L'agriculture en république du Congo, repose essentiellement sur la subsistance et constitue l'un des trois piliers économiques majeurs, tout en étant le premier fournisseur d'emplois. Bien que le pays n'ait pas encore atteint l'autosuffisance alimentaire, la production progresse régulièrement depuis 1987. Cet élan est le fruit de réformes gouvernementales clés, notamment la libéralisation des prix, la fermeture des fermes d'État et la suppression des offices publics de commercialisation au profit de nouvelles structures de crédit agricole.

Sur le plan des cultures, la vallée du Niari s'impose comme une zone agricole stratégique au sud du pays. Le manioc domine largement la production vivrière nationale, cèdant la première place aux bananes et aux plantains dans les régions méridionales. Les arachides, l'igname et la canne à sucre figurent également parmi les produits de grande consommation. Enfin, du côté des cultures de rente, la canne à sucre et le tabac mènent la danse, complétés plus discrètement par le café, le cacao et les palmistes.

Zone Une grande superficie de la République du Congo est recouverte de forêt tropicale et environ un tiers du pays possède des sols sableux pauvres. Sur les terres cultivées, la superficie réellement utilisée n'atteint qu'environ 50 % . Selon les statistiques de la Banque mondiale, en 2012, la superficie agricole était , soit 31 % de la superficie totale du pays. Les terres arables représentaient , soit seulement 1,6 % du territoire national . La vallée du Niari, au sud, est une importante zone agricole.

Cultures L'agriculture est principalement pratiquée dans les zones périurbaines et reculées du Congo, où les principales cultures sont le manioc, la banane plantain, la banane, l'arachide, l'huile de palme, les fruits, les légumes, l'igname, les haricots, les pois et le maïs. Le riz est cultivé dans la vallée de Niari et dans le district de Djambala. Les exportations se limitent au sucre, aux produits forestiers, au café, au tabac et au caoutchouc, le sucre et le bois étant les produits d'exportation les plus rentables.

Bien que de la population travaille dans l'agriculture, la productivité est faible et l'agriculture représente moins de 10 % du PIB .

En 2010, le pays a importé pour environ 300 millions de dollars de produits alimentaires, notamment du blé, du riz, de la viande de volaille, de l'huile de palme et des produits laitiers.

Bétail L'élevage a traditionnellement été pratiqué à petite échelle dans le pays, avec l'élevage de bovins, d'ovins, de caprins, de porcins et de volailles. Afin d'accroître la disponibilité de viande dans les zones rurales, le gouvernement a mis en place un système de prêt-bail. Les agriculteurs se voyaient prêter des animaux par l'État, avec l'obligation de restituer le même nombre d'animaux ultérieurement. En 1980, environ 22 000 animaux étaient prêtés et, en 1990, le nombre de bovins et de volailles dans le pays avait quadruplé en trente ans depuis l'indépendance, tandis que le nombre d'ovins et de caprins avait augmenté plus modestement. En 2000, la production annuelle de viande s'élevait à 27 , mais cela restait largement inférieur aux besoins du pays.

Développement L'industrie du bois du pays a été exploitée par les Français à partir des années 1940. Avant l'indépendance, environ 80 % de la population travaillait dans l'agriculture. À la fin des années 1960, les produits forestiers représentaient plus de 60 % des exportations totales du pays, mais dans les années 1980, le pétrole en représentait 90 %. Le pays est un important producteur de bois de limba et d'okoumé. Le thon, le bar, la sole et la sardine sont pêchés au large de Pointe-Noire à des fins commerciales, bien que le secteur de la pêche soit relativement modeste.

La Société du Sucre du Niari (SARIS CONGO) développa des plantations de canne à sucre et en 1964, elle créa une raffinerie de sucre. La Société Industrielle et Agricole du Congo (SIACONGO ; Société Industrielle et Agricole du Congo) a été fondée en 1970, à peu près au même moment où le gouvernement nationalisait la Société industrielle et agricole du Niari (SIAN). En 1978, la Sucrerie du Congo reprend la gestion du secteur sucrier. La Société Industrielle et Agricole du Tabac (SIAT) a été créée en 1942, privatisée dans les années 1990 et acquise par Imperial Tobacco en 2001. L'agriculture, qui représentait moins de 10 % du PIB au cours des années 1990 et 2000, a encore diminué à 5 % en 2008, même si 30 % de la main-d’œuvre est engagée dans l’agriculture et les domaines connexes. Un inconvénient des opérations agricoles est que les jeunes hommes préfèrent souvent s'installer en ville pour trouver du travail, laissant ainsi les travaux agricoles aux femmes et aux personnes âgées. C'est l'une des raisons de la stagnation de la croissance agricole dans le pays. Ces dernières années, afin de dynamiser la production agricole, le gouvernement congolais a invité des agriculteurs sud-africains à exploiter des terres agricoles commerciales dans le pays, sous forme de location. Congo Agriculture, affiliée au syndicat agricole sud-africain « Agri SA », s'est lancée dans cette opération et a créé de nombreuses exploitations en partenariat avec les agriculteurs locaux. L'opération initiale a débuté en 2011 sur une exploitation d'environ 80 000 hectares. Bien que 2 000 agriculteurs aient manifesté leur intérêt, seuls 30 ont participé au programme, et en 2012, on en comptait moins de 20 en activité.

Références

Voir aussi

Bibliographie

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