LAlbarine est une rivière de France, non navigable, dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, et un affluent gauche de l'Ain donc un sous-affluent du fleuve le Rhône.
Étymologie vignette|gauche|La source de l'Albarine, Adolphe Appian (1870) - Brooklyn Museum. Au cours des siècles, on trouve pour cette rivière les attestations, Henry Suter: "Noms de Lieux de Suisse Romande, Savoie et environs". : Aqua que dicitur Albarona (1096) ; Fluvius que dicitur Albalona (1236) ; Arbarona (1293) ; Ripperia Albarone (1344) ; Albarine (1650).
On peut avancer plusieurs hypothèses sur l'origine de l’hydronyme Albarine. Ce nom pourrait signifier : « rivière blanche » ou « rivière divine, sacrée ». Il s'agit d'un composé du gaulois albos /albios signifiant « blanc » originellement (comme le latin albus), il semble avoir pris exclusivement le sens religieux de « monde lumineux, monde d´en haut »Xavier Delamarre : Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental. Paris, éditions Errance, Collection des Hespérides, 2001, - 38 et du gaulois onno « cours d´eau, fleuve », attesté dans le glossaire gaulois - latin d'Endlicher avec ce sens ou du suffixe des noms de rivières -o(n)na à valeur obscure. En fin de compte l'existence de onno en tant que nom commun en gaulois est douteuseIbid., ; « rivière des saule », de l'occitan albar « saule, peuplier blanc » (arbres des bords de rivière) et de la terminaison -ona par analogie avec d'autres noms de rivières. « rivière qui se dirige vers la mer », de l'arabe Al bahri selon le docteur Berthelon dans le bulletin d'anthropologie de la ville de Lyon, qui atteste de la présence de sarrasins dans la région depuis le 8eme siècle. Par ailleurs, la cascade formée par la rivière dite "de la Charabotte" viendrait de chara (cascade) et abiodh, beïda (blanc).
Histoire En juillet 2026, suite à la canicule, l'Albarine est à sec sur près de deux kilomètres.
Géographies Le linéaire de l'Albarine représente . et la longueur cumulée des affluents principaux Contrat de rivière.. Elle coule globalement du nord vers le sud puis de l'est vers l'ouest avec trois grands méandres. : vignette|gauche|La cascade de la Charabotte.
L'Albarine prend sa source en montagne à d'altitude. dans le département de l'Ain, dans le massif du Bugey (extrémité méridionale des montagnes du Jura) alimentée par plusieurs ruisseaux (dont ruisseau de mélogne) du plateau montagneux du Retord ( altitude) et d'Hauteville-Lompnes ( altitude) au sein d'un complexe de zones humides (sources, lacs) d'altitude sur la commune de Brénod, dans la combe de Léchaud et du col de Belle Roche.
Après s'être écoulée sur le plateau Retord du massif du Bugey (sud du Jura), elle plonge dans des gorges par une chute de au niveau de la cascade de la Charabotte. Elle traverse plusieurs vallées dont le canton de Saint-Rambert-en-Bugey avant de rejoindre la rivière d'Ain à au nord-est de Lyon, à Châtillon-la-Palud à . et affluent du Rhône. vignette|Vallée de l'Albarine à Torcieu.
Communes et cantons traversées Dans le seul département de l'Ain, l'Albarine traverse dix-sept communesle SANDRE 2012 rajoute -?- six communes : Évosges, Cormaranche-en-Bugey, Le Petit-Abergement, Vaux-en-Bugey, Arandas, Hostiaz, sans doute en comptant les affluents., soit, de l'amont vers aval : Brénod (source), Corcelles, Champdor, Hauteville-Lompnes, Chaley, Tenay, Argis, Oncieu, Saint-Rambert-en-Bugey, Torcieu, Bettant, Ambérieu-en-Bugey, Saint-Denis-en-Bugey, Château-Gaillard, Leyment, Saint-Maurice-de-Rémens, Châtillon-la-Palud. redresse=3.2|vignette|centré|alt=Image panoramique très large et peu haute|. L'Albarine traverse six cantons : l'Albarine prend source dans le canton de Brénod, traverse les canton d'Hauteville-Lompnes, canton de Saint-Rambert-en-Bugey, canton d'Ambérieu-en-Bugey, canton de Lagnieu et conflue dans le canton de Chalamont, le tout dans les arrondissements de Nantua, arrondissement de Belley et de Bourg-en-Bresse.
