Ahmed Ben Amar (en ), né en 1926 à Mal (Brakna) et décédé le 12 mai 2009 à Nouakchott, est un haut-fonctionnaire et homme politique mauritanien. Il a occupé plusieurs portefeuilles ministériels sous la présidence de Moktar Ould Daddah entre 1968 et 1975, avant de devenir maire de la commune de Mal (1989-2002).

Biographie

Jeunesse Ahmed Ben Amar naît en 1926 dans les environs de la ville de Mal, dans la région du Brakna, au sein d'une famille lettrée. Son acte de naissance a été établi à Aleg, chef-lieu de la wilaya.

Formation Il reçoit une éducation religieuse traditionnelle dans une mahadra, où il mémorise le Coran et étudie les sciences religieuses et la langue arabe. Il poursuit sa scolarité à l'école primaire de Boutilimit, puis intègre l'École normale William Ponty au Sénégal, dont il compte parmi les premiers diplômés mauritaniens.

Débuts dans l'enseignement Il occupe successivement plusieurs postes de direction d'école : Tidjikja, Akjoujt, Atar, Tamchakett, Aleg et Aïoun. Il devient ensuite inspecteur de l'enseignement à Kiffa, puis contrôleur général à Rosso, avant d'être nommé directeur général de l'enseignement à Nouakchott.

Ascension administrative et politique En 1958, il participe au Congrès d'Aleg comme adjoint au secrétaire à la propagande.

À la suite du Congrès d'Aïoun et des tensions communautaires de 1966 autour de la place respective de l'arabe et du français dans l'enseignement, le Bureau politique national (BPN) du Parti du peuple mauritanien met en place, en juin 1966, une sous-commission de documentation chargée de préparer une réforme. Ahmed Ben Amar y siège aux côtés de Seck Mame N'diack, Mohameden Ould Babbah, Baro Ali, Mohamed El Moctar Ould Bah, Abdoulaye Baro et Abdallahi Ould Maouloud Ould Daddah. Cette sous-commission remet son rapport le 15 septembre 1966. La Commission confie ensuite l'étude approfondie du dossier à une nouvelle sous-commission technique, dont Ahmed Ben Amar ne fait pas partie ; c'est cette seconde phase qui débouchera sur la loi du 6 août 1969 réorganisant l'enseignement secondaire, puis sur la réforme de l'enseignement de 1973.

Carrière ministérielle Sous la présidence de Moktar Ould Daddah, Ahmed Ben Amar occupe successivement les portefeuilles suivants : Garde des Sceaux, ministre de la Justice (31 janvier–5 juillet 1968)Décret n° 68.025 du 31 janvier 1968, Journal officiel de la République islamique de Mauritanie.Décret n° 68.205 du 5 juillet 1968, Journal officiel de la République islamique de Mauritanie. Ministre de l'Éducation nationale (10 décembre 1968 – avril 1970)Décret n° 68.327 du 10 décembre 1968, Journal officiel de la République islamique de Mauritanie. Ministre de la Santé et du Travail (3 avril 1970–17 août 1971)Site du ministère de la Santé de Mauritanie, fiche « Ahmed Ben Amar ». Ministre de l'Intérieur (18 août 1971–1973)Le Calame, « Le pouvoir politique en Mauritanie » (composition du gouvernement du 18 août 1971). Ministre de l'Enseignement fondamental et des Affaires religieuses (16 décembre 1973–1975)

En tant que ministre de l'Enseignement fondamental et des Affaires religieuses, il représente la Mauritanie à Djeddah le 16 décembre 1973 lors de la signature de la déclaration d'intention fondatrice de la Banque islamique de développement.

Le coup d'État du 10 juillet 1978 Selon le témoignage de l'ancien ministre Amamed Ould Ahmed, publié quarante ans après le coup d'État du 10 juillet 1978, Ahmed Ben Amar aurait fait partie d'un groupe civil et militaire opposé au régime de Moktar Ould DaddahAmamed Ould Ahmed, « الوزير أممد ولد أحمد يكتب لأول مرة عن انقلاب 10 يوليو 1978 », Nouadhibou Today.. Cette information relève toutefois du témoignage rétrospectif et doit être interprétée avec prudence.

Après le gouvernement Ahmed Ben Amar préside par la suite les conseils d'administration du port de Nouakchott et de la Société nationale d'électricité (SONELEC), et représente la Ligue arabe au Sénégal. Il préside également le conseil d'administration de l'Agence d'exécution des micro-projets (AEMP).

Une rue du quartier de Tevragh-Zeïna, à Nouakchott, porte son nom en tant qu'ancien ministre.

Dernières années : la mairie de Mal (1989-2002) Ahmed Ben Amar est maire de la commune de Mal de 1989 à 2002. Une étude scientifique consacrée aux zones humides sahéliennes cite sa mairie comme exemple d'initiatives locales, notamment des actions de mise en défens pastorale à Tartougal (à partir de 1995) et des plantations de Prosopis juliflora contre l'ensablement, engagées dès 1987. Un changement de maire intervient lors des élections municipales de 2003.

Décès Ahmed Ben Amar est décédé le 5 mai 2009 à Nouakchott.

Portrait Mohamed El Mokhtar Ould Bah le décrit comme une personnalité sérieuse et exigeante, notamment connue pour sa ponctualité.

Famille Ahmed Ben Amar est le frère d'Ismail Ould Amar, ingénieur et premier directeur général de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) après la nationalisation de la MIFERMA le 28 novembre 1974Le Calame, « En souvenir du massacre de Zouérate… », Me Mohameden Ould Ichidou.Adrar Info, entretien avec Hadrami El Meidah., et de Yacoub Amar, premier caissier central de la Banque centrale de Mauritanie après la création de l'ouguiya.

Références

Catégorie:Naissance en Mauritanie Catégorie:Naissance en 1926 Catégorie:Décès en 2009 Catégorie:Décès à Nouakchott Catégorie:Étudiant de l'École normale William-Ponty Catégorie:Ministre mauritanien de la Justice Catégorie:Ministre mauritanien de l'Éducation Catégorie:Ministre mauritanien de la Santé