Cet article présente la chronologie de la crise anglophone au Cameroun pour l'année 2024.
Janvier
Le , cinq séparatistes sont tués dans une offensive militaire dans le village d'Ewai. Dans la nuit du 29 au , des séparatistes tuent un civil, en blessent plusieurs autres, et incendient cinq véhicules à Buéa. Durant le mois, trois supporters des Lions indomptables sont tués et d'autres sont enlevés par des séparatistes pendant la Coupe d'Afrique des nations, qui se tient en Côte d'Ivoire. Les séparatistes détruisent ou volent des téléviseurs et des radios, selon les autorités. Selon la même source, ils attaquent également plusieurs ouvriers de la construction routière et les chassent des sites du Donga-Mantung.
Février
Le , des séparatistes revendiquent le meurtre de quatre fonctionnaires, dont un policier, enlevés la veille dans la région du Nord-Ouest. Les autorités déclarent qu'un de ses fonctionnaires a été libéré par l'armée. Le , un attentat à la bombe est perpétré lors de la Fête de la Jeunesse à Nkambé, tuant une personne et blessant plusieurs autres, dont des enfants. Les autorités accusent les séparatistes, qui s'étaient opposés aux festivités, et annoncent l'arrestation de trois suspects le . Le , deux personnes sont tuées lors d'affrontements à Banga BakunduErel Djene, Crise anglophone : un mort dans une fusillade entre séparatistes et militaires à Mbonge dans le Sud-Ouest, Actu Cameroun. Du 16 au , huit séparatistes sont tués lors d'une offensive militaire dans le village d'Ayukaba. Le , un adolescent est tué lors d'affrontements à Banga Bakundu.
Mars
Le , deux civils sont tués par des séparatistes à Guzang. Dans la nuit du 22 au , un élu local est tué à Babessi dans une attaque revendiquée par des séparatistes. Le , au moins sept séparatistes sont tués dans une offensive militaire à Tubah. Le , un séparatiste surnommé , est tué par les forces spéciales lors d'une opération à Babanki. Le , l'armée mène une série d'opérations dans la région du Nord-Ouest, notamment à Bamenda et Kedjom Keku. Selon des rapports, environ 13 séparatistes sont tués à Bambui. À Kedjom Keku, plusieurs séparatistes sont tués au cours d'affrontements avec l'armée.
Avril
Le , une bataille éclate à Kumbo lorsqu'un groupe séparatiste lance une attaque contre une base du bataillon d'intervention rapide (BIR), faisant plusieurs morts. L'attaque aurait été menée par les Bui Unity Warriors (BUW). En réponse, l'armée mène des représailles dans la région, incendiant des maisons dans trois villages du Bui et tuant trois civils et un séparatiste à Bamfem. Le , des séparatistes présumés enlèvent deux enseignants et incendient des motos dans la localité de Njap. Le , un séparatiste surnommé et quatre autres séparatistes, sont tués lors d'une opération militaire à Bombele. Le , une bombe artisanale explose à Nkwen. L'attaque est revendiquée par le chef des Forces de défense de l'Ambazonie (FDA), Lucas Ayaba Cho. Une attaque de séparatistes présumés fait trois morts et plusieurs blessés à Kumba. Des séparatistes incendient un bulldozer sur le chantier de la route Tugi-Bamenda. En outre, ils saisissent et incendient une moto-taxi pour non-respect de la ville morte.
