Camp Ashraf (également appelé « Ashraf City », « camp du martyr Abu Munthadher al-Muhammadawi ») est un camp situé dans le gouvernorat de Diyala, en Irak. Doté d’infrastructures complètes lui conférant l’aspect d’une petite ville, il a longtemps servi de quartier général à l'Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI/MEK).
La population du camp était d’environ 3 400 habitants en 2012. En 2013, la quasi-totalité des résidents a été transférée vers le camp Liberty, situé à proximité de l’aéroport international de Bagdad, à la suite de pressions exercées par le gouvernement du Premier ministre de l’époque, Nouri al-Maliki. Le camp Ashraf est situé à environ 96 kilomètres au nord de Bagdad, à proximité de la ville d'Al Khalis. Le 1er janvier 2009, les États-Unis ont officiellement transféré le contrôle du camp au gouvernement irakien"The Battle of Camp Ashraf.
Entre 2003 et 2013, le camp Ashraf a été la cible de plusieurs attaques. La plus meurtrière eut lieu le 8 avril 2011, lorsque l’armée irakienne lança une opération contre le camp, faisant jusqu’à 34 morts et 318 blessés parmi les résidents.
Le 1er septembre 2013, une attaque dirigée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d’Iran et menée par les milices pro-iraniennes Kataeb Hezbollah et Asaïb Ahl al-Haq visa le camp. Elle fit 52 morts parmi les civils affiliés à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, tandis que plusieurs prisonniers furent enlevés et transférés à Téhéran à la suite du raid.
Le camp fut brièvement occupé par l’État islamique (EI) en 2014 et resta sous son contrôle jusqu’en 2015, date à laquelle il fut repris par l’Organisation Badr, une milice soutenue par l’Iran et affiliée aux Forces de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi).
En 2025, le camp demeure sous le contrôle de milices irakiennes affiliées aux Forces de mobilisation populaire (FMP) ainsi qu'à la Résistance islamique en Irak.
Notes et références
Catégorie:Histoire militaire de l'Irak