en France au un individu , du nom de Gilles le Niais, acteur du théâtre de la Foire qui se produisait à Paris dès 1640.. Par extension, c'est un ancien personnage de la comédie burlesque, représentant le type du niais ; il est dit , Si le gicque peut être plutôt assimilé au nolife, le gille, figure de l'adolescent perdu dans son univers imaginaire (Pierrot de Watteau, anciennement appelé Le Gille, ou Gilles) est plus proche du geek actuel. En Belgique, le gille est un personnage traditionnel du carnaval de Binche.

Au , dans l’Empire austro-hongrois, les cirques ambulants présentaient déjà des gecken, des monstres de foire (personnes avec des déformations, femmes à barbe). . Vers la fin du , en Amérique du Nord, dans les foires, on a commencé à présenter des geek dans les , ces expositions annexes aux spectacles de cirque. On y présentait souvent des , c’est-à-dire des monstres de foire, des personnes ayant un handicap étrange ou une déformation physique vraie ou fausse. Dans ce , le geek était souvent une personne handicapée mentale (syndrome de Down.) ou bien un artiste de cirque ne pouvant plus participer aux numéros habituels. Il se tenait généralement nu ou vêtu de peaux de bêtes dans une cage, couvert de boue, et rugissait et secouait les barreaux de la cage pour effrayer les visiteurs ayant payé pour le voir. Il était présenté comme le , comme l’ capturé en forêt. Parfois on lui faisait égorger ou décapiter des poulets avec ses dents et le geek devait faire semblant de boire leur sang. Dans sa trilogie romanesque , l’auteur Robertson Davies décrit sa rencontre avec un artiste de cirque alcoolique forcé à faire le geek dans une cage.

Aux États-Unis, le terme est ensuite appliqué aux gens décalés et bizarres, qui ne s’intègrent pas dans la société. Dans les années 1920, des auteurs comme Meyer Levin, Upton Sinclair ou Truman Capote utilisent le terme pour désigner des hommes solitaires et un peu fous que l’on peut voir rentrer chez eux les vêtements négligés, les cheveux en désordre et absorbés dans leurs pensées.. , explique David Peyron, réalisant une thèse en sociologie sur la culture geek. Le Monde 2, , 43..

En Amérique du nord, durant les décennies 80, 90, est devenu un terme argotique désignant vulgairement un individu bête ou désagréable, traduit ( est une des très nombreuses dénominations du pénis)

Au début du , l’insulte devient un mot familier qui, selon l’Oxford English Mini Dictionary, désigne une personne maladroite ou démodée, ou bien un passionné obsessionnel.

En 1981, le journal Libération publie un feuilleton intitulé Arnold, le Geek de New York de Jérôme Charyn et Michel Martens. Le terme de geek est alors employé comme synonyme de monstre () car le personnage est un clochard répugnant, mais cinéphile, se nourrissant des poubelles d’un restaurant miteux.. Plus récemment, le terme a commencé à désigner des individus qui investissent beaucoup de temps dans une passion dévorante pour le domaine de l’informatique, parfois aux dépens de leur vie sociale ; ce qui pouvait apparaître effectivement comme un peu monstrueux dans des années 1990 où le nolife n'était pas encore formulé. Cependant les deux termes ont toujours tendance à être confondus.

Terme actuel vignette|redresse|Une visiteuse de Geek Picnic (Moscou) vêtue d'une chemise Geek et d'un casque de réalité virtuelle.

Le terme s’est rapidement développé depuis l'émergence des nouvelles techniques à la fin des années 1950, ne désignant plus quelqu’un possédant une simple passion pour l’informatique, mais une passion pour plusieurs domaines parmi lesquels la science-fiction ou le fantastique... Avec l'émergence de la génération Y, familiarisée en masse avec la culture du jeu vidéo, cette culture geek, perçue jusque-là comme minoritaire et péjorative, tend à se populariser auprès de la population et des médias...

Depuis le début du , les multiples définitions qui furent attribuées au terme geek peuvent se résumer par leur point commun : le geek est celui qui s’évade grâce à son imaginaire, c’est-à-dire qui se divertit grâce à celui-ci, en se passionnant pour des domaines précis (science-fiction, fantastique, informatique…) dans lesquels il aura une connaissance poussée, et en s’insérant au sein de communautés actives de passionnés.

