Aymon de La Tour ( von Turn), mort en est un ecclésiastique valaisan, évêque de Sion (1323-1338), sous le nom Aymon IV. Il est issu de la famille de La Tour.
Biographie Origines Aymon de La Tour appartient à la famille de La Tour, une famille baronnale du Valais... Il est le fils de Pierre IV, le premier à porter le titre de seigneur (dominus) de Châtillon et baron de Niedergesteln, et de Guyonne de Rossillon.. Son père, au service des comtes de Savoie, est bailli de Vaud (1291). Il a tenté de lever les nobles contre l'évêque de Sion, mais il échoue et se réconcilie avec lui.
Il a un frère, Jean (), chevalier, qui sera un seigneur puissant en Vallais, obtenant le vicariat impérial de Côme (1311), l'avouerie de l'évêque de Sion (1315-1317), avant l'accession de son frère au siège épiscopal, et gouvernorat de Milan (1322). Il a un frère mort jeune et une sœur, Elisabeth, qui épouse le chevalier Pierre de Weissenbourg, coseigneur de Weissenbourg.
Un de ces ancêtres, Amédée de La Tour, a été évêque de Sion au milieu du .
Formation et début de carrière En 1306, il porte le titre de clericus et familiaris du comte de Savoie. Il obtient du pape Clément V l'autorisation de détenir des bénéfices ecclésiastiques, alors qu'il est mineur et qu'il n'a pas été ordiné.
Sous la protection de son oncle, le dauphin , en 1317, il cherche à obtenir une dignité au sein du chapitre cathédral de Sion. À cet période, il est mentionné comme curé de Loèche.
Dans une lettre de grâce papale de Jean XXII, du , il est présenté comme étudiant en droit civil.
En 1323, il devient chanoine de Sion et administrateur de l'abbaye de Disentis, dans les Grisons. La même année, il est prêtre et chapelain pontifical.
Épiscopat Alors que son prédécesseur, Aymon de Châtillon, n'est toujours pas mort, le pape Jean XXII se réserve le droit de pourvoir le siège épiscopal de Sion. Le , ce dernier nomme Aymon de la Tour sur ce siège.. Son action est marquée par la résistance à l'influence savoyarde sur les terres de sa principauté, sans conflit armé.
Il refuse ainsi, en 1324, puis en 1326, d'échanger le serment d'hommage mutuel, alors en usage avec ses prédécesseurs, avec le comte de Savoie. Afin de se préserver, en 1327, il met en place une alliance défensive avec le dauphin du Viennois, son parent , ennemi du comte. Toutefois, la paix s'étant installée entre les deux princes, l'accord est rendu caduque et Aymon se rend à un acte d'hommage mutuel avec le comte de Savoie, le , sur les rives de la Morge. Aymon réussit toutefois à ne rendre hommage que pour une partie de son temporel. Il reconduit l'hommage sous la même forme avec le nouveau comte, en 1330.
Il est tuteur de son neveu Pierre V de la Tour, au cours des années 1324 et 1326.
Il accroit le pouvoir temporel de son Église en obtenant la moitié de la majorie de Grengiols, en 1325, et un tiers de celle de Simplon, en 1334. Il se préoccupe de sécuriser l'itinéraire commercial traversant la vallée.
Il édite un règlement stricte pour le clergé de Sion, en 1328. Il autorise l'installation de chartreux à Géronde, en 1331.
Il vend, avec son neveu, Pierre V, à Berne la seigneurie de Laupen en 1324.
Vers la fin de son épiscopat, il semble en conflit avec le chapitre-cathédral à propos de « revenus annuels, terres, possessions et autres biens ». L'abbé de Saint-Maurice-d'Agaune est chargé par le pape de régler ce conflit.
Testament et mort Aymon de La Tour fait son testament au château de Tourbillon, le . Il meurt peu de temps après, entre le 24 et le , à Sion.
Le siège étant resté en vacance, deux administrateurs sont chargés d'administrer le diocèse.
Armoiries vignette|120px|Armes des La Tour. Les armes de la famille de La Tour se blasonnennt ainsi de gueules à la tour senestrée d’un avant-mur d’or.. L'évêque brise, parfois, d’une étoile à six rais du même..
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . . . .
Articles externes Diocèse de Sion Histoire du Valais
Liens externes
Catégorie:Évêque de Sion Catégorie:Évêque catholique du XIIe siècle Catégorie:Décès en avril 1338