Paulette Héron, née Paulette Leconte le à Caen et morte le à Cabourg, est une résistante française, active en Normandie sous le pseudonyme de « Marianne » au sein du réseau Arc-en-Ciel.

Biographie Employée de la préfecture du Calvados, Paulette Leconte y tient un poste de standardiste au service téléphonique.

Engagement dans la Résistance Marquée par l'Occupation allemande, elle cherche un moyen d'agir contre l'occupant. L'occasion lui vient de Jean Héron, beau-frère du docteur Pecker : ces deux derniers transmettent des messages à Londres au moyen de pigeons voyageurs, et la sœur du médecin, amie de la jeune femme, facilite son entrée dans le groupe. Dès 1941, tirant parti de sa position à la préfecture, elle dérobe des cartes d'identité et des tampons — avec le concours d'Yves Le Goff et de Roland Postel — et recopie des listes de réfractaires et de Juifs afin d'avertir les personnes menacées. Repérée par la Gestapo, elle se réfugie d'abord à Mondeville, puis gagne Paris, où elle perd le contact avec la Résistance.

Réseau Arc-en-Ciel Le hasard lui fait retrouver Jean Héron, qui a rejoint le réseau de renseignement Arc-en-Ciel, rattaché au Bureau central de renseignements et d'action, et en dirige la branche normande sous le pseudonyme de « Jean-Claude ». Sous le nom de « Marianne », Paulette Leconte y sert comme agent de liaison et se consacre au renseignement : elle surveille notamment les mouvements de troupes, la circulation ferroviaire et les zones côtières. Après l'exécution de Lucien Brière, agent français de la Gestapo, par un commando du réseau auquel participe Jean Héron, Arc-en-Ciel est démantelé en Normandie comme en région parisienne. Tandis qu'elle prend la fuite avec Jean Héron, son père, Paul Leconte, figure parmi les détenus fusillés par la Gestapo à la prison de Caen le — un massacre qui coûte la vie à plusieurs dizaines de prisonniers, dont 18 des quelque 40 membres du réseau. Sa mère, arrêtée elle aussi, est relâchée à la faveur de la confusion du Débarquement de Normandie; toutes deux se cachent une quarantaine de jours dans les champignonnières de Fleury-sur-Orne.

Après la guerre À la Libération, affectée à un service de la Sécurité militaire à Annemasse, elle participe au rapatriement des déportées de Ravensbrück. Elle épouse ensuite Jean Héron, celui qu'elle avait secondé dans la clandestinité. Nommée consule de France en Pologne, elle y côtoie la mémoire des camps d'extermination ; son beau-frère, le docteur Pecker, chirurgien à Caen, a été déporté et est mort à Auschwitz. Installée à Cabourg en 1983, elle siège au conseil municipal à partir de 1989 — pour une vingtaine d'années — et, déléguée aux travaux jusqu'en 1995, suit la réhabilitation du casino, des trois salles de cinéma et de l'hippodrome. Elle témoigne par la suite régulièrement de son parcours dans la Résistance, notamment auprès du public scolaire.

Distinctions par décret du ; par décret du ;

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Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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