vignette|328x328px| prononçant un discours dans la salle de l'Assemblée Générale des Nations Unies.Le Sommet du millénaire des dirigeants religieux et spirituels pour la paix mondiale s'est tenu à New York du 28 au . Cette rencontre a souligné le rôle que jouent les religions pour construire la paix mondiale et l'engagement des chefs religieux en faveur du maintien de la paix, de la lutte contre la pauvreté et de la protection de l'environnement. Elle a précédé le Sommet du Millénaire, qui célébrait le des Nations unies (ONU).

Les travaux de ce Sommet ont été réalisés au siège de l'ONU, où les chefs religieux et spirituels représentant les principales traditions religieuses ont pris la parole, ils se sont poursuivis à l'hôtel Waldorf Astoria, traitant de résolution des conflits et de lutte contre la pauvreté.

Le sommet a été organisé avec le soutien de diverses organisations, dont la Harvard Divinity School, la Fondation Ford et la Fondation Turner.

Le Sommet donnera lieu à l'installation de la Commission mondiale pour la préservation des sites sacrés en , la Conférence mondiale des femmes dirigeantes religieuses et spirituelles en et le Réseau UNESCO /UNITWIN sur le dialogue interreligieux pour la compréhension interculturelle en 2006.

Sur les questions économiques, une Initiative religieuse sera installée au Forum économique mondial de Davos en .

Histoire À l’instar de la Conférence interreligieuse pour la paix de New Delhi en 1968 et du Parlement du centenaire des religions du monde à Chicago en 1993, l’ONU, dès ses débuts, a reconnu le rôle crucial de la religion dans la résolution des conflits et la consolidation de la paix mondiale. En 1981, elle a publié la . Cette déclaration a élargi les droits et libertés fondamentaux énoncés à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et à d’autres dispositions pertinentes, afin d’inciter les nations à lutter contre l’intolérance religieuse. Face à la montée du fanatisme religieux qui alimentait les conflits dans des pays comme l’Indonésie, le Soudan et le conflit israélo-palestinien, l’ONU a recherché des partenariats avec des organisations confessionnelles pour promouvoir plus efficacement sa mission de consolidation de la paix . Tout cela, ainsi que l’engagement du Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, envers le rôle de la religion dans la contribution à la paix mondiale, a inspiré l'organisation d'un sommet au début du nouveau millénaire qui favoriserait le dialogue interreligieux dans l'espoir d'une réforme sociale .

Le Sommet a été conçu pour faciliter le dialogue interreligieux .

Délégués qui a présidé ce sommet en tant que secrétaire général, Maurice Strong (secrétaire général adjoint de l'ONU) et d'autres diplomates ont contribué à réunir 2 000 délégués - 800 à 1 000 chefs religieux représentaient le bouddhisme, le christianisme, l'hindouisme, l'islam, le judaïsme, le jaïnisme, le sikhisme, le zoroastrisme, les et d'autres religions de plusieurs continents.

Le Sommet est même parvenu à rassembler des représentants religieux des zones en conflit, comme l'Éthiopie, l'Érythrée et les Balkans.

Le sommet Le Sommet a été parrainé par diverses organisations, dont la Harvard Divinity School, la Fondation Ford, la Fondation Turner, ainsi que par d'autres organisations non gouvernementales (ONG) et des groupes privés.

Bien que l'ONU n'organisait pas officiellement l'événement, Kofi Annan, ex-secrétaire général de l'ONU a soutenu activement ses travaux et la séance plénière s'est tenue dans la salle de l'Assemblée Générale des Nations Unies.

Kofi Annan s'est adressé au Sommet en ces termes : « Quel que soit votre passé, où que vous appelle votre vocation, et quelles que soient les différences entre vous, votre présence à l'’ONU aujourd’'hui témoigne de votre volonté de partager notre mission et de soutenir notre action en faveur de la tolérance, du développement et de la paix dans le monde ».

Les participants ont fait le bilan de leurs réussites passées et les enseignements tirés de leurs travaux auprès des communautés les plus pauvres. Ils ont discuté des questions de justice sociale internationale dans le champ de la dette, des ajustements structurels et du recouvrement des coûts. Enfin, les participants ont débattu du rôle du prosélytisme dans le travail de développement. Les intervenants ont discuté des tensions historiques et modernes ainsi que du désir universel de réconciliation.

Ce n'est qu'à compter du 30 et que diverses réunions se sont tenues à l'hôtel Waldorf Astoria, portant notamment sur la résolution des conflits et l'élimination de la pauvreté.

Environ 2 000 personnes y ont participé, parmi lesquelles 800 à 1 000 chefs religieux représentant le bouddhisme, le christianisme, l’hindouisme, l’islam, le judaïsme et d’autres traditions.

Résultats du sommet vignette|195x195px|Kofi Annan, ex-secrétaire général de l'ONU (1997-2006). Organisé en amont du Sommet du Millénaire des chefs d'État, servant à commémorer le 50e anniversaire de l'ONU, les invités ont réaffirmé leur engagement en faveur de la réduction des inégalités de richesse ainsi que la protection de l'environnement.

Les représentants des différentes religions ont présenté au Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, leur Engagement pour la paix mondiale. Tout en reconnaissant que les conflits sont perpétrés au nom des religions, ses signataires ont invité toutes les personnes de bonne volonté à œuvrer pour la paix. Ce document aborde également les moyens par lesquels les chefs religieux peuvent faciliter la résolution des conflits.

Le projet de création d'un Conseil consultatif international des chefs religieux et spirituels affilié à l'ONU ne se concrétisera pas tout de suite. Il faut attendre l'année 2020 pour qu'un Conseil multireligieux des dirigeants voit le jour sous l'égide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Klaus Schwab, fondateur du Forum économique mondial, a demandé au Sommet de former une délégation de chefs religieux afin de clarifier la relation entre l'économie et la religion, ce qui a conduit à l'Initiative religieuse du Forum économique mondial en .

En parallèle de la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée, qui s'est tenue à Durban, en Afrique du Sud, le Le , le Sommet a publié un ouvrage commémoratif intitulé Droits sacrés, qui comprenait des déclarations de chefs religieux expliquant comment la religion peut réduire l'intolérance. Ce livre a été distribué aux chefs d'État, aux ambassadeurs et à d'autres dirigeants.

Le Sommet a créé la Commission mondiale pour la préservation des sites sacrés en partenariat avec le de Taipei. Inaugurée en , la commission a collaboré avec l'UNESCO et le Fonds mondial pour les monuments dans le but d'encourager les chefs religieux à collecter des fonds pour la restauration des sites religieux.

Pour favoriser le dialogue interreligieux, l'ONU inscrira dans le Réseau UNESCO la chaire UNITWIN Dialogue interreligieux pour la compréhension interculturelle en 2006.

Controverses En raison de l’opposition du gouvernement chinois, le 14e dalaï-lama n’a pas été invité, ce qui a suscité des critiques internationales à l’égard de l’événement. Il a ensuite été invité à prononcer le discours de clôture, mais il a décliné l’invitation.

Références

Liens externes

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