Yolande Gili, née Pica, est une résistante et déportée française née le 7 mars 1922 et décédée le 26 novembre 2017.

Biographie

Yolande Gili est née le 7 mars 1922 à Fontoy (Moselle), de parents italiens immigrés en Lorraine après la 1ère Guerre Mondiale. Sa sœur Aurore naît le 2 mai 1923. La famille s'installe à Mont-Saint-Martin où le père, Attilio Pica, est ouvrier. Elle épouse avant la guerre Armand Gili, graveur sur verre de profession militant communiste et responsable CGT de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) avec qui elle aura un fils début 1941. En septembre 1939 la famille est évacuée vers la Gironde et s’installe à Vayres. Sous l'impulsion d'Attilio Pica et d'Armand Gili toute la famille rentre en résistance. Yolande Gili et sa sœur ont pour mission la recherche de renseignements et les liaisons avec le maquis. Pour cela Aurore réussit à se faire engager pour travailler dans les cuisines de la garnison allemande puis dans les bureaux allemands à Bordeaux permettant ainsi l’accès à des informations et des documents de premiers ordres.

Arrestation et déportation Le 30 août 1942 Yolande Gili, sa sœur et ses parents sont arrêtés sur dénonciation à Vayres par la brigade Poinsot. Inculpées de « menées antinationales » les 2 sœurs sont transférées au fort de Romainville le 23 janvier 1943. Elles sont ensuite emmenées au camp de Royallieu, à Compiègne avant le départ dans le convoi des 31000 le 24 janvier 1943 vers Auschwitz où elles arrivent le 26 janvier. Affectées au camp de Birkenau, Aurore y meurt de dysenterie le 28 avril 1943. Le 2 août 1944, Yolande Gili est transférée au camp de Ravensbrück où elle retrouve sa mère Celesta Pica qui a été déporté dans le convoi des 27000 le 31 janvier 1944. Le 2 mars 1945 elle part vers le camp de Mauthausen où elle arrive le 4 mars. Le 22 avril 1945, enfin, elle est libérée, prise en charge par la Croix Rouge, et elle arrive à Paris via la Suisse le 30 avril.

A son retour à Bordeaux elle retrouve, après une séparation de 3 ans, son fils qui avait été confié à une voisine et elle apprend les décès de son père, fusillé comme otage au Mont-Valérien le 2 octobre 1943, et celui de son époux, Armand Gili, exécuté sommairement par une patrouille allemande le 8 juin 1944, lors d'une mission pour le maquis. Seule sa mère est vivante, libérée du camp de Mauthausen le 25 avril 1945.

Elle se réinstalle à Vayres où elle se remarie. Sa santé sera marquée durablement par ses années de déportation. Elle décède le 26 novembre 2017.

Distinctions Yolande Gili a reçu pour ses services la médaille de la Résistance, la Médaille Militaire, la croix de Guerre 39/45 avec palme. Elle est nommée le 14 juillet 2006 au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur (contingent des déportés et des internés de la résistance).

Références

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