L'île Princesse Elisabeth (en néerlandais : Prinses Elisabeth-eiland) est une île énergétique artificielle en cours de construction en mer du Nord, au large des côtes belges, destinée à devenir la première île énergétique du monde. Le projet est porté par Elia, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité à haute tension en Belgique, et porte le nom d'Élisabeth de Belgique.

Présentation Située à environ 45 kilomètres au large de la côte belge, l'île doit servir de hub électrique regroupant les câbles des parcs éoliens de la deuxième zone éolienne offshore belge, dite zone Princesse Élisabeth, avant d'acheminer l'électricité produite vers le continent. Elle fera également office de point d'atterrage pour de futures interconnexions électriques reliant la Belgique à d'autres pays européens, notamment le Royaume-Uni.

D'une surface d'environ 6 hectares, l'île doit permettre de raccorder à terme entre 3,15 et 3,5 gigawatts d'énergie éolienne offshore, avec un objectif de 8 gigawatts à l'horizon 2040, ce qui en ferait la plus grande centrale électrique du pays.

Construction L'île est constituée de 23 caissons de béton, formant son enceinte extérieure, chacun mesurant environ 58 mètres de long, 28 mètres de large et entre 23 et 32 mètres de haut, pour un poids d'environ 22 000 tonnes chacun. Ces caissons sont fabriqués aux Pays-Bas, dans le port de Flessingue, avant d'être acheminés et immergés en mer du Nord.

La construction des caissons débute en 2024. Le 20 août 2026, l'installation du dernier des 23 caissons en mer du Nord marque l'achèvement des fondations de l'île. L'étape suivante consiste à remplir la structure de sable afin de constituer véritablement l'île, avant l'installation des équipements électriques.

Enjeux économiques Le coût estimé du projet a fortement augmenté, passant d'environ 2,2 milliards d'euros en 2021 à environ 7,5 milliards d'euros en 2025, ce qui a conduit le régulateur belge de l'énergie, la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (CREG), à s'interroger sur les raisons de ce dépassement et sur la poursuite du projet.

Enjeux environnementaux Le projet NID4BirdLIFE, cofinancé par le programme européen LIFE sur une durée de six ans et demi, vise à intégrer des éléments de conception favorables à la nature dans les murs anti-tempête de l'île, afin de créer un site de reproduction pour la mouette tridactyle (Rissa tridactyla), une espèce en déclin critique. Par ailleurs, des opérations de neutralisation de mines sous-marines découvertes en mer du Nord sont menées par Elia en collaboration avec le service de déminage militaire belge SEDEE, aux abords du chantier.

Notes et références Notes

Références

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