Les Quinze Improvisations sont une suite de pièce pour piano du compositeur français Francis Poulenc, écrites entre 1932 et 1959.
Contexte et création Francis Poulenc compose les six premières improvisations à Noizay en 1932. Les autres s'étalent de 1933 à 1959. C'est pendant la période de 1933 à 1937, période féconde en pièces pour le piano, que le compositeur écrit la majorité de ses Improvisations. C'est ainsi que pendant cette période sont écrites des pièces enfantines comme les Villageoises, ainsi que les Feuillets d'album considéré par Henri Hell comme .
Structure Le cycle comprend quinze pièces :
Première Improvisation Deuxième Improvisation Troisième Improvisation Quatrième Improvisation Cinquième Improvisation Sixième Improvisation Septième Improvisation Huitième Improvisation Neuvième Improvisation Dixième Improvisation Onzième Improvisation Douzième Improvisation Treizième Improvisation Quatorzième Improvisation Quinzième Improvisation
Analyse Selon Henri Hell, elles font partie du . Les Improvisations sont de courtes pièces variées et pleines d'invention sans structure formelle et conservant la liberté de l'improvisation.
Première Improvisation La première invention est en si mineur et a été composée pour la pianiste Marguerite Long. Elle débute à la façon d'une toccata. La partie centrale est bien plus expressive.
Deuxième Improvisation Elle est dédiée à Louis Duffey et est en la bémol majeur. Elle est assez animée.
Troisième Improvisation La troisième improvisation est également en si mineur, dans un mouvement . Elle est dédiée à Brigitte Manceaux, la nièce du compositeur.
Quatrième Improvisation Cette pièce voit fortement l'influence de Frédéric Chopin, avec sa tonalité de la bémol majeur et son tempo . Elle est dédiée à Claude Popelin.
Cinquième Improvisation Cette improvisation est en la mineur et est dédiée à Georges Auric. Elle fait montre d'un chromatisme prégnant.
Sixième Improvisation En si bémol majeur, elle a été composée pour Jacques Février et doit être jouée . Elle semble être une toccata où les syncopes et les contretemps deviennent obsédants.
Septième Improvisation Achevée à Noizay en 1933, elle est en do majeur et est dédiée à la comtesse Anna de Noailles. La pièce fait montre d'un étonnant classicisme où le thème est soutenu par une basse d'Alberti.
Huitième Improvisation Composée en 1934 à Noizay, l'œuvre est en la mineur, elle est dédiée à Nora Auric, femme de Georges Auric. Cette pièce est piquante et malicieuse, tout comme la Neuvième Improvisation.
Neuvième Improvisation Comme la Huitième Improvisation, la neuvième est composée à Noizay en 1934. Elle est tout aussi piquante et malicieuse que la précédente.
Dixième Improvisation Cette page a été composée à Paris en 1934. En fa majeur, elle est intitulée . Elle est dédiée à Jacques Lerolle.
Onzième Improvisation La Onzième Improvisation a été composée en 1941 et est en sol mineur.
Douzième Improvisation Composée en même temps que la onzième, cette page est en mi bémol majeur. Elle est titrée .
Treizième Improvisation La Treizième Improvisation est en la mineur. Elle a été achevée en 1958.
Quatorzième Improvisation La pièce est en ré bémol majeur.
Quinzième Improvisation La dernière improvisation s'achève sur un hommage à Édith Piaf. Elle a été écrite en 1959.
Notes et références
Notes
Références
Bibliographie
Liens externes
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