Le Petit Kaboul est un surnom donné depuis la fin des années 2000 à plusieurs secteurs du nord-est de Paris, en référence à la présence de populations originaires d'Afghanistan, notamment de personnes exilées.

Origine et usage du nom

Le nom de “Petit Kaboul” fait référence à Kaboul, capitale de l'Afghanistan, en raison de la présence de nombreux Afghans dans certains secteurs du nord-est parisien.

Son nom apparaît dans la presse française à partir de la fin des années 2000 pour désigner le jardin Villemin dans le 10e arrondissement de Paris et ses environs, en raison du passage de nombreuses personnes exilées notamment afghaneshttps://www.liberation.fr/societe/2009/03/02/square-villemin-petit-kaboul-parisien_426219/ https://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/20/un-petit-kaboul-en-plein-paris_1195733_3224.htmlhttps://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2023/09/15/a-paris-le-jardin-villemin-rebaptise-en-memoire-de-l-iranienne-mahsa-amini_6189591_4500055.html.

L'expression reste associée au square Villemin au cours des années suivantes. En 2017, le journal Le Monde désigne encore sous ce surnom la rue des Récollets et le square Villeminhttps://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/07/21/a-paris-au-bord-du-canal-saint-martin-le-petit-kaboul-se-remplir_5163345_1654200.html.

À partir des années 2020, le surnom est également employé pour désigner un secteur situé plus au nord, dans le 18e arrondissementhttps://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-guetteurs-go-fast-au-petit-kaboul-les-trafiquants-de-tabac-copiaient-les-dealers-21-10-2024-FQRK6IOYQ5AC3M56QWWT5CBJJE.php.

Le surnom de “petit Kaboul” a également été donné à d’autres quartiers dans d’autres villes du monde accueillant des populations originaire d’Afghanistan...

Histoire

Années 2000 à fin des années 2010

La présence de personnes exilées, majoritairement originaires d’Afghanistan, d’Irak, et d’Iran, au square Villemin commence en 2002 après la fermeture du centre de Sangattehttps://shs.cairn.info/revue-hommes-et-migrations-2018-4?lang=frhttps://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/17/de-sangatte-aux-jungles-les-migrants-finissent-toujours-par-revenir_1241599_3224.html. Un premier collectif se constitue sous le nom de Collectif des exilés du Xe arrondissement pour répondre à la situation humanitaire.

Le secteur reste par la suite un lieu de passage, de rencontre et d’entraide pour les personnes exilés. Il fait l’objet de plusieurs interventions policières et d'évacuations, notamment en 2008 et 2009.

A la fin des années 2000, plusieurs centaines de personnes fréquentent régulièrement le secteurhttps://www.liberation.fr/societe/2009/07/06/un-week-end-de-soins-pour-les-afghans-du-square-villemin_568737/. C’est dans ce contexte que le surnom de “Petit Kaboul” se diffuse dans la presse..

Après le démantèlement de la “jungle de Calais” en 2009, plusieurs personnes exilées s’installent dans les environs du square Villemin, en attente de solutions pour traverser vers le Royaume-Unihttps://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75010/les-afghans-reviennent-au-square-villemin-05-10-2009-662603.php.

À partir du milieu des années 2010, la géographie de la présence de personnes réfugiées dans le nord-est de Paris évolue sous la pression des opérations policièreshttps://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/25/comment-les-operations-d-evacuation-poussent-les-migrants-aux-portes-de-paris_5414631_3224.html. À l'automne, un campement se constitue sous le métro aérien entre Barbès et La Chapelle. En 2015 et 2016, d'autres campements apparaissent ou se reforment autour de La Chapelle, Jaurès et Stalingrad, dans les 10e, 18e et 19e arrondissements de Paris.

La fonction du jardin Villemin comme point d’accueil perdure au cours des années suivantes. En 2017, Le Monde y décrit encore la présence de personnes originaires d'Afghanistanhttps://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2017/07/21/a-paris-au-bord-du-canal-saint-martin-le-petit-kaboul-se-remplir_5163345_1654200.html?utm_source=chatgpt.com.

Années 2020

Dans les années 2020, la presse reprend l'appellation “Petit Kaboul” pour désigner les environs de la place de La Chapelle et la rue Marx Dormoyhttps://www.leparisien.fr/paris-75/paris-entre-survie-et-vrai-business-ils-vendent-leurs-cigarettes-souvenirs-et-legumes-dans-la-rue-28-09-2024-IBJBUNYXIBFYPEJ5FOAEKY6YN4.phhttps://www.leparisien.fr/paris-75/un-travail-sans-fin-a-paris-vaste-operation-de-controle-dans-les-commerces-du-petit-kaboul-a-marx-dormoy-13-03-2026-VQZBY6CAFZE2JGPLPPVZ5QWVAA.php.

Références

Catégorie:Immigration en France Catégorie:Réfugié afghan