Jan van Speijk, né le à Amsterdam, dans la République batave, et mort au combat le près d'Anvers, en Belgique, est un militaire néerlandais.

Il commande la canonnière de la marine royale néerlandaise lorsque celle-ci prise d'assaut par les révolutionnaires belges alors qu'elle se trouve sur l'Escaut dans le cadre de la guerre belgo-néerlandaise, après les combats d'Anvers. Il choisit alors de faire exploser son navire plutôt que de le laisser aux mains des Belges et trouve ainsi la mort avec autres marins, sur les que compte l'équipage. Au moins sept assaillants sont également tués. Ce geste fait de lui un héros populaire aux Pays-Bas.

Biographie Origines et débuts Jan Carel Josephus van Speijk nait le à Amsterdam, dans la République batave, fils d'Hendrik Johannes van Speijk et de Cornelia Johanna van Brugge. Il devient orphelin à l'âge de dix ans et décide de s'engager dans la marine de Royaume uni des Pays-Bas le en tant qu'élève-officier à bord du vaisseau de ligne De Wassenaar. Le , il est transféré sur la frégate Rijn puis il est envoyé aux Indes orientales néerlandaises en 1824 et participe aux opérations de lutte contre la piraterie à Bangka et à Java. Il prend le commandement de la canonnière en 1826 et mène des opérations contre les pirates lors desquelels il se distingue particulièrement, ce qui lui vaut le surnom de « Terreur des bandits » (en néerlandais : Schrik der Roovers). Il prend ensuite part à la deuxième guerre de Bone puis à la guerre de Java. Il repart vers la métropole le et est placé en position de non-activité le avant d'être promu lieutenant de vaisseau de classe à bord de l'Amstel le .

Révolution belge vignette|gauche|La flotte de la marien royale néerlandaise en position sur l'Escaut, bombarde Anvers le . Avec le déclenchement de la révolution belge, Jan van Speijk est détaché comme commandant de la canonnière le , en pleine insurrection de 1830 dans les Pays-Bas méridionaux. Celle-ci est envoyée sur l'Escaut, devant Anvers et participe au bombardement de la ville le , alors que la Belgique a proclamé son indépendance depuis le , lançant de jure la guerre belgo-néerlandaise.

Attaque de la canonnière

Après le bombardement, les forces armées du Royaume uni des Pays-Bas tiennent toujours la citadelle d'Anvers, sous les ordres du général David Chassé, et font le blocus de l'Escaut, leur flotte inspectant tous les navires entrant ou sortant du port d'Anvers. Un hiver rigoureux et la présence de glaces dérivantes contraignent la plupart des navires à se replier vers l'Escaut occidental, plus proches de la mer du Nord, seules quelques canonnières restant près d'Anvers, dont la canonnière . Cell-ci est un sloop de de long (environ ) avec une coque à fond plat, lui conférant un faible tirant d'eau tout en étant lourdement armé pour sa taille, avec un canon de orienté vers l'avant et deux canons légèrement plus légers orientés vers l'arrière, en plus de plusieurs pierriers. Il est servit par marins.

Début , van Speijk reçoit l'ordre de regagner Oosterweel, les glaces dérivantes s'étant dissipées sur l'Escaut. Mais les conditions météorologiques sont particulièrement mauvaises : il fait très froid et des vents défavorables rendent le navire incontrôlable, le faisant s'échouer sur la rive sous le vent.

Voir aussi

Notes et références

Catégorie:Naissance en janvier 1802 Catégorie:Naissance à Amsterdam Catégorie:Décès en février 1831 Catégorie:Décès à 29 ans Catégorie:Décès à Anvers Catégorie:Décès lié à la révolution belge Catégorie:Ordre militaire de Guillaume Catégorie:Chevalier de l'ordre du Lion néerlandais Catégorie:Combattant du camp hollandais de la révolution de 1830 Catégorie:Militaire néerlandais du XIXe siècle Catégorie:Militaire néerlandais mort au combat