Wanda Traczyk-Stawska, surnommée Pączek ou Atma, née le à Varsovie et morte le est une psychologue, résistante et militante polonaise.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage au sein du mouvement de résistance polonais contre l'occupation allemande. Elle combat notamment au sein de l'Armia Krajowa (Armée de l'intérieur), l'aile armée de la résistance polonaise. Elle fait également partie des Szare Szeregi (Rangs gris), le nom de code de l'Association des scouts de Pologne.

En 1944, elle participe à l'insurrection de Varsovie, et est décorée de la croix de la Valeur. Après la guerre, elle devient présidente du Comité social du cimetière des insurgés de Varsovie.

Elle milite également pour la protection des droits des femmes et des minorités en Pologne.

Jeunesse Wanda Traczyk-Stawska est la fille de Szczepan et de Bronisława.

Elle fréquente l'école primaire n°65 située au 36 rue Białołęcka (actuellement 2 rue Bartnicza) à Bródno. Après trois ans, elle rejoint l'école n°33 au 22 rue Grottgera à Mokotów. Là-bas, elle appartient à la de scouts Żwirki i Wigury.

Avant la Seconde Guerre mondiale, elle vit avec sa famille rue Dolna à Varsovie.

Activités dans la résistance polonaise En 1939, l'Allemagne nazie envahit la Pologne. À partir de 1942, elle rejoint les rangs de la résistance polonaise qui lutte contre l'occupant allemand. En tant que membre des Szare Szeregi (Rangs gris), elle participe à des opérations mineures de sabotage et à l'opération N, une série d'actions de sabotage, de subversion et d'intoxication menées d' à par la résistance polonaise contre les forces d'occupation nazies. Au cours de celle-ci, elle remet des lettres aux informateurs les avertissant que s'ils ne cessaient pas leurs activités, ils seraient condamnés à mort.

vignette|left|redresse=0.8|alt=|Wanda Traczyk-Stawska (avec une mitraillette Błyskawica) pendant l'insurrection de Varsovie. En août 1944, elle participe à l'insurrection de Varsovie en tant que mitrailleuse et officière de liaison au sein du détachement de couverture des ateliers d'édition militaire (WZW) du Bureau d'information et de propagande du quartier général de l'Armia Krajowa (Armée de l'intérieur). Il s'agit d'une unité chargée de soutenir les unités insurgées dans le nord du centre-ville de Varsovie.

Elle combat ensuite dans le sud du centre-ville et dans le quartier de Powiśle, afin de tenir la centrale électrique contre les attaques allemandes. Le 6 septembre 1944, elle est grièvement blessée par des éclats d'obus tirés par un lance-grenades lors de combats dans la rue Smolna. Par l’ordre n°26 du 7 septembre 1944, elle est décorée de la croix de la Valeur.

Après la fin du soulèvement et la capitulation des insurgés en octobre 1944, elle est faite prisonnière par les Allemands. Elle est alors incarcérée au camp de prisonniers Stalag VIII-B, puis déplacée au Stalag IV-B, Stalag IV-E et enfin au Stalag VI-C.

Le 12 avril 1945, elle est libérée par un escadron du de fusiliers montés de la 1ère division blindée polonaise du général Stanisław Maczek.

Activités après la guerre En 1947, elle retourne en Pologne. Diplômée de la Faculté de psychologie de l'université de Varsovie, elle commence à travailler à l'école spécialisée n° 6 pour enfants à besoins spécifiques du quartier de Praga. Durant de nombreuses années, elle travaille comme enseignante à l'école primaire spécialisée n° 3 située au 43 rue Ząbkowska.

Elle mène également des recherches sur les tombes des insurgés dans la ville, et mobilise les autorités et bénévoles afin de prendre l'entretien du cimetière des insurgés de Varsovie, qui était jusque là laissé à l'abandon.

Elle participe à l'établissement de la Journée du souvenir du 2 octobre pour les insurgés civils de Varsovie qui est votée par le Parlement de la République polonaise en 2015. Elle lance également la construction d'un mémorial au parc des insurgés de Varsovie.

Elle est ensuite présidente du Comité social du cimetière des insurgés de Varsovie au sein de l'Association mondiale des soldats de l'Armée de l'intérieur.

Engagement militant vignette|Wanda Traczyk-Stawska avec Michał Wójcik lors du Salon du livre historique de Varsovie en 2022. En 2018, elle soutient la manifestation des personnes handicapées à la Diète. Elle tente de rencontrer les participants, mais n'est pas autorisée à entrer dans le bâtiment du parlement. Lors de l'élection présidentielle polonaise de 2020, elle apparaît dans des documents enregistrés pour la campagne de Rafał Trzaskowski.

En octobre 2020, elle soutient la manifestation contre le durcissement des lois sur l'avortement en Pologne et proteste contre l'utilisation du symbole de la Pologne combattante par Jarosław Kaczyński, président du parti conservateur Droit et justice.

La même année, elle reçoit le prix Korona Równości (Couronne de l'égalité) à la suite d'un vote du public organisé par l'association Kampania Przeciw Homofobii (Campagne contre l'homophobie). Le prix récompense les personnes et les groupes particulièrement engagés dans la lutte pour les droits de la communauté LGBT+ en Pologne.

Le 10 octobre 2021, elle participe et prend la parole lors d'une manifestation sur la place du Château à Varsovie pour protester contre la décision du Tribunal constitutionnel de proclamer la supériorité de la Constitution polonaise sur le droit de l'Union européenne.

En 2023, lors de la célébration du anniversaire de l'insurrection de Varsovie, elle prononce un discours dans lequel elle appelle au respect de la Constitution de la république de Pologne et en particulier vis à vis des droits des femmes. Elle déclare : . Elle ajoute :

Lors des célébrations, elle appelle également à une coopération étroite avec l'Allemagne pour soutenir l'Ukraine contre l'envahisseur russe.

Décès Elle meurt à Varsovie le 18 août 2026 à l'âge de 99 ans.

Hommages Elle fait l’objet du film documentaire réalisé par Marianna Bukowski intitulé Portrait d’un soldat et du livre Błyskawica. L'histoire de Wanda Traczyk-Stawska - une soldate de l'Insurrection de Varsovie.

Décorations 100px 100px

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100px 100px 100px 100px|center Distinctions

Décorations Croix de la Valeur Croix de chevalier de l'Ordre Polonia Restituta Croix de l'Armia Krajowa Croix du Mérite de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne (2015) Insigne d'honneur « Mérite pour la Voïvodie de Mazovie » Médaille du gardien des lieux de mémoire nationale (2018) Médaille de la Commission de l'Éducation nationale Ordre du Sourire Insigne d'or du Syndicat des enseignants polonais (ZNP) (2019)

Récompenses et distinctions honorifiques Citoyenneté d’honneur de la ville de Varsovie (2017) Prix « Tabouret » de Gazeta Wyborcza (2015, pour la restauration de la mémoire du cimetière des insurgés de Varsovie à Wola ) Prix « Couronne de l’égalité » dans la catégorie « Engagement social », décerné lors du plébiscite de la Campagne contre l’homophobie pour l’implication dans la lutte pour l’égalité des droits de la communauté LGBT (2020) Prix honorifique dans le cadre de la 9e édition du prix Jan Rodowicz « Anoda » (2021, décerné par le Musée de l’Insurrection de Varsovie) Lauréate du concours Femme de l'année de Varsovie (2021)

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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