Le château d'Aráklovon (), également connu sous le nom de château d'Oreóklovon (), ainsi que, dans les sources françaises contemporaines, sous le nom de château de Bucelet et ses différentes variantes, est un château médiéval datant de le période byzantine situé dans la région de Skorta, dans le sud-ouest du Péloponnèse, en Grèce.
Histoire Construit pendant la période byzantine, le château présente une importance stratégique, étant situé à l'embouchure du col (droungos) menant depuis les plaines côtières d'Élide vers Skorta et l'intérieur des terres de la péninsule. L'origine exacte du nom grec n'est pas certaine et fait l'objet de nombreux débats, certains suggérant qu'il signifierait « cage de montagne », d'autres l'associant au personnage d'Héraclès, bien qu'aucun sanctuaire dédié à ce dernier ne soit connu dans la région. De même, l'origine du nom occidental, sous ses différentes formes (Bucel[l]et, Bucello, Polcellecto, Porcelle, Bucel[l]etto), reste également incertaine.
Au moment de l'arrivée des armées croisées sous les ordres de Guillaume de Champlitte et de Geoffroy de Villehardouin, et du début de leur conquête du Péloponnèse en 1205, la place forte d'Aráklovon est sous le contrôle de Doxapatrès Voutsaras. Les croisés tentent de prendre d'assaut le château, mais échouent. La version aragonaise de la Chronique de Morée rapporte ensuite que les croisés laissent sur place une partie de leurs troupes pour mettre le siège, ou plutôt un blocus intermittent, au château, celui-ci pouvant s'être prolongé jusqu'en 1210. Par la suite, le château n'est plus mentionné dans les sources de l'époque jusqu'à la révolte de la population locale de Skorta en 1264, puis à nouveau à la fin des années 1270, lorsque Geoffroy II de Briel, dans le but de revendiquer une partie de l'héritage de son oncle, Geoffroy de Briel, s'empare du château par la ruse. En effet, il fait alors appel aux Grecs byzantins de Mistra afin que ces derniers lui viennent en aide, mais ceux-ci se font repousser par le « capitaine de Skorta », un franc du nom de Simon de Vidoigne, et Geoffroy est contraint de capituler.
Après cela, le château suit le destin des différentes terres de la baronnie de Karytaina, avant de regagner le domaine princier au début du XIVe siècle. En 1391, un total de 100 foyers est recensé dans le village situé à proximité du château. Au début de la guerre vénéto-ottomane de 1463-1479, il est capturé par les Vénitiens, avant de n'être repris de nouveau par les Ottomans en 1467.
Emplacement À partir du XVIe siècle, le château disparaît des sources, ainsi que de la toponymie locale ; par conséquent, divers chercheurs avancent différentes hypothèses quant à son actuel emplacement, en s'appuyant sur les indications fournies par les sources datant de la période médiévale. Parmi les identifications proposées figurent les châteaux en ruines de Paleókastro, de Platianá (aujourd'hui identifié à la localité médiévale d'Acumba), de Samikó sur la côte, de Chryssoúli près du mont Mínthi, ainsi que sur le sommet du mont Smérna. Parmi ces derniers, ce sont les deux derniers emplacements qui sont le plus souvent identifiés comme correspondant à l'Aráklovon médiéval.
Notes et références
Références
Annexes Bibliographie
Catégorie:Arcadie médiévale Catégorie:Château en Grèce