Le biribi, de l'italien biribisso, est un jeu de hasard pur. Il s'agit d'une sorte de loterie à choix multiples, semblable au cavagnole et aussi à la roulette, avec changement de générateur de hasard. Le jeu a peut-être donné son nom au bagne de Biribi, mais « biribi » est aussi un refrain de chanson.
Principe Les joueurs misent sur soixante dix cases numérotées auxquelles sont associés des billets portant le même numéro. Les billets sont placés dans des boules creuses en bois tirées au sort par un banquier une fois les mises faites. Le banquier annonce le numéro du billet tiré. Si le numéro correspond à une case sur laquelle un joueur a misé, celui-ci reçoit du banquier 64 fois sa mise.
Avantage au banquier Un auteur du analyse ainsi les chances des joueurs : « On voit que ce jeu est arrangé de manière que le banquier ne paye jamais que sur le pied de 64 sur 70 de mise, ce qui lui fait un avantage de 8 pour cent, ou 2 liv. 1 s. 8 d. par louis ».
Histoire Le biribi a été importé d'Italie en France au début du . Il est le successeur du hoca, apparu en France au milieu du et rapidement interdit. Il fut pratiqué surtout à la cour.
La première occurrence du biribi dans la littérature se trouve chez Voltaire, Epître à (1719) : « Du biribi la déesse infidèle Sur mon esprit n'aura plus de pouvoir; J'aime encor mieux vous aimer sans espoir, Que d'espérer jour et nuit avec elle. »Œuvres complètes de Voltaire, éd. Louis Moland, tome 10, Paris, Garnier, 1885, p. 255-256
Législation Le biribi est l'un des jeux concerné par les législations françaises sur les jeux de hasard et les jeux d'argents. Au , une tolérance ambigüe se développe envers ces jeux avant une politique de répression engagée par le Parlement en 1777, reconduite par les révolutionnaires en 1791 avant des oscillations entre interdiction et règlementation aux .
Sources
Bibliographie Thierry Depaulis, Jeux de hasard sur papier. Paris : Le Vieux Papier, 1987.
Catégorie:Jeu de hasard pur