Le , un Boeing 737-200 effectuant le vol MarkAir 3087 (MRK3087), qui relie Anchorage à Unalakleet, en Alaska, s'est écrasé contre le sommet d'une colline, lors de son approche finale vers l'. Malgré la violence du crash, les quatre membres d'équipage, les seules personnes présentes à bord, ont survécu et ont également été secourus moins d'une heure plus tard.
Avion et équipage thumb|left|N670MA, le 737 impliqué dans l'accident, photographié en octobre 1985. L'appareil concerné est un Boeing 737-2X6C, en version combi (passagers - cargo combiné), immatriculé N670MA (numéro de série 23121/1025) et équipé de deux moteurs Pratt & Whitney JT8D-17A. Son premier vol a eu lieu le et il est entré en service chez la compagnie aérienne américaine le même mois.
Aux commandes se trouvait le commandant de bord Glenn Smith (39 ans), un pilote expérimenté qui totalise 12 000 heures de vol, dont 6 400 heures sur Boeing 737, et le copilote Robert Fell (28 ans), qui a été embauché chez MarkAir en février 1990 et qui compte 1 800 heures de vol à son actif, dont seulement 80 heures sur Boeing 737.
À bord se trouvaient également les deux membres du personnel navigant commercial (PNC), Sonia Nelson (26 ans) et Michelle St. Amour (21 ans).
Accident thumb|left|Le cockpit et la partie avant du fuselage, photographié peu après l'accident. Le vol 3087 était un des deux 737 spécialement affrété par pour prendre en charge de nombreux passagers à Unalakleet, qui n'avaient pas pu réserver leurs places sur le seul vol régulier assuré par la compagnie aérienne au départ de cet aéroport. Ce vol de convoyage supplémentaire était nécessaire car, durant les jours précédents, les mauvaises conditions météorologiques ont empêché la plupart des décollages et des atterrissages à l'. Plus de 100 pêcheurs professionnels, qui avaient terminé leur saison de pêche dans cette partie de l'Alaska, se sont retrouvés bloqués dans une toute petite ville, avec des capacités d'hébergement limitées et sans accès terrestre.
Après un retard de près de 40 min, en raison d'une couverture nuageuse basse et persistante à Unalakleet, le 737 a finalement décollé à 8 h 28, heure locale, et a entamé son vol, d'une durée estimé à environ une heure, en direction du nord-ouest, à une altitude de 31 000 pieds (9 450 m). Puis, à 9 h 14, le centre du contrôle aérien d'Anchorage autorisa le vol 3087 à entamer sa descente à 8 000 pieds (2 440), pour une approche de non-précision sur la piste 14, effectué selon les règles de vol aux instruments (IFR).
thumb|left|L'empennage sectionné du 737, au milieu de la colline. Quelques minutes avant l'atterrissage, les pilotes ont évoqué le manque de visibilité sur la piste. Le commandant de bord a alors demandé au copilote de contacter la tour de contrôle via la radio VHF afin d'activer l'éclairage de piste. Le copilote a ensuite signalé apercevoir le sol lorsque, à 9 h 37, le 737 s'est écrasé sur la colline de Blueberry Hill, à environ 12 km de l'aéroport et à une altitude de 699 pieds (213 m), et s'est disloqué en deux tronçons sous la violence du choc.
Environ 45 minutes après la confirmation du retard du vol 3087 par le contrôle aérien, l'épave de l'appareil a été localisée depuis un hélicoptère ayant décollé d'Unalakleet, qui commença les recherches en survolant l'axe d'approche de la piste 14. Arrivé sur les lieux de l'accident environ une heure après le crash, l'hélicoptère a atterri, récupéré les quatre membres d'équipage et est reparti moins de quinze minutes plus tard.
L'accident n'a fait aucune victime, mais tous les membres d'équipage ont été blessés : les deux pilotes et la PNC Sonia Nelson, alors assise sur le strapontin présent dans le cockpit, ont été légèrement blessés, tandis que la seconde PNC, Michelle St. Amour, qui était assise tout au fond de la cabine, a été grièvement blessée (fracture du crâne et lésions aux cervicales) lorsqu'elle a été éjecté de l'avion, lors de la dislocation de l'avion qui a suivi l'impact initial.
Enquête thumb|Schéma représentant la trajectoire d'approche suivie par le vol 3087. D'après le rapport final du Conseil national de la sécurité des transports (NTSB), publié en janvier 1991, les principales causes de cet accident sont le manque de coordination et de préparation de l'équipage pour effectué une approche de non-précision, ce qui a conduit les pilotes a effectué la descente bien trop tôt.
En effet, la procédure d'approche officielle pour le piste 14 consistait à rester à 3 000 pieds (914 m) pendant le virage de procédure, puis à descendre à 1 500 pieds (457 m) et à se diriger vers le point de cheminement DRIGE, à partir duquel une descente supplémentaire à 500 pieds (152 m) était autorisée. Or, ce point se situait à 5 milles nautiques (NM) DME (9 km) de l'aéroport, alors que l'équipage a entamé sa descente finale à 10 NM (18 km), conduisant finalement l'avion a percuté la colline.
De nombreuses différences entre les vitesses recommandées par Boeing, les différents réglages des volets et la sortie du train d'atterrissage pour certaines phases de l'approche et ceux figurant dans les listes de vérification de la compagnie aérienne ont également pu contribuer à cet accident.
Notes et références
Voir aussi Liens externes Rapport final Article sur l'accident
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