Omaira Montoya Hainaut, née à Medellín en 1947 et disparue le est une bactériologiste colombienne, militante de l'Armée de libération nationale (Colombie), est une des premières victimes répertoriées de .

Biographie Elle est employée par l'hôpital San Vicente de Paúl de Medellín. Egresada de l'Université d'Antioquia.

Disparition Le premier cas de disparition forcée enregistré formellement en Colombie est celui d'Omaira Montoya, qui est arrêtée par le service secret de la police nationale ( ou F2) dans une opération menée avec la Deuxième Brigade de l'Armée nationale, le , dans l'aéroport Ernesto Cortizzos de Barranquilla.

Le a lieu la pendant le gouvernement d'Alfonso López Michelsen (1974-1978).

Montoya, alors âgée de , était enceinte, lors de sa capture avec son époux, Maurice Trujillo Uribe. Les agents de l'État les ont interceptés, ils les ont forcés à monter dans une camionnette et les ont emmenés vers une plage où ils les ont séparés. Après son arrestation et après avoir subi une série de tortures, Trujillo est traduite devant un conseil de guerre durant lequel elle est condamnée à sept ans de prison pour rébellion. Depuis lors, on n'a plus eu aucune nouvelle d'elle.

La disparition d'Omaira Montoya fait probablement suite à la séquestration d'Alonso Chain Felfle, le à Barranquilla par le ELN.

Depuis sa prison, Trujillo a dénoncé cette disparition dans des lettres adressées au bureau du procureur. Des enquêtes pénales et disciplinaires sont alors ouvertes. Le , le bureau du procureur général délégué à la Police nationale a conclu qu’Omaira Montoya Henao avait bien été arrêtée par des unités de cette institution le et qu’elle avait disparu depuis cette date. Vingt membres de la Force publique ont été identifiés (dix-sept appartenaient à la police et trois à l’armée nationale). Seuls quatre d’entre eux ont été démis de leurs fonctions et tous les officiers ont été promus, y compris pendant le déroulement des procédures pénales militaires et disciplinaires. À cette époque, la disparition forcée n’était pas qualifiée de délit. Cette affaire reste impunie.

En 1982 est fondée l'Association des familles d'arrêtés disparus (Asfaddes). Le la loi est promulguée, créant par ailleurs la Commission nationale de recherche des personnes disparues.

Son cas est rapporté à la Commission interaméricaine des droits humains, dans une visite que cet organisme fait en Colombie en avril 1980. En mars 2011, à la demande de la famille, la Commission archive le dossier. Ce cas est mentionné dans le rapport de la en 2022.

Hommages Elle a fait l'objet de plusieurs hommages artistiques. Son nom a été utilisé par des structures militaires de l'ELN.

Références

Catégorie:Étudiant de l'université d'Antioquia Catégorie:Naissance à Medellín Catégorie:Année de décès non renseignée Catégorie:Naissance en 1947 Catégorie:Personnalité féminine Catégorie:Disparition forcée en Colombie Catégorie:Personnalité disparue au XXe siècle Catégorie:Personne torturée au XXe siècle