La Gendarmerie nationale est une ancienne force paramilitaire chargée du maintien de l'ordre et de la sécurité intérieure au Burundi.

Créée après l'indépendance du pays en 1962, elle est progressivement intégrée à l'appareil militaire burundais avant d'être fusionnée en 2004 dans la Police nationale du Burundi.

Historique

Période coloniale Sous la domination coloniale belge, de 1916 à 1962, le maintien de l'ordre au Burundi est assuré par une petite unité de la Force publique venue du Congo belge. Ses membres sont communément appelés Bamina au Burundi, en référence à l'importante base militaire de Kamina, au Congo.

Création après l'indépendance Après l'indépendance du Burundi en 1962, les missions d'application de la loi relèvent de la Gendarmerie nationale nouvellement créée, tandis que les forces armées du Burundi assurent la sécurité extérieure.

Initialement dirigée par des autorités civiles, la gendarmerie est intégrée à l'armée sous les régimes militaires instaurés après 1967.

Guerre civile et dissolution En 1984, l'effectif de la gendarmerie est estimé à environ . Le pays est alors dirigé par une élite issue de la minorité tutsi.

Pendant la guerre civile burundaise, la gendarmerie cherche à accroître ses effectifs sans intégrer de Hutus, selon Human Rights Watch. Elle recrute alors des femmes tutsies et des enfants soldats.

En décembre 2004, à la suite de la fin de la guerre civile et dans le cadre des accords d'Arusha, la Gendarmerie nationale est fusionnée avec d'autres forces de sécurité pour former la Police nationale du Burundi (PNB).

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Force de défense nationale du Burundi Guerre civile burundaise Accord d'Arusha (Burundi) Force publique

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