Le terme Bataillons de fusiliers () fait référence à militaires distinctes qui furent créées en Belgique pour combattre aux côtés des Alliés dans les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale. Contrairement aux Forces belges libres qui furent formées en exil, les bataillons de fusiliers furent constitués en Belgique après sa libération de l'occupation allemande en . Au total, numérotés de 1 à 39 et de 45 à 62 et composés en tout de furent mis sur pieds entre et .

Origines et création Le concept des bataillons de fusiliers a pour origine les plans du gouvernement belge en exil pour la reconstruction de l'armée belge une fois son territoire national libéré de l'occupation allemande. En , un plan formel fut créé qui prévoyait la mise sur pied de de soldats en Belgique une fois son territoire récupéré. Le noyau de cette nouvelle force serait composée de d'infanterie de première ligne pour renforcer la brigade belge indépendante, la Brigade Piron, qui avait été formée en exil. Elle comprendrait également de fusiliers à qui seraient confiés des tâches auxiliaires comme la garde des lignes de communication. De plus, logistiques (Pionniers) seraient également créés. Le plan fut approuvé par le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force (SHAEF) en . Néanmoins, des contraintes d'approvisionnement menèrent à la révision de l'objectif initial par la création de de fusiliers et logistiques pour un total de . La création des ces nouvelles unités commença peu après la libération de la Belgique en et furent ainsi constitués à la fin de l'année. Ils étaient équipés de surplus (uniformes et équipement) de l'armée britannique.

thumb|Plaque commémorative du de fusiliers formé à Charleroi en .

Après l'échec de l', les Alliés décident de revoir leur accord. En , ils signent un nouvel accord sur les Liberated Manpower Units (LMU) qui prévoit la création, sur deux ans, de de fusiliers et de logistiques auxiliaires. S'il avait été mené à terme, l'accord aurait résulté en la mobilisation de . De plus, le gouvernement belge avait déjà initié un programme séparé de développement de la brigade Piron en une nouvelle brigade d'infanterie dotée de régiments blindé et d'artillerie.

En tout, 57 des 77 bataillons de fusiliers prévus ont été créés avant la fin du programme, le jour de la victoire. Ils sont numérotés entre 1 et 39 et 45 et 62. supplémentaires de pionniers sont créés ainsi que de transport routier ainsi que de plus petites unités auxiliaires. Au total, servent dans ces unités. La plupart de ces hommes sont recrutés parmi les résistants dont 80 % issus de l'Armée secrète et du Mouvement national royaliste.

Bien que la majorité poursuit son entraînement jusqu'à la fin de la guerre, sont actifs sur le front occidental dans les derniers mois de la guerre. Cela comprend les , et qui servent aux Pays-Bas, le sur le Rhin, les et qui combattent durant la bataille des Ardennes, le qui participe à la bataille de Remagen et le qui termine la guerre à Plzeň en Tchécoslovaquie. À partir de , les bataillons de fusiliers restant sont réorganisés en de fusiliers.

Les bataillons de fusiliers sont séparés des formées en 1945, qui sont envoyées en Irlande du Nord pour s'entraîner et qui avaient pour but de servir de base à l'armée belge post-guerre. Les soldats des , , et de fusiliers sont rassemblés pour former la d'infanterie "Deinze".

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Liens externes Les bataillons de fusiliers et les brigades 1944-1946 sur be4046.eu

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1944