La famille d'Amman, anciennement Gaudion, Godion, Mestraul, Mestral ou encore Mestraux, est une famille suisse patricienne subistante, originaire de Neyruz, dans le canton de Fribourg. La famille est attestée comme bourgeoise de Fribourg depuis 1343.
Patronyme La famille Mestral de Neyruz porte à l'origine le nom de Godion ou Gaudion, puis de Mestral, Mestrau, Mestraul, Mestraux ou encore Mestraul dit Godion.. La forme germanisée, Amman, apparait au début du , pour l'une des branches de cette famille, puis en d'Amman vers la fin du .
Son nom provient de la charge de métral ou mestral.
Histoire La famille est mentionnée comme bourgeoise de Fribourg, depuis 1343. Des membres de cette famille obtiennent les bourgeoisies de Neyruz ( ), de Matran (avant 1409), de Fribourg (1343, 1374, 1409, 1442, et 1709), ainsi que de Genève (1941).
La famille est représentée au Grand Conseil de la cité de Fribourg. Elle obtint son admission à la Chambre secrète et au Petit Conseil au XVe siècle, dont elle fit partie jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
Nicod Mestraul est mentionné comme un bourgeois de Fribourg en 1442. Son fils, Jean, est banneret du Bourg et chef de l'artillerie de Fribourg à la bataille de Morat. Jean (), fils du précédent, prend le nom d'Amman. Au service de la France, il commande le contingent de Fribourg lors de la Sixième guerre d'Italie, au cours de laquelle il est blessé à La Bicoque (1522).
Jean-Baptiste (1788-1865) s'installe vers 1830 en Pologne où débute une branche, éteinte.
Nicolas (1624-1708) acquiert, en 1673, Macconnens, qui restera une possession familliale jusqu'à l'extinction des droits seigneuriaux.
La famille subsiste au canton de Vaud, en France ou encore en Pologne.
Armes Les armes de la famille d'Amman se blasonnent ainsi : Coupé, au I, d'azur à deux fleurs de lis d'or, au 2, palé d'or et de gueules de six pièces..
Cimier : « un buste de Maure sans bras, habillé des couleurs, des meubles, et de la partition de l'écu, tortillé d'or et de gueules ».
Personnalités La famille compte parmi ses membres des plusieurs baillis ainsi que des officiers au service de la France. , fils de Jean, obtint une lettre d'armes de Charles Quint en 1541. Il exerça les fonctions d'avoyer de Fribourg et de seigneur de Vuissens. Jean (1607-1682), bailli de Rue, achat de Saint-Barthélemy et Goumoens. , prévôt de Saint-Nicolas, et son frère François-Pierre-Joseph, jésuite, religieux. François-Nicolas-Alois-Jean (1781-1853), maître de la Monnaie de Fribourg (1808 à 1847). François-Nicolas-Alois-Bonaventure (1800-1853), délégué de Fribourg à la dernière Diète fédérale, fut expulsé de Fribourg par le gouvernement radical pour avoir été un instigateur du Sonderbund. Après lui, la famille ne compta plus de personnalités politiques de premier plan, mais des représentants des professions libérales.
Possession Par héritage ou par achat, la famille acquit les seigneuries ou coseigneurs de Vuissens (1541-1566), de Démoret (1541-1596), de Saint-Barthélemy, de Goumoens-le-Châtel (1652/1653-1718 et 1794-1803), d'Épendes (avec son château, 1661-1972) et de Macconnens (1673-1840).
Références
Voir aussi Bibliographie Almanach généalogique suisse, n°4, 1913, pp. 21-29 ; n°7, 1943, pp.1-3. Nouvelles étrennes fribourgeoises, n°60, 1927, pp.229-232. Liens externes
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