Sidi Wacho est un groupe de hip-hop issu de la collaboration entre quelques membres du collectif d'origine lilloise Ministère des Affaires populaires, et de Juanito Ayala, chanteur de cumbia chilien.

Le groupe se compose des deux chanteurs Saïdou Dias et Juanito Ayala, du DJ chilien Antu, de l'accordéoniste de MAP Jeoffrey Arnone, du percussioniste El Pulpo et du trompettiste Boris Viande.

Le groupe compose une musique éclectique, mêlant des influences de hip-hop, de cumbia et de musique balkanique, des textes en plusieurs langues (français, espagnol ou arabe), et des paroles engagées évoquant la lutte des classes, l'anti-impérialisme et la révolution prolétarienne internationale.

Historique A l'occasion d'un voyage à Santiago au Chili en 2014, Saidou Dias — ancien membre des groupes Ministère des Affaires Populaires (MAP) puis Zone d'Expression Populaire (ZEP) — échange et compose avec quelques musiciens locaux, et de cette union nait la formation.

Ce mélange de cultures se retrouve dans le nom du groupe : « Sidi » étant le terme arabe pour « Monsieur », et « Wacho » désignant les enfants des rues au Chili.

Leur collaboration donne naissance à un premier album en 2016, Libre, portant un message politique révolutionnaire, engagé aux côtés des classes populaires, ouvrières et internationalistes face au bloc bourgeois et impérialiste dominant.

En 2018, le groupe sort leur second album : Bordeliko. L'album est dans la continuité de la direction artistique aux multiples influences du groupe, évoquant des artistes similaires comme Zebda, Sergent Garcia et la Mano Negra.

En 2020, un troisième album voit le jour, intitulé Elegencia Popular. Le groupe collabore sur la chanson Que de l'amour avec le militant du Nouveau Parti Anticapitaliste, Olivier Besancenot.

Un quatrième album est produit et sort en 2022, baptisé Calle Sound System. Deux ans plus tard, en 2024, le groupe sort leur cinquième album : Habibi Sudaka.

Controverses En , après la tenue d'un concert dans la ville d'Amiens, la mairie refuse de payer le cachet de Sidi Wacho, invoquant un « non-respect de la neutralité politique » après que le groupe ait exprimé son soutien au peuple palestinien.

L'origine de la polémique est attribuée à deux élus municipaux du rassemblement national, s'indignant des positions du groupe durant leur concert. Sidi Wacho de leur côté annoncent déposer plainte contre la mairie en cas de non-versement du cachet, estimant n'avoir enfreint aucune loi en usant de leur liberté d'expression.

La controverse est réitérée par le parti d'extrême-droite quelques jours plus tard à Tarbes, la ville décide tout de même de maintenir le concert du groupe, avec des mesures de sécurité renforcées. En réaction des élus et collectifs locaux de gauche accusent le RN de vouloir "faire le buzz" de manière mensongère.

Discographie

Références

Liens externes

Site officiel du groupe Discogs • Soundcloud • qobuz

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