Linda Malnati ( – ) est une militante italienne pour les droits des femmes, syndicaliste, suffragette, pacifiste et éducatrice. Elle milite pour améliorer les conditions de travail des enseignants à partir des années 1890. Elle contribue à des magazines appelant à de meilleures conditions pour les femmes travailleuses et, dans les années 1900, elle soutient l'émancipation et le droit de vote des femmes. Elle est membre active de diverses organisations féminines.

Biographie Enfance et éducation vignette|alt=Photographie noir et blanc d'une femme blanche portant une veste sombre sur laquelle est agrafé un bijou pendentif |Anna Maria Mozzoni vers 1900 Linda Malnati naît le à Milan. Elle est la fille de Giacomo et Carolina Pedrioli. Elle fréquente les cercles démocratiques de la ville, où sont prônés les idéaux de justice sociale et d'émancipation des femmes. Elle fréquente les féministes , et Anna Maria Mozzoni.

Carrière professionnelle et militante Enseignante En 1875, elle est employée par la municipalité de Milan comme institutrice pour les classes élémentaires, et en 1888 pour les classes supérieures. Elle est enseignante car elle est convaincue que l'éducation et l'émancipation sont à la base de la régénération de la société, menant au développement démocratique. Elle écrit des manuels scolaires.

Elle souhaite améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants, notamment l'égalité salariale entre les hommes et les femmes, un sujet sur lequel elle écrit dans divers journaux et revues comme , , , , , , Avanti!. Son premier article, (Aux femmes et spécialement aux femmes italiennes) est publié dans la revue républicaine .

Syndicaliste vignette|alt=Photographie noir et blanc, en buste, d'une femme blanche coiffée d'un chignon et ornée d'un col de rubans |Anna Kuliscioff c 1907 Afin d'encourager les travailleuses à s'organiser, elle crée en 1890, avec Anna Kuliscioff et , une section féminine à la Camera del lavoro de Milan, formant ainsi une sorte de syndicat. En 1893, elle crée avec douze autres personnes une section pour les institutrices et elle préside la (Ligue pour la protection des intérêts des femmes) qui a été créée par Mozzoni en 1881. À la fin des années 1890, elle participe aux manifestations ouvrières, notamment aux événements de mai 1898.

Dans un article pour (Vie des femmes, organe de la fédération des Ligues des Femmes), elle écrit sur la relation entre socialisme et féminisme, appelant les femmes à combiner la lutte des classes et la lutte des sexes.

Elle encourage l'éducation préscolaire et en 1901, elle soutient la création de l'université populaire de Milan en tant que membre du comité directeur.

Parmi les organisations féminines au sein desquelles elle milite, elle crée en 1903 un (Comité pour l'éveil de l'activité féminine) sous l'égide de l'Association des enseignants de Milan. Cette initiative incite un certain nombre d'enseignants masculins à former leur propre organisation masculine.

Suffragette Contrairement à certaines opinions de membres du parti socialiste, Malnati considère le suffrage féminin comme fondamental pour l'émancipation et l'amélioration de la vie des femmes. Après que Roberto Mirabelli eut fait la proposition du suffrage universel lors des discussions parlementaires de 1904, elle crée avec Mozzoni le (Comité milanais du suffrage) en 1906 ainsi qu'un comité national de coordination. Lors de la Convention de Milan en avril 1907, organisée par les catholiques, elle insiste sur l'importance du droit de vote pour les femmes. L'année suivante, au Congrès national des femmes italiennes, elle dépose une motion pour remplacer l'enseignement religieux par des cours de religion comparée dans les écoles primaires. Lorsque la motion est adoptée, les catholiques rompent avec les associations féminines laïques et créent leur propre organisation féminine.

Pacifiste En 1914, avec Clerci, elle propose de créer une ligue pour la neutralité italienne dans le conflit. Durant la Première Guerre mondiale, elle s'engage au Comité central d'assistance civile pour la guerre et s'occupe des réfugiés. De 1914 à 1920, elle dirige l'orphelinat auquel elle est associée depuis longtemps. En 1917, elle s'engage à nouveau en faveur de la paix, encourageant l'action internationale.

Souffrant d'une grave maladie, Linda Malnati se retire à Blevio, sur la rive orientale du lac de Côme, où elle meurt le .

Références

Voir aussi Bibliographie .

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