Confusions Il faut différencier le du , du , du et du technophile (techie). Si et sont parfois compatibles, ils ne sont pas pour autant synonymes. Le est celui dont la passion (généralement le jeu vidéo, en particulier le MMORPG) devient une dépendance, puisqu’elle occupe une part démesurée dans sa vie, et va jusqu’à être un frein pour son emploi, sa vie sociale ou ses études... Ce n’est pas forcément le cas du geek. Une autre différence majeure entre les geeks et les consiste dans le fait que le geek entretient en principe des relations sociales communautarisées, se retrouvant sur Internet mais aussi dans le monde réel (on parle alors, dans le jargon d'Internet, de rencontre pour In Real Life, c'est-à-dire dans la vraie vie). Le , lui, n’entretient pratiquement pas ou plus de relations avec le monde extérieur, et il sacrifiera ses relations sociales pour se livrer à son activité. On peut enfin noter que le geek aura le plus souvent des connaissances plus larges que le , qui (de même que le Gamer) n'aura de connaissances plus pointues que sur sa passion. Dans le domaine de l’informatique par exemple, quand le geek aura une connaissance précise du fonctionnement d’un ordinateur et des programmes qu’il utilise, le n’aura que des connaissances élémentaires, qui lui permettront simplement d’utiliser des jeux vidéo et des fonctions peu poussées..

En outre, il est important de différencier précisément les termes et geek. Ces deux termes peuvent parfois se recouper mais ne sont pas pour autant synonymes. En effet, le terme geek fait davantage référence aux personnes partageant une culture commune (la culture geek, composée de jeux de rôle, de jeux vidéo et d’œuvres littéraires et cinématographiques principalement de fantasy et de science-fiction) que le terme , qui englobe d’autres passions de l’ordre de la science et du savoir principalement, de manière poussées. Le terme nerd est, depuis les années 1990, plus négatif et renvoie souvent à un physique disgracieux, à une inadaptation sociale et à des centres d'intérêt différents des centres d'intérêt de la plupart des gens. Le nerd typique fait partie des clichés du microcosme étudiant américain, au même titre que le joueur de football américain ou la pom pom girl, clichés entretenus par la fiction et, parfois, les médias. À noter que la signification de ces deux mots varie en fonction du pays dans lequel ils sont usités, allant presque parfois jusqu'à s'inverser l'un et l'autre. Le freak geek aura quant à lui tendance à se déguiser régulièrement entretenant sa passion publiquement même à l'âge adulte.

La différence entre et est simple, puisque radicale : le technophile est simplement celui qui apprécie l’usage d’un téléphone portable, d’un ordinateur, d’Internet, en bref, des nouvelles techniques (à la différence du power user qui utilise les fonctions avancées de ces appareils). Or, si tous les geeks ou presque sont technophiles, un utilisateur de téléphone portable n’est pas nécessairement un geek. De nombreux geeks aiment approfondir leurs connaissances en se tournant vers des logiciels libres et systèmes d'exploitation de type GNU/Linux, ou au contraire, vers du matériel considéré comme obsolète.

Enfin, le est un technophile qui affiche un grand, voire obsédant, intérêt pour les technologies, les appareils électroniques, et particulièrement les ordinateurs.

Statut contemporain Univers et activités Un individu dit geek est souvent adepte d’un univers ou d’une activité en particulier. En général, une activité peut être considérée comme geek si elle entretient un rapport très étroit avec les nouvelles techniques et/ou avec des univers fantastiques. Des exemples non exhaustifs de ce type peuvent inclure : informatique et sciences, univers littéraires, web-séries, et bande dessinée franco-belge, jeux de rôle (le plus souvent issus des univers précités, ou d’univers spécifiques, comme pour Donjons et Dragons) et jeux de société, et enfin tout ce qui a trait à la culture japonaise comme les mangas, la japanimation ou encore les arts martiauxCf. le documentaire Suck my Geek de Tristan Schulmann et Xavier Sayanoff (voir sur Youtube).. Cependant, ce domaine est particulièrement réservé aux otakus.

Il est difficile de fixer la limite entre une rencontre que l’on peut qualifier de « geek » ou une simple rencontre d’amateurs. En général, seuls l’état d’esprit et l’idée qu’en retiennent les participants peuvent faire la différence. Quoi qu’il arrive, les manifestations qualifiées de « rencontres geeks » traitent des thèmes des techniques, de la science-fiction ou associés. Il s’agira d’un regroupement de passionnés profitant de la manifestation pour se retrouver et pratiquer ensemble leur activité favorite :

les rencontres du logiciel libre, qu’elles soient locales ou mondiales ; les rencontres de jeux multi-joueurs de toutes sortes, les lan-parties, les présentations ou les ventes de nouveaux jeux informatiques ne sont pas en elles-mêmes des rencontres geeks, mais des rencontres de passionnés de jeux vidéo. Cependant, il arrive souvent que ces manifestations soient un lieu de rencontre pour les geeks adeptes d’un même univers ; les conventions de jeu de rôle grandeur nature, voire de reconstitution historique ; les conventions et tournois de jeux de rôle sur table ou de wargames ;