Le protocole d'accord franco-tunisien ( ou ) est le résultat de négociations entre les gouvernements français et tunisiens. Il officialise l'indépendance de la Tunisie mettant ainsi fin au protectorat français. Il est signé le puis cette date devient un jour férié en Tunisie.

Contexte En 1881, la France envahit la Tunisie sous l'impulsion de Jules Ferry. Elle oblige alors le bey Sadok à signer le traité du Bardo, un document largement à l'avantage de la France...

Au milieu du , la montée du sentiment nationaliste tunisien est dominée par un parti hégémonique, le Néo-Destour. En , ce mouvement nationaliste déclenche une insurrection armée contre la puissance coloniale..

Pour éviter un enlisement similaire à celui de l'Indochine, le nouveau président du Conseil français, Pierre Mendès France, prononce le discours de Carthage le , où il propose d'ouvrir des négociations pour l'autonomie de la Tunisie à l'intérieur de l'Empire colonial français..

Les accords d'autonomie interne du signées sous le deuxième gouvernement Faure proclament et concrétisent celle-ci.. Cependant, les conventions de 1955 comptent plusieurs limites et n'apportent pas de changements concrets à court terme..

Dispositions du protocole d'accord Le texte suspend l'application du traité du Bardo. La France reconnaît l'indépendance de la Tunisie, qui récupère l'exercice de ses responsabilités en matière de diplomatie. Le document définit les bases d'une relation d'interdépendance entre les deux pays. Les nations prévoient une coopération dans les domaines de la défense et des relations extérieures. La France apporte son concours pour la création d'une armée tunisienne. Les gouvernements fixent la reprise des discussions au pour finaliser l'application de cet accord..

Postérité et analyses Le est officiellement inscrit comme jour férié par le décret du et n'est jamais remplacé ou supprimé malgré les nombreuses Constitutions....

Selon l'historienne Samia El Mechat, de multiples contraintes politiques et géopolitiques privent Habib Bourguiba de toute flexibilité face à Paris : la dissidence interne menée par son rival Salah Ben Youssef, la pression militaire française omniprésente sur le territoire, l'influence du nationalisme arabe de l'Égypte de Nasser, ainsi que la montée en puissance de l'Armée de libération nationale.

Notes et références

Bibliographie . . .

Liens externes . . .

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