Bérenger Gantelmi (mort vers 1304) est un chevalier et haut dignitaire de la Provence angevine. Seigneur de Graveson, d'Albaron et de Chénérilles, il exerce à trois reprises les fonctions de Grand Sénéchal de Provence. Fidèle des rois angevins Charles Ier puis Charles II dont il est le grand chambellan, il appartient à une famille provençale qui joue un rôle majeur dans l'administration et le gouvernement du comté de Provence à la fin du .

Biographie Bérenger Gantelmi est le fils de Jacques Gantelmi, proche collaborateur de Charles d'Anjou lors de la conquête du royaume de Sicile entre 1265 et 1268, ancien sénéchal de Lombardie et vicaire de Rome. Il est également le frère de Rostaing Gantelmi, officier angevin, capitaine de Naples, régent de la cour vicariale et sénateur de Rome.

Il est issu de la famille Gantelmi, un lignage de la chevalerie urbaine tarasconnaise qui joue un rôle déterminant auprès du roi depuis le .

Bérenger est attesté comme chevalier dès les années 1265 puisqu'il fait partie des chefs de guerre de Charles Ier d'Anjou contre Manfred de 1265 à 1268. En 1271, il cède à l'évêque d'Avignon la moitié de la seigneurie de Verquières pour sous tournois.

Grand sénéchal de Provence Bérenger Gantelmi est nommé grand sénéchal de Provence en 1283, sous le règne de Charles Ier d'Anjou, puis de nouveau en 1289 et 1299 sous Charles IILes Grands Officiers royaux de Provence au moyen âge, par Fernand Cortez, 1921 (lire en ligne)L'État de la Provence, contenant ce qu'il y a de plus remarquable dans la police, dans la justice, dans l'église et dans la noblesse de cette province, Tome 1, par l'abbé Robert de Briançon, 1693 (lire en ligne). À ce titre, il exerce la plus haute fonction administrative et militaire du comté de Provence. Au cours des années suivantes, il intervient régulièrement comme conseiller royal. Des actes de 1298, 1301 et 1302 le qualifient notamment de miles, consiliarius et familiaris regis, témoignant de sa proximité avec Charles II.

Le 10 décembre 1283, il assiste à Saint-Maximin à la translation du chef de sainte Marie-Madeleine dans un reliquaire d'or, cérémonie au cours de laquelle il appose son sceau en qualité de sénéchal de ProvenceMonuments inédits sur l'apostolat de Sainte Marie-Madeleine, par M.Faillon, Paris, J.P.Migne, Tome second, 1859.

En 1289, Charles II lui confie plusieurs instructions relatives au paiement de la rançon de ses enfants détenus par Alphonse III d'AragonLes actes de la famille Porcelet d'Arles : 972-1320. Série 8,Volume 27 / publ. par Martin Aurell (lire en ligne).

Gouverneur de Montferrat Durant l'année 1292, le roi Charles II l'envoya à Chivasso en qualité de gouverneur du marquisat de Montferrat. À ce titre, il reçut, au nom du souverain, l'hommage des marquis de Busca le 13 décembre 1292. Quelques jours plus tard, le 26 décembre, son intervention permit la conclusion, à Nice, d'une trêve entre Asti et le Montferrat. Il quitta l'Italie avant le 5 avril 1293, pour Montpellier, mais fut à nouveau solliciter pour gérer les affaires du marquisat.

Seigneuries Bérenger Gantelmi possède les seigneuries de Graveson, d'Albaron, de Chénérilles et de Verquières.

Union et descendance Il épouse Mabille, fille de Bérenger Raymond, seigneur de Barbentane. De cette union naissent notamment :

Raymond Gantelmi, chevalier, seigneur de Graveson, d'Albaron, de Chénérilles et de Romanin, co-seigneur d'Uzès, qui succède à son père comme Grand Sénéchal de Provence et épouse Giraude de Sabran ; Christine Gantelmi, épouse de Rostain de Insula ; Douceline Gantelmi, épouse Rosselin II de Fos, des vicomte de Marseille.

Notes et références

Catégorie:Personnalité provençale du XIIIe siècle