Bassin versant vignette|Confluence de l'Ain et de l'Albarine. L'Albarine traverse les cinq zones hydrographiques , , , , .
Organisme gestionnaire vignette|Albarine : tentative d'éradication de la renouée du Japon. À la suite des crues importantes de 1990 et 1991, les élus ont pris conscience de l'importance d'une gestion globale de la rivière. Associées au sein du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Bassin Versant de l'Albarine, les communes décident de mettre en œuvre un premier contrat de rivière qui ne verra le jour qu'après dix ans de gestation, le .
De 2002 et 2007, le contrat de rivière a permis de travailler sur tous les enjeux importants de l'Albarine à savoir : la qualité de l'eau ; la gestion des crues ; les peuplements piscicoles ; l'information et la sensibilisation ; la mise en valeur du patrimoine touristique et paysager ; la restauration du lit des berges et de la ripisylve.
Affluents
L'Albarine a onze affluents référencés : le ruisseau de Mélogne (rgrd pour rive droite et rg pour rive gauche), sur les deux communes de Hauteville-Lompnes et Cormaranche-en-Bugey, avec un affluent : le Bief de Vuires (rg) sur les deux communes de Hauteville-Lompnes et Cormaranche-en-Bugey avec un affluent et de rang de Strahler deux. le ruisseau de Merdaret ou ruisseau de la Combe (rg) sur les deux communes de Hauteville-Lompnes et Chaley. le ruisseau de la Gorge (rd), sur les trois communes de Évosges, Hauteville-Lompnes et Chaley. le Chanay (rd), sur les deux communes de Évosges, et Tenay avec un affluent : le Biez de Côte de Troye (rd) sur la commune de Tenay sans affluent. le ruisseau de la Tine (rg) sur les deux commune de Argis et Tenay avec un affluent : le ruisseau de la Gorge (rd) sur les trois communes de Argis, Arandas et Conand sans affluent. le Biez Molet (rd) sur les trois communes de Argis, Évosges et Tenay. la Mandorne ou Bief de Malaval (rd), sur sept communes avec deux affluents et de rang de strahler deux. le Brévon (rd) sur la seule communes de Saint-Rambert-en-Bugey avec un affluent et de rang de strahler deux. La Câline (rg) sur sept communes avec cinq affluents et de rang de Strahler deux. le Bief Ravinet (rg) sur les cinq communes de Cleyzieu, Saint-Rambert-en-Bugey, Torcieu, Souclin et Conand. Le Seymard (rd) sur six communes avec un affluent et de rang de Strahler deux.
Géoportail signale aussi dans ce bassin versant le Buizinsans que le SANDRE 2012 ne le considère comme un affluent mais bien dans le bassin versant de cette même Albarine. (rg) sur onze communes et passant en souterrain sur Saint-Denis-en-Bugey..
Rang de Strahler Don le rang de Strahler de l'Albarine est de trois.
Hydrologie L'Albarine est alimentée par la fonte des neiges, en montagne au printemps, et par les pluies. Elle est observée dans les trois stations hydrologiques suivantes : L'Albarine à Chaley - V2924020 à pour un bassin de du au avec un module de L'Albarine à Saint-Rambert-en-Bugey - V2924010 à pour un bassin de depuis le avec un module de L'Albarine à Saint-Denis-en-Bugey [Pont Saint Denis] - V2934010 à pour un bassin de depuis le avec un module de
L'Albarine à Saint-Denis-en-Bugey Le bassin versant de l'Albarine à Saint-Denis-en-Bugey de représente 92 % du bassin versant total de l'Albarine .
Son module est de .
En moyenne, l'Albarine a des hautes eaux de décembre à mars avec un maximum en mars à et de basses eaux de juin à septembre avec un minimum en août à .