Mai
Début mai, l'ancien porte-parole des FDA, Capo Daniel, appelle à la fin des hostilités dans l'attente de négociations directes avec le gouvernement. Il réclame désormais l'autonomie des régions anglophones. Le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji, réagit en déclarant : et rappelle la tenue du Grand dialogue national en 2019. Le , le séparatiste Sagon, qui avait participé à l'attaque de Bamessing en , et deux de ses associés, sont tués lors d'une opération militaire dans le village de Bamunka. Le , cinq gendarmes sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes à Eyumodjock. Le , des séparatistes présumés font irruption dans une école à Ndu et enlèvent deux enseignants. Deux soldats et deux civils sont tués lors d'une attaque séparatiste à Bambui. Le , quatre séparatistes sont tués lors d'une offensive militaire dans les villages de Mbven et de Ndzenji. Dans la nuit du 17 au , deux soldats sont tués dans une embuscade tendue par des séparatistes à Akwaya. Le , jour de la Fête nationale, le maire de Belo et deux autres personnes, sont tués par des séparatistes. Une autre attaque est signalée à Njinikom. Le , un docteur vétérinaire est enlevé à son domicile, puis retrouvé mort le lendemain. Le , une attaque à la grenade dans un bar de Bamenda fait deux morts et une quarantaine de blessés. Le , un élève et un policier sont blessés lorsque des séparatistes présumés attaquent une école à Bamenda. Dans le village de Manchok, un élève est tué et plusieurs autres personnes sont blessées lors d'une attaque séparatiste. Une personne est également enlevée. Deux soldats du BIR sont tués lors d'une attaque dans la région du Nord-Ouest.
Juin
Le , le délégué aux sports pour le département du Donga-Mantung est abattu. Le , un conseiller municipal de Zhoa est tué sur la route Wum-Bamenda. Un taxi est incendié et des coups de feu sont tirés, provoquant la panique parmi les riverains. Le , un motocycliste est tué et une passagère enlevée par des séparatistes présumés à Bamenda. Le , un séparatiste surnommé , est tué lors d'une opération militaire à Boa Bakundu. Dans la nuit du 15 au , un ancien séparatiste est tué par les FDA à Bamenda, trois semaines après sa reddition. Le , un taxi est incendié par des séparatistes à Bamenda. Le , un EEI déclenché au passage d'un véhicule tue au moins deux personnes dans le village d'Oshum, près de Batibo. Le , un homme d'affaires est tué par des hommes armés à Bamenda. Le , un jeune homme est mort à Bambui, victime, selon plusieurs sources, d'une balle perdue lors d'un échange de tirs entre les forces gouvernementales et les séparatistes.
Juillet
Dans la nuit du au , plusieurs sources confirment que les forces gouvernementales ont intercepté et tué deux séparatistes, dont les corps ont été brûlés. La situation générale est alarmante, selon Fon Nsoh, coordinateur de l'ONG Cominsud, qui dénombre une quarantaine de morts en moins de 45 jours dans la région du Nord-Ouest. Selon cet acteur local de la société civile, le deuxième trimestre est plus violent et plus meurtrier pour les civils que le premier. Le , un soldat est tué par des séparatistes à Tadu. Le , deux soldats sont tués lors d'une embuscade tendue par des séparatistes dans la localité de Munyenge. Le , deux séparatistes sont tués lors d'une opération militaire à Bamenda. Le , des séparatistes incendient trois motos dans l'arrondissement de Ngie, reprochant à leurs propriétaires de ne pas respecter le confinement qu'ils leur ont imposé. Le , quatre séparatistes sont tués lors d'une offensive militaire dans la localité d'Alabukam. Le , une femme est tuée par balles à Bamenda. Le , la maire adjointe d'Oku est blessée par balle.
Août
Dans la semaine du au , deux taxis sont incendiés dans la commune d'arrondissement de Bamenda II. Les localités de Mbengwi et Ndjimbi sont les cibles d'attaques qui se soldent par l'enlèvement d'un homme et la blessure d'autres. Le , deux policiers sont tués par des séparatistes à Bamenda. Le , deux policiers sont tués dans l'explosion d'un EEI à Bamenda. Le , un policier est tué par des séparatistes à Kumbo. Le , le commandant des Tigres de l'Ambazonie, le , est tué près du lac Nyos lors d'une opération militaire. Le , une personne est tuée par balle et une autre grièvement blessée lors de deux attaques distinctes à Bamenda. Dans la nuit du , trois policiers sont tués à Buéa. Le groupe séparatiste Fako Mountain Lions (FML) revendique l'attaque. Le , un chauffeur d'une ONG est tué par des hommes armés non identifiés à Bamenda. Le , des assaillants cachés dans la brousse ouvrent le feu sur une patrouille militaire près de Bamenda, tuant un soldat. L'attaque est attribuée à des séparatistes.
