Zhou Yong () (né vers 445 et mort en 493) également connu sous le prénom de courtoisie Yanlun (), est un écrivain et homme de lettres des dynasties Song et Qi du Sud. Originaire d’Ancheng dans le Runan (aujourd’hui Zhumadian au Henan), il une expertise particulière en philosophie bouddhique. Biographie Zhou Yong est issu du clan des Zhou de Runan. Son père, Zhou Xun, est ministre du royaume de Guixiang et son grand-père est Zhou Hutou, gentilhomme consultant. Vers 445, Zhou Yong naît à Zhumadian. Il est le septième descendant du grand officier des Jin, ministre des Services honorifiques de gauche. Dès son plus jeune âge, il fait preuve d’un remarquable talent littéraire et maîtrise de nombreuses écoles de pensée, avec une expertise particulière en philosophie bouddhique. En 467, Zhou Yong est recommandé comme « fils filial et homme intègre » et entre dans la fonction publique. Il quitte les vêtements grossiers des gens du peuple et devient gentilhomme de service du fief de Hailing. Le gouverneur régional de Yizhou, Xiao Huikai, apprécie fortement les capacités de Zhou Yong. Il l’emmène dans le Shu (région de l’actuel Sichuan) où Zhou devient général Lifeng Litt. Général au tranchant redoutable. Titre militaire honorifique sans être forcément un commandement de terrain précis. et magistrat des comtés de Feixiang et de Chengdu. Puis, Zhou Yong est nommé comme officier de l’état-major du bureau de soutien à l’État sous Huikai, tout en conservant ses fonctions de général et de magistrat. Il sert aussi comme secrétaire de district (主簿, zhǔbù) de Yizhou (aujourd’hui Chengdu dans le Sichuan).
En 468, Zhou Yong suit Huikai lors de son retour à la capitale. L' des Song du Sud aime particulièrement les spéculations métaphysiques et les discussions de principes. Comme Zhou Yong possède un talent rhétorique et un sens du discours, Ming le fait entrer dans le palais et le garde auprès de lui pour les services de garde nocturne. Zhou Yong récite souvent des sutras pour conseiller l’empereur Ming de renoncer aux actions cruelles ce qui amène parfois l’empereur à modérer légèrement ses actions.
En 471, il est muté comme officier adjoint itinérant officier adjoint en campagne auprès du général pacificateur de l’armée, le prince d’Ancheng Liu Zhun. En 472, il est envoyé comme magistrat du comté de Shan, où il exerce un gouvernement bienveillant, et les habitants le regrettent. En 473, il revient ensuite en service comme officier militaire dans les trois administrations du général du Centre du prince de Shaoling. Il est ensuite promu au poste de fonctionnaire du palais du siège des Qi. En 479, lors de la chute des Song et de l’avènement des Qi, Zhou Yong entre au service de la dynastie Qi du Sud et devient conseiller militaire de l’armée d’arrière du prince de Changsha, Xiao Huang à Shanyin (aujourd’hui Shuozhou, Shanxi). Puis il est nommé magistrat de ce même district. En 484, il sert ensuite comme secrétaire de l’état-major du centre de l’armée centrale du prince héritier Wenhui puis, en suivant l’état-major du prince, il est transféré à un poste lié à l’expédition du Nord. À cette époque, Zhou Yong se construit une résidence retirée à l’ouest du mont Zhongshan, et il s’y rend lorsqu’il est en congé. Lorsque le prince héritier Wenhui était encore au palais de l’EstLe palais de l'Est, en plus d'être la résidence du prince héritier, est un centre intellectuel important. On y trouve des lettrés, des poètes et des spécialistes du bouddhisme et du confucianisme., Zhou Yong est nommé officier titulaire de rang régulier. Puis, il occupe plusieurs postes, dont serviteur du prince héritier, fonctionnaire du Secrétariat impérial tout en conservant la fonction de rédacteur adjoint comme auparavant, rédigeant les notes des actes et événements quotidiens. Il fréquente et sert souvent le Palais de l’Est, là où il fait la rencontre de plusieurs poètes et lettrés. Puis il devient conseiller de l’avant-garde du prince de Shixing Xiao Ziliang. Travaillant directement dans les services du palais et reçoit de nouveau des faveurs et une haute considération. Il et termine sa carrière comme docteur de l’Académie impériale
Par la suite, vers 490, il se retire pour vivre en ermite dans sa retraite occidentale de Zhongshan, menant une vie simple et sobre, se nourrissant de légumes toute la journée. Bien qu’il ait une épouse et des enfants, il vit seul dans sa demeure de montagne. En 493, il meurt de maladie vers l’âge de quarante-neuf ans.
La parole de Zhou Yong est élégante et brillante, ses discours sont inépuisables ; les tons musicaux et les distinctions raffinées des sons se déploient dès qu’il parle, et ses phrases se forment spontanément. Le commentaire des historiographes dit : .
Calligraphie Dans sa jeunesse, il étudie dans la maison de son parent maternel, le général des chars et de la cavalerie Zang Zhi, où il obtient des modèles de calligraphie en style lishu (cléricale) attribués à Wei Heng, qu’il maîtrise parfaitement par la pratique. Bouddhisme et philosophie Zhou Yong embrasse largement les « cent écoles »Les « cent écoles » (百家, bǎi jiā) ne désignent pas exactement cent écoles réelles, mais une expression chinoise pour dire : « toutes les grandes écoles de pensée » de l’Antiquité.. Il maîtrise également le Dao de jing (道德经) aussi appelé Laozi (老子) et le Livre des Mutations (Yi Jing, 易经). Zhou Yong possède également une connaissance très profonde des études bouddhiques. Ses théories sont ainsi hautement estimées. Sa « Préface au Sūtra Avataṃsaka (Huayan) » (抄成實論序) est conservée dans le « Recueil des notices concernant le Tripiṭaka » (出三藏記集). Poésie Durant la période Yongming (r. 482-493) du règne de l’empereur des Qi du Sud, un nouveau style poétique devient populaire, le Yongming ti. Dans la formation de ce style, le poète Shen Yue joue un rôle essentiel parce qu’il rédige le Traité des quatre tons (四声谱). Par la suite, il s’associe à Zhou Yong et à d’autres pour créer le Yongming ti. Œuvres Préface aux extraits du Traité de l’accomplissement de la vérité (抄成實論序) est aujourd’hui conservée dans les « Recueil des notices concernant le Tripiṭaka » (出三藏記集) Traité sur le Zhouyi (周易論) : en 30 juan à l’époque des Liang, tandis que le Livre des Sui en enregistre 10 juan. Recueil de Zhou Yong (周顒集) : en 16 juan à l’époque des Liang, tandis que le Livre des Sui en enregistre 8 juan. Recueil complet des écrits des Qi (全齊文) de Yan Kejun conserve aujourd’hui 7 textes. 4 Etc. Notes et références Notes
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