Étiage ou basses eaux À l'étiage, c'est-à-dire aux basses eaux, le VCN3, ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, en cas de quinquennale sèche s'établit à , ce qui est très sévèremoins d'un millième du module à .
Drainant un bassin versant de ., la rivière se perd totalement par infiltration, tous les étés, sur le plateau à l'amont du fait des infiltrations dans le massif karstique. De plus, elle s'assèche aussi sur sa partie aval car elle s'enfonce dans sa nappe et disparaît alors totalement de la surface. L'été 2007 semble, de ce point de vue, être exceptionnel : le débit de la rivière est resté important, même au cœur du mois d'août.
Caractéristiques hydrologiques de la nappe phréatique de l'Albarine La rivière Albarine est un régime de type pluvio nival qui possède la particularité d'avoir deux aquifères au vu de l'existence de deux entités géologiques différentes : le massif calcaire karstique du Bugey et la plaine alluviale et fluvio-glaciaire de l'Ain.
Deux nappes phréatiques, dans la vallée de l'Albarine, sont séparées, l'une de l'autre, par une couche d'argile de 0,5 à 1,5 mètres d'épaisseur. L'une, au sein des alluvions récentes, est en relation directe avec la rivière, entre 2 et 21 mètres de profondeur. L'autre aquifère, constitué de cailloutis d'origine alpine, entre 22 et 32 mètres de profondeur. Ces deux aquifères sont très perméables.
Il existe parfois des remontées de nappes à l'origine de crues.
Crues Les crues de l'Albarine sont caractérisées par un temps de réponse rapide des débits aux précipitations et/ou à la fonte des neiges, par une montée des eaux brutales, par des vitesses importantes et par une décrue rapide (sauf à Torcieu où la décrue est plus lente).
Les crues historiques de l'Albarine ont été remarquées en , en , en et en .
Sur période d'observation, le débit journalier maximal a été observé le pour . Le débit instantané maximal a été observé le à avec en même temps que la hauteur maximale instantanée de soit .
Le QIX 2 est de , le QIX 5 est , le QIX 10 est de , le QIX 20 est de et le QIX 50 est de . Le QIX 100 n'a pas encore pu être calculé vu la préiode d'observation de 63 ans.
Lame d'eau et débit spécifique La lame d'eau écoulée dans cette partie du bassin versant de la rivière est de , ce qui est plus du double de la moyenne en France, à . Le débit spécifique (Qsp) atteint de bassin.
Galerie vignette|Digue à Argis et échelle à poissons en fond.
Aménagements et écologie Faune
Pêche L'Albarine est une rivière reconnue à l'échelle nationale pour la qualité de ses peuplements piscicoles. Régulièrement, des manches de championnat de France de pêche à la mouche ont lieu sur le secteur de la vallée. L'Albarine est très fréquentée par les pêcheurs à la mouche de l'Ain, du Rhône et de la Savoie, notamment pour son peuplement en truites fario et en ombres communs.
Le Grand Cormoran, le Héron cendré et le Harle bièvre sont souvent décriés comme des oiseaux qui viennent se nourrir dans la rivière et peuvent ainsi occasionner de grands dégâts.
L'Albarine a tendance à s'assécher et à disparaitre (infiltration) dans le sol sous l'effet d'étés secs de plus en plus fréquents avec le réchauffement climatique, ce qui donne lieu régulièrement à des actions de pêche de sauvetage.
Énergie vignette|gauche|Ancienne prise d'eau sur l'Albarine de l'usine de la Schappe. Au cours des siècles, l'Albarine a fourni son énergie à de nombreuses industries (moulins, scieries, industries textiles, etc.).
Voir aussi
La liste de rivières de France la liste des cours d'eau de l'Ain L'Ain La cascade de la Charabotte les gorges de l'Albarine Le Bugey
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Système hydrologique de l'Ain Catégorie:Cours d'eau dans l'Ain Catégorie:Cours d'eau du massif du Jura Catégorie:Patrimoine naturel dans le Bas-Bugey Catégorie:ZNIEFF de type I dans l'Ain Catégorie:Cours d'eau dans le Bugey