La est une forme de céramique japonaise historiquement produite dans la région de , dans la préfecture de Fukushima, au sein de la région du Tōhoku.
On utilise aussi les termes pour désigner les céramiques des différentes manufactures de la préfecture de Fukushima, et .
Histoire La production des céramiques d’Ōbori sōma-yaki débuta durant l’ère Genroku, lorsque des argiles adaptées furent découvertes dans l’actuelle ville de Namie. Elles servirent à fabriquer des objets utilitaires du quotidien. Bien que ces poteries attirèrent l’attention du daimyō du domaine de Sōma Nakamura, qui encouragea leur production et autorisa l’usage de l’emblème du clan Sōma sur certaines pièces choisies, elles demeurèrent principalement destinées à un usage courant. À la fin de l’époque Edo, la région comptait plus de cent fours.
Cependant, la production déclina rapidement après la Restauration de Meiji, en raison de l’industrialisation du Japon et de la diffusion croissante des poteries produites en série pour les usages quotidiens. La production ne fut relancée qu’après la fin de la Seconde Guerre mondiale et, en 1978, l’Ōbori sōma-yaki fut reconnu comme l’un des artisanats traditionnels nationaux du Japon.
La catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, survenue en mars 2011, affecta gravement cette industrie. Le village, situé à seulement dix kilomètres de la centrale nucléaire, fut fortement contaminé par des substances radioactives, contraignant tous les artisans à abandonner leurs ateliers. Un nouvel atelier fut ensuite ouvert à Nihonmatsu ; cependant, les sources traditionnelles d’argile et de glaçure se trouvent dans la zone d’exclusion de Fukushima et demeurent désormais inaccessibles.
Caractéristiques Elle se caractérise par sa couleur verte et ses craquelures bleues en surface. De nombreuses pièces présentent une structure à plusieurs couches.
Comme le caractère ma dans « Sōma » signifie « cheval », de nombreux objets sont décorés de chevaux calligraphiés, souvent représentés sous une forme stylisée peinte en or métallique.
L’une des caractéristiques très rares des céramiques de Sōma est précisément cette structure multicouche. Le double revêtement de la poterie isole les liquides chauds afin de conserver leur chaleur tout en maintenant l’extérieur relativement frais, ce qui permet de tenir l’objet sans se brûler les mains.
Références
Catégorie:Style de céramique japonaise