Walraven van Balveren, né le à Leur (Provinces-Unies) et mort le à Echteld (Pays-Bas), est un militaire néerlandais. Il fait partie de la noblesse néerlandaise, avec le titre de baron.

Biographie Origines et vie privée Né au château de Leur, dans la province de Gueldre, il est le fils de Christiaan Willem Henderik Ernst van Balveren et de Wilhelmina Johanna Lidwina van Fridagh. Il se marie le 1 à Katwijk aan den Rijn avec la baronne Anna Henriette Elisabeth van Wassenaer. Ils ont deux fils, dont Walraven Hendrik Elias né le .

Carrière militaire gauche|vignette|Portrait vers 1810. Il débute sa carrière militaire le en tant qu'élève officier du génie puis rejoint le régiment de cavalerie dès la fin du mois. Il est nommé sous-lieutenant le dans les Gardes Dragoners du Grand-pensionnaire de la république batave. Après la création du Royaume de Hollande, il est promu lieutenant le dans les grenadiers à cheval de la garde du roi Louis Bonaparte et est ainsi envoyé en Prusse durant la guerre de la Quatrième Coalition. Il passe ensuite capitaine et instructeur chez les cuirassiers de la même garde le . Avec l'annexion au Premier Empire, il est transféré au 2e régiment de lanciers de la Garde impériale le et participe à la campagne de Russie en 1812 et à la campagne d'Allemagne en 1813, puis à la campagne de France qui clôture la guerre de la Sixième Coalition en 1814.

Après la première abdication de Napoléon, Van Balveren est intégré à l'armée de la Principauté souveraine des Pays-Bas unis, plus précisément au régiment de hussards . Lors du retour de pendant les Cent-Jours, il participe à la bataille de Waterloo le , cette fois contre les Français, sous les ordres du duc de Wellington. Le , il est promu major dans son régiment qui appartient à présent aux forces armées du Royaume uni des Pays-Bas. Le , il est nommé lieutenant-colonel dans le régiment de lanciers puis est transféré au régiments des hussards le . Le de la même année, il devient aide de camp du roi Guillaume Ier, fonction qu'il exerce jusqu'au , date à laquelle il reçoit le grade de colonel et le commandement du régiment de hussards : le . vignette|gauche|Le détachement de Van Balveren en déroute dans la rue de Flandre, lors des Quatre Jours de Bruxelles. Ils sont cantonnés à Tournai lorsque la révolution belge éclate avec les émeutes d'août 1830 à Bruxelles. Celles-ci se propagent rapidement et gagnent Tournai, ce qui contraint Van Balveren a quitter la ville le , pour Audenarde puis Alost. Quelques jours plus tard, le chef d'état-major de l'armée, le général Constant de Rebecque, lui confie un détachement spécial dans le corps d'armée mobile envoyé dans les Pays-Bas méridionaux afin de tenter d'y mater l'insurrection. Celui-ci se compose de hommes issus du bataillon de la afdeeling d'infanterie et du régiment de hussards . Le ils accrochent des patriotes belges dans les environs de Zellik puis, le lendemain, le colonel mène personnellement le détachement à l'attaque de la porte de Flandre, au début des Quatre Jours de Bruxelles, mais celle-ci est un désastre. La troupe entre en ville mais est piégée dans la rue de Flandre où elle est attaquée par les défenseurs retranchés derrière la barricade de la rue Rempart-des-Moins et guidés par le docteur André Dieudonné Trumper, tandis que les Bruxellois leurs lancent toute sorte d'objets depuis les fenêtres des maisons. L'armée recense hommes hors de combat, dont tués et chevaux, sans compter les fuyards. Il y a également prisonniers, dont le colonel Schenofsky et le major Van Borselen. Après de nombreuses pertes et désertions, le reste des forces se retire en désordre et passe le pont du canal Charleroi-Bruxelles, alors en construction, en direction d'Asse ils restent jusqu'au dans le but de barrer la route à aux corps-francs de volontaires flamands qui viendraient défendre Bruxelles. Là, le détachement perd encore une vingtaine d'hommes tués par les paysans de la région qui les surprennent à marauder, alors que les blessés sont évacués vers Alost et Gand. Sur blessés recensés à l'ambulance d'Alost, seuls l'étaient réellement, les autres, démoralisés et refusant souvent de se battre contre leurs compatriotes, cherchaient une excuse pour être mis hors combat. Durant la retraite vers Anvers, il participe à la bataille de Duffel en reprenant la ville le après l'avoir évacuée face à une poignée d'hommes menés par le major Herman Kessels.

L'année suivante, Van Balveren prend part à la campagne des Dix-Jours. Il arrive en Belgique dans la soirée du avec son régiment de hussards et une section d'artillerie à cheval pour apporter des renforts après la . Le lendemain, il participe à la au sein de la division néerlandaise commandée par le général , mais il subit une défaite face aux forces armées belges commandées par le général Nicolas Daine et est blessé d'un coup de sabre au-dessus de l'oeil droit. Une fois la guerre belgo-néerlandaise terminée, il est nommé major-général le , inspecteur des corps de la cavalerie le , puis est chargé de la supervision du haras de Borculo ainsi que de l'École royale d'équitation militaire de La Haye à partir du . Il prend sa retraite le .

Décorations vignette|Walraven Van Balveren vers 1847. () ; () ; ( classe le , classe le ) ; ().

Bibliographie

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Voir aussi

Notes et références

Catégorie:Naissance en novembre 1784 Catégorie:Naissance à Leur Catégorie:Décès en août 1865 Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Décès à Echteld Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1814 Catégorie:Ordre militaire de Guillaume Catégorie:Commandeur de l'ordre du Lion néerlandais Catégorie:Militaire néerlandais des guerres de la Révolution française Catégorie:Militaire néerlandais du XIXe siècle Catégorie:Chef militaire néerlandais des guerres napoléoniennes Catégorie:Combattant du camp hollandais de la révolution de 1830 Catégorie:Baron néerlandais du XIXe siècle