Andrea Martinucci, né en 1991 à Rome, est un artiste visuel et peintre italien.
Formé au design multimédia à l'Accademia delle Arti e Nuove Tecnologie de Rome, il vit entre Milan et Rome. Sa pratique, centrée sur la peinture, s'étend à l'image en mouvement, à l'installation et à l'écriture, et porte sur les images issues des réseaux sociaux et sur leur circulation.
Sélectionné en 2019 pour le Premio Cairo, il figure en 2020 parmi les lauréats de l'appel à projets , à la suite duquel son installation vidéo entre dans les collections de l'Istituto Centrale per la Grafica à Rome.
Il participe en 2023 à l'exposition à la Triennale de Milan, puis compte parmi les vingt-sept artistes de la version itinérante , présentée à partir de 2025 en Amérique latine. En , la Fondation Baruchello de Rome lui consacre sa première exposition personnelle dans une institution.
Parcours
Formation et débuts
Andrea Martinucci naît à Rome en 1991. Il étudie le design multimédia à l'Accademia delle Arti e Nuove Tecnologie de Rome et vit et travaille entre Milan et Rome.
En , il présente à Dimora Artica, à Milan, exposition personnelle comprenant des peintures inédites de la série et une installation.
En 2019, il présente une double exposition personnelle à Milan, à Banca Sistema Arte et à la galerie Renata Fabbri, et il est sélectionné pour le Premio Cairo, exposé au Palazzo Reale.
Cantica21
En 2020, Martinucci figure parmi les lauréats de l'appel à projets , initiative conjointe du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et du ministère de la Culture, destinée à soutenir la production d'œuvres d'art contemporain et à enrichir les collections publiques italiennes. Son installation vidéo est acquise par la collection permanente de l'Istituto Centrale per la Grafica à Rome.
Années 2020
Du au , il participe à l'exposition collective à la galerie Tang Contemporary Art de Hong Kong, aux côtés de cinq autres jeunes peintres italiens.
En 2022, il présente , sa deuxième exposition personnelle à la galerie Renata Fabbri de Milan, et participe au cycle à la Triennale de Milan. En 2024, il prend part à , projet de la Fondation Elpis mené avec la Galleria Continua et Threes Production, avec une intervention intitulée .
En , la Fondation Baruchello de Rome lui consacre , première exposition personnelle qu'une institution lui consacre, sous le commissariat de Serena Schioppa. Un ouvrage éponyme, publié par Arbor Edition sous la direction de Lisa Andreani, paraît à cette occasion.
Pittura italiana oggi
Martinucci participe en 2023 à l'exposition à la Triennale de Milan, puis compte parmi les vingt-sept artistes nés entre 1990 et 2000 retenus pour , version itinérante qui en est issue. Présentée au Palacio Libertad de Buenos Aires à partir du , elle gagne ensuite Brasilia et Rio de Janeiro.
Œuvre
Martinucci travaille à partir d'images issues des réseaux sociaux, qu'il superpose et assemble. Sa série porte sur la mémoire et la dégradation des images numériques, tandis que ses travaux plus récents intègrent des éléments du langage cinématographique et publicitaire. Sa notice biographique décrit une recherche circulant entre fiction et théorie, organisée principalement autour de la peinture mais s'étendant à l'écriture et aux images en mouvement.
L'installation documente une action accomplie par l'artiste dans l'espace public : le récit, décomposé en cent vingt photogrammes, a pour centre une chute, geste en apparence insignifiant appelé à modifier radicalement l'état des choses. Trois peintures de grandes dimensions, présentées sous forme de triptyque, prolongent cette réflexion.
Réception critique
Dans ArtsLife, Luca Maffeo écrit que sa peinture va au-delà du mur de l'autoréférentialité. The Way Magazine observe pour sa part que ses couleurs et ses sujets reflètent l'esthétique contemporaine de la consommation.
Dans Flash Art, Manuela Pacella rattache à la notion de chute libre de la perspective verticale, telle que l'a formulée Hito Steyerl dans un essai publié en 2011 par la revue e-flux. Là où Steyerl renvoyait principalement aux systèmes de surveillance et aux prises de vue en plongée, des satellites aux caméras en circuit fermé, cette perspective désigne chez Martinucci la vision continûment comprimée de vies entières sur les appareils numériques mobiles. Rendant compte du livre publié à cette occasion, Ludovica Palmieri souligne dans Artribune la négation radicale de la vidéo, qui ne subsiste que comme trace de départ, au profit d'un montage présentant les photogrammes un à un, dans le but d'annuler le temps.
Dans la présentation de la version itinérante de , reprise par l'agence ANSA, son travail est rattaché, avec celui d'Alessandro Fogo, de Giorgia Garzilli et de Viola Leddi, à une démarche où les éléments de l'environnement quotidien, y compris les plus banals, sont abstraits, décomposés et resignifiés pour devenir les corrélats d'émotions et d'états d'âme. Rendant compte de l'étape de Buenos Aires, le quotidien La Nación range ses chaises volantes dans la section « Métaphysique du quotidien », qu'il caractérise par une figuration onirique.
Expositions
Expositions personnelles
+ Sélection Année Titre Lieu Commissaire 2018 Dimora Artica, Milan 2019 Banca Sistema Arte, Milan Alessandro Azzoni 2019 Renata Fabbri arte contemporanea, Milan 2022 Renata Fabbri arte contemporanea, Milan 2025 Fondation Baruchello, Rome Serena Schioppa
Expositions collectives
+ Sélection Année Titre Lieu 2019 Premio Cairo Palazzo Reale, Milan 2021 Tang Contemporary Art, Hong Kong 2023 Triennale Milano 2025 Palacio Libertad, Buenos Aires 2025 Musée national de la République, Brasilia 2026 Polo Cultural ItaliaNoRio, Rio de Janeiro
Autres institutions et projets
Selon la notice biographique diffusée par la Fondation Baruchello et reprise par plusieurs revues spécialisées, son travail a également été exposé à IUNO, au MACRO, au Palazzo delle Esposizioni, au Mattatoio et à la Fondazione Pastificio Cerere à Rome, à FuturDome à Milan, au musée d'art contemporain de Villa Croce à Gênes, au centre Aldea de Bergen et au ZETA Contemporary Art Center de Tirana. Il a pris part à plusieurs projets collectifs, parmi lesquels à la Fondation Nicola-Del-Roscio, au MACRO et à la Fondazione ICA de Milan.
Le centre Aldea de Bergen l'inscrit à son programme de résidences. Son propre site mentionne en outre la GAMeC de Bergame, l'Institut culturel italien de Los Angeles et une exposition à la Fondazione Giuliani de Rome.
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes
Triennale de Milan Art contemporain Peinture italienne
Liens externes
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