La Sonate en mi, , est la seule sonate pour piano du compositeur français Vincent d'Indy, écrite en 1907.

Contexte et création Vincent d'Indy compose sa Sonate en mi en 1907, et elle fait partie, avec celle de Paul Dukas, des plus grandes sonates françaises du début du . Objet de jugements parfois contradictoires mais toujours passionnés, elle est imposante en elle-même, puisqu'elle dure entre trente et trente-cinq minutes selon les interprètes. Elle est une au sens où Vincent d'Indy a voulu faire d'elle un exemple de son esthétique comme de ses principes de composition. Les disciples de d'Indy l'ont longuement comparée aux œuvres modernistes de Claude Debussy ou Maurice Ravel.

La dédicataire en est la pianiste et compositrice Blanche Selva. C'est cette dernière qui crée l'œuvre, le à Paris, salle Pleyel, lors du concert de la Société nationale de musique.

La partition est publiée par les éditions Durand.

Structure L'œuvre comprend trois mouvements :

Modéré Très animé Modéré

La durée d'exécution est d'environ trente-cinq minutes.

Analyse La forme de cette œuvre s'écarte largement des schémas classiques de la sonate, même pour le début du . Elle se compose de trois mouvements, dont les deux extrêmes, de grandes envergures, encadrent un mouvement central plus bref et léger, servant d'intermède. Les premier et troisième mouvements comportent chacun une introduction lente, laissant sous-entendre l'absence de mouvement lent de la Sonate. Trois thèmes cycliques sont présents dans chacun des mouvements, dont le premier est le plus important des trois.

La dédicataire et créatrice de la partition, Blanche Selva, relève que .

Modéré Le premier mouvement, sous la forme d'un thème et de quatre variations amplificatrices, expose d'abord le premier thème, un choral de forme lied. D'abord en mi mineur, il se majorise ensuite, souligné par l'annotation . Selon Blanche Selva, les variations amplifient le thème pour qu'il soit apte à se confronter à la forme sonate du troisième mouvement.

Très animé Le deuxième mouvement est un scherzo comportant deux trios. Il est significatif du Vincent d'Indy cévenol, dans sa fraîcheur et sa vigueur. Il s'intègre dans une métrique à cinq temps, évoquant une danse que vient interrompre un premier trio puis un second. Certains auteurs ont comparés le premier mouvement d'aspect spirituel voire religieux, et le deuxième plus terrestre et profane.

Modéré Le troisième et dernier mouvement est de forme sonate. Il oppose puis concilie le religieux et le profane dans son mouvement que précède, comme pour le premier, une introduction lente redonnant les trois thèmes cycliques. Ces derniers vont se confronter les uns aux autres et évoluer.

Discographie D'Indy: Piano Sonata in E, op. 63; Tableaux de voyage, Jean-Pierre Armengaud, Grand Piano, 2019.

Références

Bibliographie

Ouvrages généraux

Monographies .

Liens externes

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