thumb|L'église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca où Antoine Exelmans a officié de 2021 à 2024. Antoine Exelmans est un prêtre catholique français, ordonné en 1993, incardiné dans le diocèse de Rennes. Il a travaillé dans plusieurs paroisses en Bretagne, en République centrafricaine puis à partir de 2016 au Maroc. En 2020, il reçoit le prix d'Aix-la-Chapelle pour la paix pour son travail effectué auprès des migrants au Maroc.

Alors qu'il dirige, entre 2021 et 2024, un service d'accueil de migrants, au sein de l'église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca, il est accusé de violences sexuelles sur six mineurs. Dans un premier temps il reconnait les faits. Depuis 2024, il est en retrait en France où une enquête judiciaire est engagée. Il conteste alors les violences sexuelles affirmant que les rapports sexuels étaient consentis. Antoine Exelmans est présumé innocent au titre des procédures judiciaires en cours.

Biographie

Formation et ministère Après avoir réalisé sa formation au séminaire Saint-Yves à Rennes dans le département d'Ille-et-Vilaine en Bretagne, Antoine Exelmans est ordonné prêtre en 1993. Il est nommé à Cesson-Sévigné, il y travaille de 1991 à 1995. Puis jusqu'en 2000, il est aumônier des étudiants à Rennes. Il rejoint ensuite la République centrafricaine jusqu'en 2004, date à laquelle il revient à Rennes dans le quartier Maurepas - Patton et ce jusqu'en 2009. À partir de cette date, il repart en République centrafricaine plus précisément à Bangui où il dirige la pastorale des jeunes. En 2012, il est de retour en France..

Alors curé de Mordelles, et prêtre pour le diocèse de Rennes, il quitte la France en 2016, il est envoyé comme prêtre fidei donum dans le diocèse de Rabat au Maroc. Antoine Exelmans est alors sous l'autorité de l'archevêque de Rabat..

Engagement au Maroc En 2020, il reçoit le prix d'Aix-la-Chapelle pour la paix. Il travaille alors à Oujda situé à environ 150 kilomètres de Melilla, où il donne de la nourriture, une aide médicale et un toit aux réfugiés et migrants. Il est en relation avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, pour les assister dans leurs demandes d’asile. De plus, Antoine Exelmans s'engage auprès d'eux, notamment les mineurs non-accompagnés, pour leur éducation. Le prix a vocation à signaler le caractère « désintéressé » du prêtre... Toujours en 2020, il est nommé vicaire général du diocèse de Rabat.

Antoine Exelmans dirige entre 2021 et 2024 au sein de l'église Notre-Dame-de-Lourdes de Casablanca au Maroc un service d'accueil de migrants.

Affaire judiciaire et mesures ecclésiastiques

Accusations et enquête canonique

En 2024, il est soupçonné de violences sexuelles sur six personnes, cinq Guinéens et un Camerounais, mineures au moment des faits. Antoine Exelmans reconnait ces « abus sexuels » lors de l'enquête canonique préliminaire...

Le , Cristóbal López Romero, archevêque de Rabat, informe l’archevêque de Rennes qu’il va ouvrir une enquête canonique à l'encontre d'Antoine Exelmans. Celle-ci est officiellement ouverte le par l'archevêché de Rabat. Une plainte est ensuite déposée le 24 mai devant le parquet de la Cour d'appel de Casablanca.

Le , Antoine Exelmans quitte le Maroc et retourne en France. Le 25 juillet, l'archevêché de Rabat prend des mesures conservatoires à son encontre.

Le , l'archevêché de Rabat, clôt l'enquête. Il la transmet au Procureur du Roi à Casablanca, à l'archevêché de Rennes et au dicastère pour la Doctrine de la foi. Le même jour, l'archevêché de Rennes adresse l'enquête canonique au procureur de la République de Saint-Étienne.

En , après examen du dossier, le dicastère pour la Doctrine de la foi demande l'émission d'un précepte pénal à l'encontre d'Antoine Exelmans, et précise les mesures à prendre :.

Procédure judiciaire en France et au Maroc Depuis son retour en France, Antoine Exelmans est assigné à résidence dans le département de la Loire dans une communauté religieuse à Saint-Étienne.

Selon les propos de la procureure Anne Gaches, rapportés par la presse, Antoine Exelmans est mis en cause pour des faits qualifiés d'« agressions sexuelles sur majeurs et mineur de plus de 15 ans par personne ayant autorité du fait de sa fonction ». Dans ses déclarations à la police judiciaire française que les les rapports sexuels « auraient eu lieu entre 2020 et 2024, à Rabat et à Casablanca », et qu’ils « avaient toujours été librement consentis ». L'enquête judiciaire française porte notamment sur un mineur et plusieurs personnes majeures.

Les faits auraient été qualifiés . Le parquet français a engagé une requête d’entraide judiciaire auprès des autorités marocaines afin d'obtenir des éléments supplémentaires, trois personnes auraient été entendues par la police judiciaire à Casablanca..

Le diocèse de Saint-Étienne indique qu'Antoine Exelmans a reçu une interdiction d’exercer le culte...

Réactions Selon l'agence Anadolu, l'affaire suscite une « onde de choc » dans les communautés catholiques marocaine et française. Elle relance également les interrogations sur la manière dont l'Église catholique traite les accusations de violences sexuelles visant des membres du clergé..

Références

Annexes Articles connexes Abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique Église catholique au Maroc Église catholique en République centrafricaine

Liens externes Père Antoine Exelmans sur le site Après la CIASE.

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