Le premier seigneur connu de cette branche est un seigneur du nom de Girart. Girart de Montmorot adopte le nom de Janly ou Janley, et ses héritiers s'appelleront Girart de Janly ou Janley puis de Janly ou Janley, à partir du . Cette branche, qui s'éteint au , porte comme armes une variante du blason des seigneurs de Janly : d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois quintefeuilles du même. La filiation de cette branche est très morcelée et incertaine par moments. Elle avait des propriétés à ou possédait les seigneuries de Janly, Chalon-sur-Saône, Mellecey, Saint-Maurice-en-Rivière, Yelley (Hirley près de Chalon-sur-Saône), Montille, Verchisy, Magny-la-Ville, Dracy-les-Vitteaux, Fresnes-les-Montbard, Villiers-les-Hauts (en Auxois) et Jussy (en Auxerrois). Le premier représentant de cette branche est :

Maison (Girart) de Janley Girart (ou Girard) de Janley : Le comte Georges de Montmorot le donne comme fils de Richard de Montmorot et d'Alix d'Estrabonne, et né à Genlis. Il est dit clerc, et son titre de "maître" nous laisse penser qu'il occupe probablement une charge administrative dans le duché. Il meurt avant 1347. En , il vend deux soitures de pré sur Genlis à Jean Bruchiote, clerc. D'une femme dont on ignore les prénom et nom, Girart aurait eu, au moins, trois fils appelés Jean, Jean et Nicolas : Jacques Girart de Janley (filiation incertaine): il est clerc à Dijon en 1374 et 1375. Jean Ier Girart de Janley : sa naissance lui permet d'entrer dans le chapitre cathédral de Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône dont il devient trésorier puis doyen. Il est enterré en 1372 à l'entrée de la chapelle de Vères, dite de la Sainte Vierge, dans la cathédrale"L'Église cathédrale Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône". Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Sâone. série. Vol 1. Chalon-sur-Saône : Bertrand, 1906.. Il porte pour armes : d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois quintefeuilles du même. Il est le fils de "maître Girart de Janley". Il est témoin pour Jean de Poisac, écuyer et soudoyer du Duc, en 1347. Jean II Girart de Janley: il est le frère cadet de Jean Ier, doyen du chapitre cathédral de Saint-Vincent de Chalon-sur-Saône, et est chanoine dans le même chapitre. Il en devient le trésorier. Il enterre son frère aîné, le doyen, en 1372. Nicolas Girart de Janley : il est le fils de Girart de Janley. Il écrit une charte à Chalon-sur-Sâone en 1374Mémoires de la Société Bourguignonne de géographie et d'histoire. Dijon : Darantière, 1885. 363.. Il apparaît dans une quittance du "mardi avant la madeleine 1383" donnée par Jean de Pontailler, écuyer et seigneur de "Maigney" (Magny-sur-Tille), et son frère Hugues de Pontailler, chevalier, à Philibert de Janley, ("fils de feu Nicolas de Janly"), à cause de portions de bois dans les bois de Beire et "Léé" (Lays) que le seigneur de Magny tenait de Perrin de "Columbey" à cause de sa femme Hugote. Henri Dubois le mentionne comme faisant partie de l'échevinat de DijonDubois, Henri. Les foires de Chalon et le commerce de la vallée de la Saone. Paris : Imprimerie Nationale, 1976. 448.. Il meurt avant 1383. De son épouse, dont les noms et prénoms sont inconnus, il eut au moins un fils : Philibert. Odette Girart de Janley (filiation incertaine mais probable) : elle épouse Guillaume Fyot, écuyer de Boux-sous-Salmaise, qui vivait encore en 1382François-Alexandre La Chesnaie Des Bois. Dictionnaire de la Noblesse. édition. Vol 6. Paris: Boudet, 1773. 747.. Elle fut au service de la duchesse de Bourgogne car son nom apparait dans le livre de compte du receveur Guillaume Bataille, le , pour une somme d'argent que lui devait sa maitresseMoréri, Louis. Le grand dictionnaire historique ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane. Vol 5. Paris : Librairies associés, 1759. 421.. Huguette (ou Hugotte) Girart de Janley (filiation incertaine mais probable) : Georges de Montmorot la dit dame d'Uchey et elle parait être, selon Peincedé, la femme de Perrin de Columbey (probablement Colombier). Son nom et celui de son mari apparaissent dans la quittance du "mardi avant la Madeleine 1383" cité ci-dessus. Entre 1406 et 1415, une sentence est rendue en sa faveur (Huguette de Janley, dame de Varennes et de Saint-Loup) contre les moines de La Ferté qui ont tellement fait hausser les chaussées de leurs étangs de Saint-Ambreuil et de Seneuil . Elle reçoit des indemnitésMichon, L; Bénet, A; Lex, L. Inventaires sommaire des Archives départementales de Saône-et-Loire antérieures à 1790. partie. Archives ecclesiastiques, série H. Mâcon : Perroux, 1874. 12.. Philibert Girart de Janley : il est le fils de Nicolas de Janley. Son nom apparait à côté de celui de son père dans la quittance de 1383 donnée à Jean de Pontailler, seigneur de Magny-sur-Tille, et son frère Hugues de Pontailler. Le , il cède à l'abbaye Saint-Étienne de Dijon une pièce de terre dit le "Champ Prestet". En effet, l'abbaye maintenait que Philibert devait leur payer un cens de "trois solz tournois de forte monnoie". Philibert répliquait qu'il ne possédait pas de terre censable à Saint-Étienne. Afin de mettre fin à cette dispute, il cède la terre aux moines et se libère ainsi des trois sols, des amendes et des arrièrages. L'acte est scellé à "Janley"Gally, L. Chartres de l'Abbaye de Saint-Étienne de Dijon de 1395 à 1400. Dijon : Nourry, 1908. 103-05.. Nicolas Girart de Janley : il est le fils de Philibert Girart de Janley. Son nom apparaît comme témoin d'un bail à cens à Genlis le auquel son père est également témoinGally, L. Chartres de l'Abbaye de Saint-Étienne de Dijon de 1395 à 1400. Dijon : Nourry, 1908. 108.. Laurent Girart de Janley (filiation incertaine) : Peincedé le mentionne dans un acte du . Hugues ou Huguenin Girard de Janly (filiation incertaine): mentionné par Peincedé vers 1430 à propos de l'héritage de Lambert Jouhot de biens situés à Genlis. Jean Girart de Janley (filiation incertaine) : son nom est mentionné dans une lettre écrite en 1413 par Guyot de Jaucourt aux gens du conseil et des comptes à Dijon, relative à l'entretien des troupesPetit, Ernest. Itinéraires de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, ducs de Bourgogne. Paris : Imprimerie Nationale, 1888. 602., ainsi que dans le recueil de Peincedé avec celui de son père.

