La de cavalerie est une unité militaire de l'Armée de terre française pendant la Seconde Guerre mondiale. Unité à cheval, elle combat en mai 1940 lors de la bataille de Belgique et de la bataille de France. Un détachement de la brigade s'est distingué par sa défense de Vendresse contre les chars allemands, retardant ses adversaires pendant la majeure partie de la journée.
Historique des implantations et opérations
Entre-deux-guerres La de cavalerie est créée en 1928. Dépendant de la de cavalerie, elle est constituée de deux régiments : le régiment de hussards et le de chasseurs à cheval.
Seconde Guerre mondiale
Drôle de guerre Au début de la guerre, la brigade fait toujours partie de la de cavalerie et est constitué des deux mêmes régiments qu'à sa création.
En février 1940, la de cavalerie est réorganisée en division légère, partiellement motorisée, et la de cavalerie devient indépendante.
Commandée par le général , la brigade est directement placée sous les ordres de la Deuxième Armée et est renforcée par le 4e bataillon de chars de combat. En cas d'intervention en Belgique, la doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en s'alignant sur la Vierre, en liaison entre la () à gauche et la à droite..
Bataille des Ardennes La cavalerie de la est déployée en Belgique le matin du 10 mai 1940, après l'invasion allemande. La division légère de cavalerie s'engage dans de violents combats avec les unités allemandes avancées et est repoussée des environs d'Étalle jusqu'à Jamoigne. La de cavalerie reçoit l'ordre d'occuper une position entre Jamoigne, Suxy et Straitmont pour former une ligne de défense. Des cavaliers sont déployés à l'intérieur même de Suxy.
La Panzerdivision modifie inopinément sa ligne d'avancée, ce qui la met en conflit avec la de cavalerie le matin du 11 mai. Les cavaliers de Suxy tiennent tête au régiment d'infanterie Großdeutschland jusqu'à ce que les canons de la compagnie d'artillerie d'assaut les repoussent. La brigade est repoussée d'environ à l'ouest de Suxy, découvrant la route vers Mortehan.
L'unité est ensuite peu engagée et se retire, en liant avec la division légère de cavalerie adjacente, vers sa position défensive finale le long de la rivière Semois . Gênée par les réfugiés et généralement plus lente que les troupes blindés allemandes, la retraite est confuse et certaines forces allemandes traversent rapidement la rivière, compromettant la défense. La cavalerie française s'est avérée largement inefficace dans son objectif de retarder l'avancée allemande en Belgique : elle avait été surprise par la rapidité des troupes allemandes et ne disposait pas de chars et d'armes antichars suffisants pour s'y opposer.
L'unité fut ensuite déployée en France pour défendre l'arrière de la ligne Maginot contre une avancée allemande depuis Sedan. Les deux régiments étant affaiblies par les pertes en Belgique, elles furent combinées avec la 5e division légère de cavalerie et affectées au corps . La de cavalerie combat aux côtés de la de spahis pour défendre la rivière Ourthe . Avec d'autres unités repoussées, la de cavalerie couvre le retrait français vers le sud jusqu'à Chagny. Le 14 mai, la brigade tente de défendre Vendresse contre la Panzerdivision, avec la division légère de cavalerie. Les unités, dont beaucoup étaient montées à cheval, ont tenu tête aux blindés allemands pendant toute la journée, avant de se retirer, sur ordre, à 17 heures Un détachement de la de cavalerie participe à la défense de Chagny contre les et régiments de Panzer et a subi de lourdes pertes, se retirant sur la cote 250.
Poursuite des combats vignette|Monument au , en mémoire des combats du Mont-Dieu (22 au 25 mai 1940). À partir du 24 mai, la brigade est intégrée au groupement de cavalerie Gailliard. Ce dernier, commandant de la , reçoit également le commandement de groupes de reconnaissances déjà réduits par les combats des Ardennes. Toujours subordonné à la , le groupement est employé pour le déploiement d'obstacles antichars au profit du corps d'armée colonial (CAC) puis de la d'infanterie () dans la région de Vouziers.
Le 8 juin, le groupement est renforcé par la de spahis. Il compte la de cavalerie, la de spahis, le groupe de reconnaissance de corps d'armée (cavalerie du CAC), le de reconnaissance de division d'infanterie (cavalerie de la ) et le de reconnaissance de division d'infanterie (cavalerie de la coloniale, à partir du 11 juin).
La brigade combat jusqu'à la fin du mois de juin 1940. Le groupement Gailliard couvre le décrochage du CAC jusqu'à sa reddition sur ordre le 23 juin dans la région de Chaouilley.
Commandants de la brigade 1929 - 1931 : général de brigade Pierre-Jean-Marie-Joseph de Canteloube de Marmiès 1931 - 1934 : colonel puis général de brigade Marie-François-Gabriel de Miribel 1935 - 1936 : général de brigade
1938 - 1940 : général de brigade
Références
Bibliographie
. . . . . . Articles connexes Armée française en 1940
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