Leila Saadé, aussi orthographié Leila Saadeh (en ), née en 1955 à Amioun (Liban), est une juriste et universitaire libanaise, spécialiste de droit pénal.
Docteure de l'université Panthéon-Assas, elle est professeure à la faculté de droit et des sciences politiques et administratives de l'Université libanaise dont elle a fondé la filière francophone de droit qu'elle a dirigée entre 1996 et 2011. Doyenne de l'école doctorale de la faculté entre 2007 et 2014, présidente de l'école doctorale de droit du Moyen-Orient entre 2012 et 2018, elle préside le Réseau francophone des femmes responsables dans l’enseignement supérieur et la recherche de sa création en 2015 à 2022.
Biographie
Origine et études Née en 1955 à Amioun (district du Koura), Leila Saadé passe sa jeunesse entre le Liban et la France.
En 1975, elle entre à l'université Paris-II Panthéon-Assas où elle obtient une licence et un master en droit, puis s'inscrit en 1980 à l'Université libanaise où elle décroche une seconde licence. En 1990, elle soutient sa thèse de doctorat en droit pénal intitulée La Loi du pavillon en droit pénal, dirigée par André Decocq.
Carrière universitaire Leila Saadé est professeure de droit à l'Université libanaise. Ses recherches portent sur le code pénal, les droits de l'homme et les droits des femmes. Elle est également professeure invitée aux universités Paris-II Panthéon-Assas, Aix-Marseille, Grenoble-Alpes, Montpellier-I, Rennes-I, São Paulo et pontificale catholique de São Paulo.
Elle est l'auteure d'une dizaine d'ouvrages et d'articles sur des questions juridiques, en arabe et en français.
En 1996, elle fonde la filière francophone de droit de l'Université libanaise, qu'elle dirige jusqu'en 2011.
En 2007, elle est nommée doyenne de l'école doctorale de droit et des sciences politiques, administratives et économiques (ÉDDSPAÉ) de l'Université libanaise, poste qu'elle occupe jusqu'en 2014.
Responsabilités administratives
Présidente de l'École doctorale de droit du Moyen-Orient Le , elle est élue à l'unanimité à la tête du conseil scientifique de l'École doctorale de droit du Moyen-Orient (EDDMO), fondée en 2008 par l'Agence universitaire de la Francophonie pour réunir, à l'origine, des universités égyptiennes, libanaises et syriennes. Elle succède à Fayez Hage-Chahine lors d'une cérémonie de passation de pouvoirs organisée le à l'université Saint-Joseph de Beyrouth.
Elle est réélue pour un nouveau mandat de le . Le , tandis que Maroun Boustany lui succède à la tête du conseil scientifique, elle est nommée .
Présidente de la Commission régionale des experts de l'Agence universitaire de la Francophonie De 2013 à 2016, elle préside la Commission régionale des experts de l'Agence universitaire de la Francophonie pour le Moyen-Orient.
Présidente du Réseau francophone des femmes responsables dans l'enseignement supérieur À l'unanimité, elle est élue présidente du Réseau francophone des femmes responsables dans l'enseignement supérieur (RESUFF) lors de son assemblée constitutive tenue à Paris le sous le parrainage de Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie. Ce réseau international de dirigeantes universitaires francophones établi en 2014 sous l'impulsion de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a pour objectif de favoriser la parité hommes-femmes dans les postes décisionnels du milieu académique.
Pour débuter son mandat, elle déclare souhaiter la création d'un observatoire pour lutter contre les discriminations dans les institutions d'enseignement supérieur et de recherche et la conception d'une formation à distance sur les questions de genre à destination des universitaires, en partenariat avec l'université Rennes-II.
En , elle est réélue à l'unanimité à la tête du RESUFF. Lors de l'assemblée générale du réseau, elle réaffirme sa volonté de créer un et rappelle l'importance qu'elle accorde aux formations sur le genre à l'université, qu'elle souhaite voir proposées aux enseignants ainsi qu'aux étudiants dès la première année.
En , lors d'un atelier intitulé organisé à l'université de Coimbra, au Portugal, elle annonce vouloir créer un label égalité-parité destiné à distinguer les universités qui se mobilisent pour l'égalité de genre, recommande de nommer une référente pour le genre dans les universités membres du RESUFF et de l'AUF et invite les institutions universitaires et de recherche à s'engager dans la féminisation des titres et fonctions afin .
Le , tandis que Christine Rivalan-Guégo lui succède à la tête du RESUFF, elle est élue présidente de son comité scientifique. En cette qualité, elle participe au lancement, le , du projet pour .
Distinctions
(2007) Docteure honoris causa de l'université libre de Bruxelles (2008) Élue par le Cercle des dames franco-libanaises (2018)
En hommage, un chemin Leila Saadé a été inauguré sur le campus de l'université libre de Bruxelles en 2021.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Université libanaise Agence universitaire de la Francophonie
Liens externes
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