La collection des vélins du Muséum national d'histoire naturelle est un ensemble de plus de , des parchemins très fins, représentant des plantes ou des animaux peints à l'aquarelle. Elle est conservée à la bibliothèque centrale du Muséum national d'histoire naturelle. Les plus anciens vélins ont été réalisés par le peintre Nicolas Robert en 1631.

Historique Au XVIIᵉ siècle, Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII, souhaite faire représenter les plantes de son jardin de son château de Blois et les oiseaux de sa volière. Le prince est collectionneur d’art, curieux de science, passionné de botanique. En 1631, il fait appel à Nicolas Robert (1614-1685), qui réalisera sept cent planches.

Louis XIV hérite des vélins et les dépose au palais du Louvre. La poursuite de la collection est confiée aux professeurs du Jardin royal des plantes médicinales. Le ministre Jean-Baptiste Colbert consacre un budget annuel pour rétribuer les artistes. vignette|Sanguines de l’Histoire des plantes, page titre. Au XVIIᵉ siècle, le botaniste Denis Dodart, membre de l'Académie des sciences, dirige les recherches pour réaliser une encyclopédie des plantes connues. Environ 360 dessins à la sanguine sur papier sont réalisés par Nicolas Robert, Abraham Bosse (1602-1676) et Louis Claude de Châtillon (1639-1734). En 1676, le Mémoires pour servir à l'histoire des plantes, reproduit ses dessins dans 38 gravures, reproduisant des vélins de plantes découvertes dans le Nouveau monde. vignette|Madeleine-Françoise Basseporte, Hibiscus.

Au XVIIIᵉ siècle, la collection des vélins est développée grâce au travail de Jean Joubert (1643-1707), Claude Aubriet (vers 1665-1742), puis la dessinatrice Madeleine Françoise Basseporte (1701-1780). Lui succède Gérard van Spaendonck (1746-1822).

À la Révolution, le décret de la Convention nationale du , qui transforme le Jardin royal des plantes médicinales en Muséum national d'histoire naturelle, décide le transfert à la bibliothèque du nouvel établissement de . Chaque nouvelle plante découverte est simultanément séchée dans l'herbier national et reproduite en peinture sur vélin. Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) et son frère Henri Joseph Redouté (1766-1852) se consacrent à la botanique, tandis que Nicolas Huet le Jeune (1770-1830) œuvre pour la zoologie. vignette|Illustration d'un zèbre par Nicolas Maréchal, in La Ménagerie du Muséum National d'Histoire Naturelle, 1804. De 1800 à 1805, Georges Cuvier, Bernard-Germain de Lacépède et Étienne Geoffroy Saint-Hilaire dirigent la publication de La Ménagerie du Muséum national d’histoire naturelle, un ouvrage présentant des gravures reproduisant les animaux .

La production ralentit avec le développement de la photographie, avant de reprendre de 1950 à 1960, puis dans les années 1990. À l'automne 2017, une partie de la collection des vélins est présentée lors d'une exposition temporaire à l'hôtel de Magny.

En 2026, pour les 400 ans du Muséum, trois nouveaux vélins sont réalisés : une nouvelle plante découverte à Mayotte, un troupeau de dinosaures inspiré des fouilles sur le site paléontologique d'Angeac-Charente, et un foraminifère. Ils sont présenté à l'occasion de l'exposition , dans la Grande galerie de l'Évolution.

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Catégorie:Muséum national d'histoire naturelle