L'abolition de l'esclavage en Tunisie est l'un des événements marquants de l'histoire de la Tunisie et de l'histoire de l'esclavage en Tunisie. Elle désigne généralement le décret d'Ahmed Bey du qui abolit l'esclavage en Tunisie... Par la suite, le deuxième décret d'Ali III Bey en 1890 vient consolider les acquis du premier..
Histoire
vignette|Ancien marché aux esclaves de Tunis.
L'esclavage fait partie intégrante de l'histoire de la Tunisie depuis l'Antiquité. En effet, le modèle économique de l'empire carthaginois est basé en grande partie dessus au niveau sociétal et économique.. Il se poursuit ensuite durant le Moyen Âge dans le contexte de la traite orientale jusqu'à la période moderne.
L'origine des esclaves et leurs provenances varient. Certains viennent d'Ibérie, de Turquie, d'Afrique du Nord ou de l'Ouest.. À côté des esclaves noirs d'origine subsaharienne, la Tunisie connaît un autre système d'esclavage spécifique : celui des esclaves blancs, ou mamelouks (de l'arabe mamlūk, littéralement ou ), recrutés principalement parmi les populations caucasiennes et méditerranéennes orientales..
Religieusement, l'esclavage est accepté quand bien même les incitations à libérer les esclaves sont multiples en islam..
En 2017, la collection d'archives constituée du décret de 1846, de circulaires, de correspondances, d’actes notariés et de registres fiscaux conservées aux archives nationales de Tunisie est classée au registre international Mémoire du monde.
Première abolition
gauche|vignette|Décret d'abolition du .
Avant de procéder à l'abolition définitive de l'esclavage dans la régence de Tunis, Ahmed Bey demande l'avis du consul anglais Thomas Reade. Convaincu de la nécessité d'une telle action, étant considéré comme un prince ouvert au progrès et étant un fils d'esclave, il décide d'abolir la pratique. Procédant, par étapes, il interdit le la vente des esclaves sur les marchés de la régence, pour décider en que les enfants d'esclaves, nés dans la régence après cette date, seront libres...
Pour mettre fin à une pratique qui remontait à l'Antiquité, Ahmed Bey s'appuie sur le soutien du cheikh Sidi Brahim Riahi de l'école malikite...
Seconde abolition
upright|vignette|Extrait du Journal officiel tunisien du .
Le décret du n'est pas respecté par certains et il est aussi mal appliqué.
Un décret, publié le par le Journal officiel tunisien après l'instauration du protectorat français, présente les textes sur l'esclavage et indique que celui-ci n'est plus admis. Les possesseurs d'esclaves ont trois mois pour émettre un acte d'affranchissement et donner une copie de celui-ci à leurs esclaves. À défaut, ils sont passibles d'une amende de 200 à , soit de 120 à . Par ailleurs, vendre, acheter ou détenir un esclave est possiblement puni d'une peine d'emprisonnement de trois mois à trois ans.
Néanmoins, la majorité des historiens considèrent le décret de 1846 comme le vrai premier décret d'abolition en Tunisie.
Notes et références
Articles connexes Chronologie de l'abolition de l'esclavage
Tunisie Catégorie:Esclavage en Tunisie Catégorie:Esclavage au XIXe siècle Catégorie:Droits de l'homme en Tunisie Catégorie:Mémoire du monde Catégorie:Janvier 1846 Catégorie:Mai 1890