Vincenzo Cipriani, né le à Mesola et mort le à Rimini, est un militant anarchiste italien.

Il est le frère d'Amilcare Cipriani.

Biographie Né à Mesola en dans une famille aisée, Alceste Cipriani passe son adolescence à Rimini, où il participe aux débuts du mouvement anarchiste en Romagne, influencé par les idées socialistes et internationalistes de son frère Amilcare. Militant discret, la police le décrit comme rusé, peu aimable mais cultivé, malgré une faible instruction scolaire. Devenu aveugle, il reste néanmoins actif politiquement.

Inspecteur des taxes puis retraité assez jeune, il vit toute sa vie à Rimini et entretient des relations avec de nombreux anarchistes italiens et étrangers. En 1878, après l’attentat de la via Nazionale à Florence, il est arrêté avec d’autres membres de l’Internationale. Jugé à Forlì avec vingt-quatre anarchistes pour « association de malfaiteurs », il est finalement acquitté en 1879. À partir de 1882, il participe activement à la campagne pour obtenir la libération de son frère Amilcare. en œuvrant à l'unité d'action entre anarchistes et socialistes révolutionnaires.

En , lors de l’anniversaire de la Commune de Paris, il est de nouveau arrêté avec d’autres socialistes et anarchistes. Malgré son handicap, il est accusé de conspiration. Libéré, il signe en 1890 l’appel au congrès anarchiste de Capolago avec plusieurs figures importantes de l’anarchisme romagnol. En 1895, il soutient la candidature de protestation du socialiste Nicola Barbato, principal représentant des Faisceaux siciliens. Continuant son militantisme, il soutint financièrement la presse anarchiste, notamment le journal L’Aurora de Ravenne. En 1913, il participe à un meeting anarchiste contre la participation électorale avec Errico Malatesta. Il est décrit par l'historien Fabrizio Giulietti comme membre du groupe des anarchistes « novatoristes » influencés par Massimo Rocca.

Pendant la Première Guerre mondiale, il soutient l'interventionnisme contre les Empires centraux, position qui l'isole du milieu anarchiste de Rimini. Après la guerre et la mort d’Amilcare en 1918, il reste en solitaire et, en , entre dans un hospice à Rimini, où il décède le .

Notes et références

Bibliographie

Fabrizio Giulietti, Storia degli anarchici italiani in età giolittiana, Franco Angeli, 2012.

Richard Hostetter, Le origini del socialismo italiano, Milano 1963. Pier Carlo Masini, Storia degli anarchici italiani. Da Bakunin a Malatesta, Milano, 1969. ad indicem; Valerio Evangelisti, Emmanuela Zucchini, Storia del Partito socialista rivoluzionario 1881-1893, Bologna 1981.

Liens externes

Biblioteca Franco Serantini : CIPRIANI, Alceste Vincenzo

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