Élie Gevin, qui signe aussi Élie Gevin-Cassal, né le 6 janvier 1884 à Dijon et mort pour la France au bois des Caurières près d'Ornes dans le département de la Meuse le 8 septembre 1917, est un poète et journaliste d'opinion français. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.

Biographie Élie Gevin, né le 6 janvier 1884 à Dijon, est le fils de Charles Louis Gevin (1846-1910), artiste peintre, et de Marie Jeanne Mélanie Olympe Petit (1859-1945), femme de lettres connue sous le nom d'Olympe Gevin-Cassal.

Il effectue sa scolarité à l'école communale de Clamart, se faisant remarquer lors d'un concours intercommunal de lecture et de récitation en 1894. En 1896, il bénéficie d'une bourse de demi-pensionnat pour poursuivre ses études au lycée Michelet à Vanves. À dix-huit ans, il s'engage comme volontaire au 69 régiment d'infanterie comme simple soldat. Il est promu caporal en 1903, sergent en 1904 avant d'être libéré en septembre 1905. Après son retour, il exerce la profession d'employé de commerce et se marie le à Vanves avec Marie Louise Joséphine Placidie Pocheville. Le couple a deux enfants.

Parallèlement à ses obligations familiales et professionnelles, il mène un combat littéraire et social, publiant d'abord dans de petites revues et des journaux de province. En mars 1912, il cofonde la revue La Route, revue de l'Effort social aux côtés de Simone Brive, Pierre Desclaux, Jean Dmochowski, Georges-Bazile, Stephan Pad, Antonin Seuhl et Val d'Orcédès. Cette publication fonctionne sous forme de coopérative sans directeur de la rédaction. Élie Gevin y tient la rubrique des sciences, qu'il anime d'un esprit nouveau en y mêlant une documentation précise à une dénonciation de l'injustice et à une défense des savants. Il y publie également des textes engagés et des poèmes. Les associés de La Route publient en 1913 un ouvrage collectif, Les Contes de la Route, qui comprend la nouvelle Pierreton le Bûcheron signée par Élie Gevin.

Mobilisé comme adjudant au 168 régiment d'infanterie au début de la Première Guerre mondiale, il est promu sous-lieutenant en mars 1915. En septembre, il est cité à l'ordre de la brigade : « le sous-lieutenant Elie Gevin qui a, en toutes circonstances, donné le plus bel exemple de calme, de courage et d'énergie, en particulier aux combats du 13 décembre et du 16 février ». En juillet 1916, il est nommé chef de section à la 5 compagnie, et promu lieutenant commandant la même compagnie en octobre 1916. Il est de nouveau cité à l'ordre de la division avril 1917 puis à l'ordre de l'armée en juin de la même année : « Elie Gevin, lieutenant commandant la 5e compagnie au 168e d'infanterie : aussi brave que calme ; a préparé l'attaque du 21 avril et l'a conduite avec la plus grande énergie. Au cours de cette attaque, sa compagnie a forcé l'adversaire par de violents combats à la grenade et a permis la capture d'une batterie âprement défendue par les fantassins ennemis ».

Le 8 septembre 1917, alors que son régiment est engagé dans la seconde bataille de Verdun, Elie Gevin est mortellement frappé par un tir de mitrailleuse au bois des Caurières. Il est porté disparu et son corps ne sera pas retrouvé.

Sa citation militaire en précise les circonstances : « officier d'élite, sans cesse sur la brèche et possédant la confiance entière de ses chefs et de ses hommes. S'est affirmé comme un brave dans tous les combats auxquels il a pris part. A trouvé une mort glorieuse, le 8 septembre 1917, au bois des Caurières. Croix de guerre avec palme ».

Publications

Distinctions , à titre posthume, décret du

Hommages Le nom d'Élie Gevin est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France. Son nom figure sur la plaque commémorative 1914-1918 de l'Église Saint-Rémy de Vanves et sur le monument aux morts de Clamart.

Bibliographie

Liens externes

Références

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