Le Congrès de la CGT, se tient, toujours en banlieue parisienne, du 11 au , à Nanterre. Raymond Barbet, député communiste, accueille les délégués dans une ville dont il est maire de les élections municipales du Front populaire 1935. Le Congrès de Nanterre est celui où Benoît Frachon transmet la direction de la CGT à Georges Séguy. Le premier ne s'en va pas tout à fait, il est élu à un poste créé pour l'occasion, Président de la CGT. Quant à Georges Séguy, il « illustre la volonté de rajeunissement de la CGT »C'est Joanine Roy, qui le constate, dans un article du Monde, le 17 juin 1967. Le même commentateur note que ce rajeunissement est à l'œuvre dans : .

Quelque délégués et membres de droit participent à ce Congrès. Ils représentent, selon la Centrale syndicale, , répartis en syndicatsSource : documents du Congrèes, retranscrits dans l'article du Monde cité supra.. Le rapport de la Commission des mandats donne à voir ces délégués, statistiquement : 860 ouvriers, 237 employés, 157 techniciens (dont 78 ingénieurs et cadre), 43 retraités, 80 fonctionnaires et 20 professions « diverses ». Le Bureau confédéral est composé de 14 membres, dont 2 femmes. Il est composé à parité de membres du PCF et de non membres, dont certains sont ou avaient été adhérents à d'autres partis de la gauche françaiseJean Schaeffer était au PSU de l'époque pré rocardienne. René Duhamel avait appartenu à la SFIO, Livio Mascarello à un éphémère petit parti socialiste unitaire des années "50". :

Benoît Frachon°, Président de la CGT, 74 ans. Georges Séguy°, secrétaire général, cheminot André Berteloot, fonctionnaire des Finances René Buhl, inspecteur des ImpôtsNotice , Michel Dreyfus, Jeanne Siwek, Le Maitron en ligne. Madeleine Colin°, employée des PTT. Marcel Caille°, ajusteur métallurgiste René Duhamel, cadre aux PTT Germaine Guillé, employée (Alimentation) Henri Krasucki°, ouvrier métallurgiste Livio Mascarello, ouvrier métallurgiste Léon Mauvais°, ouvrier Jean-Louis Moynot, ingénieur dans l'Aéronautique André Merlot°, ouvrier menuisier Jean Schaefer, employé de commerce. Sont élus 2 nouveaux venus : René Buhl et Jean-Louis Moynot, un seul départ est enregistré, celui de Lucien JayatLucien Jayat, ancien « confédéré » resté à la CGT en 1948, a publié un récit de sa vie : Tout ne finit pas avec nous, 390 p., édité par la Confédération en 1978., âgé de 72 ans. Jean-Louis Moynot, est non seulement à l'image des catégories sociales qui émergent en force, les techniciens et ingénieurs, syndiqués dans l'organisation CGT nouvellement créée, l'UGICT-CGTBiographie dans le journal Le Monde 17 juin 1967, déjà cité. mais il est aussi le nouveau benjamin (30 ans) d'un organisme dont le vieillissement s'était constaté au début des années 1950.

Notes et références

Catégorie:Congrès de la Confédération générale du travail