La famille de Chierlieu, alias de Janley Les textes d'époque et les sources secondaires basées sur les textes d'époque, tel que le livre de Thierry Dutour, Une Société de l'honneur, nous renseigne sur une branche de la famille qui a quitté Genlis pour chercher fortune à Dijon. Ils habitent la rue de Chierlieu, à côté de la maison dijonnaise du Chapitre de Langres, située à côté de l'église Saint-Philibert, dont le nom a changé de nos jours. Parmi eux, on trouve Robert de Chierlieu, alias de Janley, bourgeois de Dijon, qui est fermier des dîmes de l'abbaye de Saint-Bénigne en partenariat avec d'autres de ses parents, Girart et Regnaudot de Chierlieu, ou de Janley. Ce dernier est l'homme important de ce rameau: il travaille pour le duc Philippe le Bon en tant que clerc et payeur des ouvrages de la Chartreuse de Champmol. Il est également valet du duc de Bourgogne et bâtonnier de Saint-Bénigne. En 1425, il . Il est aussi membre de la confrérie de Saint-BénigneChomton, Louis (abbé). Histoire de l'église de Saint-Bénigne de Dijon. Dijon : Jobard, 1940. 243-44. et échevin de Dijon onze fois entre 1386 et 1413.

Thierry Dutour inclut également Nicolas de Janley et son fils Philibert, nommés ci-dessus, comme membres de cette branche. Ils demeurent également à Dijon, du côté de Notre-Dame en 1376. Connu dans les textes depuis 1354, Nicolas prête la somme de 11 livres pour aider aux fortifications de Dijon en 1368. Robert de Chierlieu avait prêté 10 florins en 1363 pour la même cause.

La grande différence qui existe entre ces deux groupes d'individus est que Robert fut imposé 4 livres "pour les marcs", alors que Nicolas et Philibert ne le sont pas. Cependant, Henri Dubois confirme que Nicolas de Janley appartient à une famille échevinale, ce qui confirme les liens de parentés entre ces hommes.

La descendance de Jean Girard de Janley/Janly À ce stade de nos recherches, le rattachement de Jean Girard de Janly/Janley à l'arbre généalogique de la maison de Janly n'a pas encore été établi. Jean Girart de Janley (filiation incertaine) : né vers 1400, le duc Philippe le Bon le fait receveur du bailliage et grainetier du grenier à sel de Chalon-sur-Saône vers 1427"L'Église cathédrale Saint-Vincent de Chalon-sur-Sâone". Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône. série. Vol I. partie. Chalon-sur-Sâone : Bertrand, 1906. 13.. Il est titré seigneur de Montilles. Philippe de Commines le dit "conseiller-lay à vingt sols de gages par jour" dans ses mémoires. Le duc Philippe le Bon l'anoblit en 1433 pour avoir probablement dérogé en devenant fonctionnaire et en exerçant des charges cléricales. Jean meurt en 1471Batault, Henri. Société d'Histoire, d'Archéologie et de Littérature de l'Arrondissement de Beaune. Mémoires, année 1886. Beaune : Batault, 1887. 119.. Toujours en 1433, au mois d'août, Il est chargé par le duc Philippe le Bon et les États de Bourgogne de lever la somme de livres pour lever une armée destinée au siège de Pacy et d'Avalon. Philippe de Commynes, dans ses fameux mémoires raconte qu'en 1468, "fust arresté maistre Jean de Janly, envoyé par mondit Sieur le Duc devers Monsieur de Calabre & le Roy d'Aragon, à cause de leur differend, & dont fut fait grande injure à mondit Sieur le Duc, & audit Janly interest et dommage, ainsi qu'il a est remonstré au long par les députés de mondit Sieur le Duc." Il meurt en ou vers 1472. Il épouse vers 1426 ou 1441? Jeanne de Molain, dame d'Hirley, fille d'Odot (ou Odon) de Molain, plus tard Mâlain), baron de Lux, de noblesse récente et fabuleusement riche. Elle "fait son testament chez Me Pierre Martin, notaire à Chalon, après Pâques 1472, et choisit sa sépulture dans la chapelle Saint-Michel de l'église Saint-Vincent; entre autres dons, elle légua 100 francs pour la réparation des clochers, dix francs pour la réparation du grand pont de Saône et trente livres à chacune des dix pucelles choisies par les échevins pour les aider à se marier""L'Église cathédrale Saint-Vincent de Chalon-sur-Sâone". Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône. série. Vol I. partie. Chalon-sur-Sâone : Bertrand, 1906. 33-34.. Elle meurt en 1476. Ils sont les parents de Jean, Antoine, Philibert, Huguette, et Odette.