He Xun (), également connu sous le prénom de courtoisie Zhongyan () , est un fonctionnaire, un écrivain et poète chinois des dynasties du Sud Qi et Liang. Concernant ses années de naissance et de mort, les sources historiques ne les indiquent pas explicitement. Originaire de Tan dans la commanderie de Donghai (aujourd’hui Tancheng, Shandong), sa famille réside depuis des générations à Jingkou en tant que migrants. He Xun est un auteur important du nouveau style poétique Yongming et il est un poète célèbre de paysages et de scènes naturelles. Biographie He Xun est issu d’une famille de lettrés ; son arrière-grand-père est He Chengtian, célèbre astronome, philosophe et écrivain des Song du Sud ; son père He Xun (何询) est officier conseiller du bureau central des armées du Grand Commandant sous les Qi.
Dès l’enfance He Xun est appelé « enfant prodige » et il compose des poèmes dès l’âge de huit ans. À l’âge adulte, il est recommandé comme « talent remarquable » par la province. Il est loué par les grandes figures de son temps comme le poète Fan Yun avec qui il noue une amitié malgré la différence d’âge et le poète Shen Yue qui lui dit un jour : Sous la période Tianjian de la dynastie Liang (r. 502-519), He Xun commence sa carrière comme fonctionnaire en attente d’audience. Entre 507 et 508, il est promu fonctionnaire adjoint de la section des eaux du prince de Jian’an Xiao Wei (476–533) et occupe en même temps la fonction de secrétaire responsable des documents administratifs.
Le prince Xiao Wei aime les lettrés ; il passe chaque jour à festoyer et à converser avec eux. Vers 510, lorsqu’il est muté à Jiangzhou (aujourd’hui Jiujiang, Jiangxi), He Xun le suit et continue d’occuper les fonctions de secrétaire responsable des documents administratifs. Après cela, He Xun retourne ensuite à Jiankang (aujourd’hui Nankin). Il obtient un temps l’estime de l’empereur , mais est rapidement écarté. Puis, He Xun devient conseiller aux affaires militaires du prince d’Ancheng, Xiao Xiu qui est chargé de la région de l'Ouest. Par la suite, il devient officier du département des Eaux du Secrétariat impérial, mais quitte son poste à la mort de sa mère. Après avoir terminé la période de deuil, il est nommé secrétaire du prince de Luling, Xiao Xu. Puis il suit de nouveau le gouvernement provincial à Jiangzhou. Il meurt en fonction peu de temps après cela. Concernant l’année exacte de sa mort, le milieu académique présente des divergences : certaines sources disent qu’il serait mort en 518.
He Xun est issu d’un milieu pauvre. Sa carrière officielle est peu satisfaisante. Comme il a occupé les postes de fonctionnaire adjoint de la section des Eaux et de secrétaire, la postérité l’appelle « He du bureau des Eaux » (何水部) ou « He le secrétaire » (何记室). Littérature Au début, la prose et la poésie de He Xun sont autant estimées que celles de Liu Xiaochuo ; on les appelle dans le monde « He-Liu » (何刘). Sa poésie est également très proche de celle de Yin Keng et le célèbre poète des Tang, Du Fu, les associe sous le nom de « Yin-He » (阴何). Dessin He Xun excelle dans l’usage du dessin en traits simples (白描, báimiáo) Le baimiao désigne une technique de représentation sans couleur ni effets décoratifs, fondée uniquement sur des lignes fines et précises. pour représenter les images naturelles 8. Poésie La poésie de He Xun est influencée par le « style Yongming » ; elle accorde une grande importance aux règles de tonalité et de rythme, et certaines de ses œuvres sont même plus proches de la poésie réglementée mature que celles de Shen Yue et d’autres auteurs. Son style poétique est clair, élégant et naturel. Il excelle à décrire avec un langage fluide et précis les paysages et il exerce une influence manifeste sur Du Fu. Œuvres Après la mort de He Xun, son recueil est compilé en huit rouleaux par son contemporain Wang Sengru. Il subsiste aujourd’hui plus de 110 poèmes (ou 118 selon certaines sources), principalement des échanges poétiques, des voyages en paysage et des sentiments de séparation. Il subsiste également quelques fu et textes en prose parallèle. Poème Accompagner le départ (相送) Chinois 客心已百念 , 孤游重千里。 江暗雨欲来 , 浪白风初起。Traduction libre Le cœur du voyageur est déjà assailli de cent pensées, Son errance solitaire s’étend sur mille lieues. Le fleuve s’assombrit, la pluie va venir ; Les vagues blanchissent sous le vent qui se lève.
Notes et références Notes
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