Septembre
Le , des séparatistes tuent un chauffeur et incendient un taxi à Bolifamba, dans la commune de Buéa. À Mbatu, près de Bamenda, trois personnes sont tuées par des séparatistes. Le , trois séparatistes sont tués lors d'une opération militaire dans la localité de Sop. Le , plusieurs salles de classe d'une école publique de Balikumbat sont gravement endommagées lors d'une attaque menée par des séparatistes. Dans le département du Bui et à Tubah, des échanges de tirs éclatent. Le BIR mène une opération dans la localité de Tan, tuant un commandant séparatiste. Le , une personne est tuée dans un attentat à la bombe sur un marché de Bamenda et six autres, dont un nourrisson, sont blessées. Des échanges de tirs éclatent à Muea, près de Buéa.
Octobre
Le , date de la proclamation symbolique d'indépendance de l'Ambazonie, les principales villes des régions anglophones, telles que Bamenda, Buéa, Limbé et Kumba, sont confinées à l'appel des séparatistes. Dans les zones rurales, plusieurs défilés clandestins sont organisés par les groupes séparatistes. Le , l'armée mène une opération dans le village d'Effa, visant un repaire de séparatistes, au cours de laquelle un commandant, surnommé est tué. Le , des séparatistes prennent d'assaut un poste militaire dans la localité de Mejang, tuant deux soldats. Le , six séparatistes présumés sont arrêtés par la police nigériane à Akamkpa, dans l'État de Cross River au Nigeria. Le , deux séparatistes sont abattus lors d'un affrontement avec les forces gouvernementales dans l'arrondissement de Balikumbat. Leurs corps sont publiquement exposés. Le , le Bataillon régional d'intervention rapide (BRIR) effectue un raid dans le village de Bombanda, tuant neuf commandants séparatistes, dont le (alias ). Le , un journaliste est enlevé avec trois autres personnes à Bamenda avant d'être libéré. Le , à la suite d'une projection publique d'un documentaire sur le président Paul Biya organisée par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, deux civils sont abattus et une élue municipale est enlevée et assassinée par des hommes armés non identifiés à Bamenda. Son corps est retrouvé dans un quartier de la ville le . Le , trois séparatistes présumés sont arrêtés lors d'une opération militaire à Kedjom Ketinguh.
Novembre
Le , 11 étudiants et leurs encadrants sont enlevés par des séparatistes présumés à Baba I. Le , une attaque séparatiste tue trois personnes, dont un gendarme et deux civils, et en blesse grièvement un autre, dans la plaine de Mbaw. Le , deux taxis sont incendiés par des séparatistes présumés à Bamenda. Le , l'armée mène une opération à Bamenda, tuant un chef des FDA, connu sous le nom de , ainsi que son adjoint, le , et trois autres personnes.
Décembre
Le , une explosion suivie de coups de feu nourris sème la panique à Bamenda. Le , un affrontement éclate entre les forces de sécurité et des séparatistes à Bamenda, blessant deux policiers. Le , les FDA imposent une opération à Bamenda, pour marquer le deuil d'un de leurs membres, tué quelques semaines plus tôt par l'armée. Le , des séparatistes sont arrêtés dans un hôtel de Takum, dans l'État de Taraba, au Nigeria, pour trafic d'armes. Le , un prêtre catholique de Bamenda est libéré après avoir été enlevé par des hommes armés non identifiés. Le , un magistrat est enlevé par des hommes armés non identifiés à son domicile à Bamenda. De nombreux autres civils sont enlevés le même jour par des séparatistes présumés dans la ville.
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