Tchadinfos est un groupe de médias tchadien fondé le à N’Djaména. Il est connu pour son site d’information en ligne, mais s’est progressivement développé en un média comprenant également une chaîne de télévision et une radio. Le média se présente comme un acteur de l’information au Tchad, avec une ligne éditoriale axée sur l’actualité nationale, régionale et internationale.
Histoire et mission Tchadinfos est créé en 2012 avec l’objectif de combler un manque d’accès à une information numérique fiable et accessible au Tchad. À ses débuts, il s’agit d’un site web d’actualité couvrant principalement les sujets politiques, économiques, sociaux et culturels du pays.
Le média se développe et devient l’une des plateformes d’information en ligne au Tchad, notamment grâce à sa présence sur les réseaux sociaux et à la diffusion de l’actualité.
Expansion vers les médias audiovisuels À partir de 2023, Tchadinfos franchit une nouvelle étape de son développement avec le lancement de Tchadinfos TV, marquant son entrée dans le paysage audiovisuel tchadien .
La chaîne de télévision est officiellement lancée en juin 2023 et diffusée sur différents bouquets, dont Canal+. Elle propose des programmes d’information, de culture et de société .
Dans la continuité de cette expansion, le groupe développe également une station de radio, Tchadinfos FM, renforçant ainsi sa stratégie de média multiplateforme .
Activités et ligne éditoriale Tchadinfos couvre une large variété de sujets, notamment la politique nationale et internationale, l’économie et le développement, la société et les faits divers, ainsi que la culture et le sport. Le média s’intéresse également aux questions de santé et d’environnement, offrant ainsi une couverture globale de l’actualité tchadienne et internationale.
Suspension et arrestation du rédacteur en chef Le , le site web de Tchadinfos est suspendu et devient temporairement inaccessible. Selon l'Association des médias en ligne du Tchad (AMET) , cette suspension fait suite à une plainte déposée par Abakar Manany, ancien conseiller du président de la République, qui demandait le retrait d'articles le concernant. La direction de Tchadinfos indique avoir refusé cette demande, estimant que les articles étaient fondés sur des faits vérifiés. L'AMET dénonce une atteinte à la liberté de la presse et appelle à l'ouverture d'une enquête indépendante. À cette occasion, Le Monde qualifie Tchadinfos de «principal média d'information du pays», rappelant que le groupe exploite un site web, une chaîne de télévision et une station de radio .
Ces événements ont relancé le débat sur les conditions d’exercice du journalisme numérique au Tchad .
Le , le site est rétabli après quatre jours d'interruption. Selon l'Association des médias en ligne du Tchad (AMET), ce rétablissement est intervenu à la suite de la mobilisation de ses membres, de la presse internationale et de plusieurs personnalités. Reporters sans frontières (RSF) estime que cette suspension a constitué un «levier de pression sur les médias» et un précédent préoccupant pour la liberté de la presse au Tchad .
Le , le rédacteur en chef de Tchadinfos, Badour Oumar Ali, est interpellé après avoir répondu à une convocation de la police judiciaire, puis conduit dans les locaux de l'Agence nationale de sécurité de l'Etat (ANSE), où il est retenu pendant environ vingt-quatre heures avant d'être libéré. L'Association des médias en ligne du Tchad (AMET) dénonce une arrestation arbitraire, tandis que la direction de Tchadinfos la qualifie d'«injuste et injustifiée» .
Voir aussi
Médias au Tchad Narcisse Orédjé
Notes et références
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