Le racisme dans la police en France désigne une discrimination caractérisée de diverses manières, se manifestant au sein des forces de l'ordre. Son existence fait l'objet de nombreux rapports, y compris au niveau international. Les analyses de ce phénomène montrent qu'il peut viser le public au contact des forces de l'ordre durant leurs missions, mais également des membres des forces de l'ordre eux-mêmes, victimes de leurs propres collègues.
L'histoire de cette discrimination est marquée par l'histoire coloniale de la France.
Héritage colonial Le sociologue Fabien Jobard reprend à l'historien Emmanuel Blanchard la notion de « colonialité policière », qui désigne un héritage colonial transmis d'une génération de policiers à la suivante. Plusieurs préfets et commissaires ayant participé à la répression dans les colonies ont ensuite exercé des commandements en métropole, comme Maurice Papon.
Dans les années 1970, les grands ensembles où vivent les travailleurs immigrés sont surtout couverts par des unités mobiles (CRS, gendarmes mobiles). Leurs méthodes reprennent celles des villes coloniales, en particulier le filtrage des accès aux centres-villes par le contrôle d'identité, un outil qui s'était imposé pendant la guerre d'Algérie pour surveiller les déplacements des résidents maghrébins.
En Île-de-France, les gardiens de la paix affectés en banlieue sont alors encadrés par des brigadiers ayant débuté dans une police en guerre contre le FLN. Ils font face aux jeunes descendants d'immigrés, premiers touchés par la désindustrialisation et le chômage. Les violences subies par certains d'entre eux dans la banlieue lyonnaise sont à l'origine de la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983.
Prise en compte En 2019, parmi plus de adressés à l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN), une trentaine d'entre eux sont relatifs au racisme. Ils ne donnent pas lieu à des poursuites.
Notes et références
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