Marcolès est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Intégrée au territoire de la Châtaigneraie cantalienne, elle se caractérise par un bourg médiéval bien conservé, organisé autour d’un réseau de ruelles étroites et de vestiges d’anciennes fortifications. Lieu de naissance, vers 1305-1310, de Jean de Roquetaillade, frère francicain, visionnaire, prédicateur, théologien et alchimiste considéré comme un précurceur de la pharmacologie et médecine chimiques modernes.
La commune est labellisée parmi Les Plus Beaux Villages de France. Elle fait également partie du réseau des Petites Cités de Caractère depuis 2014.
Géographie
Localisation La commune est située dans le Massif central, au sud du département du Cantal et appartient à la Châtaigneraie.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Géologie La carte géologique de la Châtaigneraie se caractérise par un ensemble majoritairement constitué de schistes, au sein duquel s’insèrent plusieurs massifs granitiques. Entre les bourgs de Vitrac et de Saint-Antoine, une zone granitique traverse en écharpe la commune de Marcolès selon un axe nord-ouest/sud-est. Cette formation est limitée à l’est par une faille qui court du village de Canet jusqu'à Lalteyrie et Cols. La zone granitique englobe, dans sa partie méridionale, la Diguerie et le bourg de Saint-Antoine, puis se prolonge vers la Morétie, le Bex et une portion du territoire communal de Vitrac. Les dépôts sédimentaires associés sont principalement argileux, conférant au sol une forte imperméabilité. Cette caractéristique explique la densité du réseau hydrographique local. Le granite de la région présente une altération en boules, phénomène qui favorise la libération de blocs arrondis par les eaux de ruissellement. Ces blocs demeurent visibles dans de nombreuses prairies et zones boisées.
Relief Au sud, entre la Rance et le Ressègue, s'étend un interfluve large et allongé. Son point culminant, situé à l'ouest de Bramarie, atteint environ 800 mètres d'altitude. À partir de cette hauteur, les vallons orientés ouest en est se creusent. L'interfluve forme une vaste dorsale qui s'élargit à l'approche du bourg. La crête, à cet endroit, décrit un arc de cercle ouvert vers le nord. C'est au sein de cette dépression, sur un promontoire, que s'est développé le bourg de Marcolès. Autour de ce site, un plateau ondulé a favorisé l'installation d'un habitat dispersé. Depuis cette zone, l'interfluve se prolonge vers le sud-est sous la forme d'une dorsale plus étroite, en direction du bourg de Saint-Antoine.
Hydrographie Le territoire communal est profondément entaillé par la vallée de la Rance, qui le divise en deux parties : environ deux tiers de la superficie au sud et un tiers au nord. La Rance prend sa source à 768 m d’altitude sur le territoire de Lacapelle‑del‑Fraisse, traverse les prairies de Marcolès, puis dévale une succession de formation rocheuses avant de se jeter dans le Célé, dans la commune de Maurs, au terme d'un parcours de 35,8 km. Sur le territoire de Marcolès, les principaux affluents de la Rance sont le ruisseau de Boissetou, qui constitue la limite avec la commune de Vitrac, et le ruisseau du Piaulet, qui borde celle de Leynhac.
Au sud, le Ressègue, long de 22,4 km, prend sa source dans la commune de Marcolès, au lieu‑dit Gimat, sous le nom de ruisseau de Coufols, et se jette dans le Célé sur le territoire de la commune de Saint-Constant. Il constitue la limite avec la commune de Saint‑Antoine. Son affluent, le ruisseau de la Marue (7,8 km), également nommé autrefois « ru de la Forêt », borde les communes de Calvinet et de Senezergues.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sénezergues à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Paysages La commune présente un relief vallonné, alternant plateaux, crêtes boisées et vallons encaissés, caractéristiques de la Châtaigneraie cantalienne. L’occupation du sol est largement agricole, dominée par les prairies d’élevage, les haies bocagères et les boisements mixtes, qui structurent les vues et contribuent à l’identité paysagère traditionnelle du secteurConseil départemental du Cantal, Atlas des paysages du Cantal, 2014. Le climat océanique à influence montagnarde, humide et relativement frais, favorise des paysages verdoyants et une forte présence de milieux naturels. Le bourg médiéval de Marcolès constitue un repère paysager majeur; son centre ancien est inscrit dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable (SPR)Ministère de la Culture, Base Mérimée et documents CNAP relatifs aux SPR, dont le règlement encadrant la construction et la rénovation du bâti est en cours d’élaboration.
Milieux naturels et biodiversité Le bas de la commune ainsi que la forêt de Gimat sont intégrées à la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique.(ZNIEFF) de type II du bassin de Maurs et du sud de la Châtaigneraie, un ensemble reconnu pour son important potentiel biologique.
Urbanisme Typologie Au , Marcolès est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (61 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,1 %), forêts (37,5 %), prairies (16,9 %), terres arables (2 %), zones urbanisées (0,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lieux-dits, hameaux et écarts Les lieux-dits, hameaux et écarts sont divisés, ci-dessous, en zones reflétant la géographie locale : Le haut de la commune au nord de la Rance : Ici se trouvent des villages comme Mougeac, Canet, Canhac, le Meyniel, Puniéjoul, Cazes, Blancou, la Bouygues...
Le bas de la commune : Cette zone regroupe des lieux tels que Faulat, Lortigues, le Lac, la Veissières, le Capelot, la Lieurade, Teulade, Vielcru, le Bex, le Peyrou, la Morétie, le Castanier-bas, la Roque...
Du côté de la forêt de Gimat : Les localités listées ici : Cols, la Vorme, Leygonie, le Bruel, la Liguerie, la Bessade, le Gex, le Mazuc, le Bousquet, Estieu... sont à proximité immédiate avec la forêt de Gimat. Le bourg et ses écarts : le Poux, le Carmentraire, Croutes, Rigou, Lamilie, le Cassaniol, Lalteyrie...
Logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 427, alors qu'il était de 399 en 2013 et de 384 en 2008.
Parmi ces logements, 64,6 % étaient des résidences principales, 22,5 % des résidences secondaires et 12,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,5 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Marcolès en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (22,5 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,8 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Marcolès en 2018. Typologie Marcolès. Cantal. France entière. Résidences principales (en %)64,667,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)22,520,49,7 Logements vacants (en %)12,911,98,2
Grâce au soutien financier de l’État, notamment par le biais d’un programme régional intitulé « Villages Remarquables » destiné aux communes labellisées Plus Beaux Villages de France et Petites Cités de Caractère, plusieurs opérations de revitalisation du patrimoine bâti et de l’habitat ont été menées. Elles ont permis la restauration de demeures anciennes, la réactivation de bâtiments jusque‑là inoccupés et l’augmentation de l’offre de logements communaux proposés à la location. Ces interventions ont également favorisé l’accueil ou le développement d’activités économiques. L’ensemble a contribué à l’embellissement et au dynamisme du bourg et de ses faubourgs.
Aujourd’hui, la commune dispose d’une cinquantaine de logements locatifs, tous occupés.
Voies de communication et transports Vers 2020, l’aménagement de la RD45 réalisé par le Conseil départemental rapproche désormais Marcolés d’Aurillac en la plaçant à 20 minutes, et met Saint-Mamet à moins de 15 minutes.
La Communauté de communes de la Châtaigneraie cantalienne propose un service de transport à la demande pour faciliter les déplacements de ses habitants.
En 2022, 91% des ménages disposaient d'au moins une voiture et 43% possédaient deux véhicules ou davantage.
Energie vignette|Centrale photovoltaïque de la Forêt