Grande-Synthe (en flamand occidental et néerlandais : Groot-SintenCentre de Recherche généalogique Flandre-Artois) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.
Avec ses , Grande-Synthe est la principale ville de la périphérie de Dunkerque, dont elle abrite d'ailleurs une partie du port.
Géographie Localisation vignette|Une entrée de Grande-Synthe. Limitrophe de Dunkerque, à à l'ouest de son centre, Grande-Synthe est située sur la façade maritime du triangle le plus densément peuplé, urbanisé et équipé de voies de communication du continent européen . En effet, Grande-Synthe est reliée à Lille par l'autoroute A25, au Tunnel sous la Manche via Calais et à Bruxelles par l'A16.
Cette proximité maritime confère à la ville un climat océanique tempéré. La ville a été amenée à renoncer à sa côte naturelle pour mieux accueillir les bateaux du monde entier grâce au port en eau profonde de Dunkerque.
Dans la Flandre française s'achevant sur les monts d'Artois, Grande-Synthe dispose d'un tissu d'axes de communication diversifié : autoroutes gratuites sur de longues distances, gare TGV à Dunkerque mettant Paris à de la côte, proximité du tunnel sous la Manche, voies navigables intérieures, première gare de triage de France en volume traité, etc.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le canal de Bourbourg, le bassin maritime de Dunkerque, la dérivation Ouest du Noortgracht, le Noortgracht Est, le Noortgracht Ouest de Grande Synthe, le watergang de l'Ouest, la Ferme Swaenepole, la Nieuw Aelbeke et divers autres petits cours d'eau.
Le canal de Bourbourg relie l'Aa à l'ouest de Bourbourg aux ports intérieurs de Dunkerque.
vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Grande-SyntheLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le bassin de Mardyck, d'une superficie totale de ( sur la commune) et le bassin Maritime, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Delta de l'Aa ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Aa. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'Institution intercommunale des Wateringues.
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dunkerque à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages
La commune s'inscrit dans les « paysages des dunes de la mer du Nord » tels qu’ils sont définis dans l’atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ...
Ces paysages concernent du Nord et du Pas-de-Calais avec trois pôles d’attraction que sont Calais à l'ouest et Dunkerque à l’est et, dans une moindre mesure, Gravelines au centre où se trouve le delta du fleuve côtier l’Aa. On y distingue trois parallèles : la frange côtière avec son cordon dunaire ; l'ancienne route nationale 1 et l'Autoroute A16.
Ces paysages sont composés d’un cordon dunaire de typique des paysages nordiques et que l’on retrouve aux Pays-Bas et en Belgique. Ce cordon littoral datant du s’est constitué durant la dernière transgression marine et joue un rôle de digue en protégeant la plaine maritime de l’invasion de la mer. Sa taille n’excède pas, en largeur, quelques centaines de mètres et, en hauteur, une dizaine de mètres.
Une particularité de ces paysages est la présence de moëre (marais en flamand), point le plus bas du territoire français, avec une altitude de . leur assèchement est entrepris dès 1619 par à vent qui vont pomper l’eau et l’acheminer vers la mer par des watringues. Ces polders, terres gagnées sur la mer, ainsi constitués sont les plus anciens de l’Europe du Nord.
Les cultures ne représentent que de ces paysages des dunes de la mer du Nord.
Concernant l'activité humaine, à l’ouest de ces paysages se trouve : la région de Calais, avec le tunnel sous la Manche et l'activité portuaire de Calais tournée vers l’Angleterre ; à l’est, la zone urbaine de Dunkerque et ses installations portuaires et, au centre, la zone de Gravelines avec son port de plaisance et sa centrale nucléaire.
Sur le plan de la biodiversité, on y observe de nombreux déplacements d’oiseaux marins, côtiers ou terrestres ainsi que des phoques veau-marin installés sur les bancs de sable..
Milieux naturels et biodiversité Capitale mondiale de la biodiversité 2010 La commune est l'une des premières de l'ancien Nord-Pas-de-Calais et de France à avoir largement appliqué les principes de la gestion différentiée de ses espaces verts pour y restaurer une certaine biodiversité. Elle dispose de plusieurs milieux importants pour la trame verte locale, dont le « Puythouck » (130 ha incluant de verger pédagogique) et le « Prédembourg » (). Bien que très industrialisée, la commune voit aussi passer de très nombreux oiseaux en migration, grâce à sa position sous un corridor de migration d'importance paneuropéenne.
Ceci lui a permis d'obtenir le titre de Capitale française de la biodiversité« Grande-Synthe, Capitale française de la biodiversité 2010 », et plaquette de présentation., décerné par NatureParif, lors du pour ce titre lancé en 2010, année mondiale de la biodiversité.
La commune a ainsi pu co-représenter la France au Japon lors de la Conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya (2010)Olivier Tartart, « Industrielle, Grande-Synthe ? Non ! Capitale française de la biodiversité ! », La Voix du Nord, 17 octobre 2010..
Étude CUBA Grande-Synthe et le proche site industriel d'ArcelorMittal-Dunkerque sont aussi et pour (à partir de 2012) le lieu d'une étude scientifique pluridisciplinaire sur la biodiversité. Cette étude, dite « CUBA », financée par le Conseil régional et sélectionnée avec le soutien de la FRB (Fondation pour la recherche pour la biodiversité) a été lancée dans le cadre d'un appel à projets Biodiversité.
L'acronyme CUBA signifie « les Corridors de l'Un sont les Barrières des Autres », car il s'agit ici d'étudier plus finement (échelles des micro-paysages) l'intégrité écologique d'un territoire et la fonctionnalité du maillage des corridors via les interactions entre corridors biologiques naturels ou semi-naturels. Un des sujets d'étude est le fait qu'un corridor pour une espèce peut être une barrière écologique (voire quand il s'agit d'un milieu artificiel, un piège écologique) pour une autre ; dans un même environnement (urbain en l'occurrence), certaines espèces ont des besoins différents voire contradictoires (espèces aquatiques et terrestres, par exemple). Les chercheurs tenteront ici de mesurer la fonctionnalité de la trame verte à l'échelle communale en étudiant la distribution et les déplacements de quelques espèces animales indicatrices, aux exigences écologiques connues et contradictoires en termes d'habitats, de gestion et de sensibilité à la fragmentation. Différents taxons de papillons, amphibiens, oiseaux et mammifères seront suivis à différentes échelles (individus, populations et communautés d'espèces), avec Source Projets retenus par l'AAP Région/FRB Biodiversité 2011. (Voir le chapitre consacré au programme « CUBA »)..
Pour cela, de nombreux scientifiques et ingénieurs vont in situ étudier ces interactions, sur la base d'observations des déplacements de la faune dans le paysage communal et du site industriel (Le porteur du projet est le BE Biotope, en partenariat avec le Muséum national d'histoire naturelle, l'Université d'Angers, le Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et l'Université de Lille 1 (sciences et technologies), avec aussi les bagueurs locaux de Cap Ornis Baguage et des ONGE spécialisées dans le domaine de la biodiversité et de l'écologie« Grande synthe ; Quand la commune se retrouve sous la loupe des chercheurs », La Voix du Nord, article publié 2012-03-31..
Futur écoquartier Une « écomaison » préfigure aussi un écoquartier de écologiques intégrant un souci de mixité socialeVille de Grande-Synthe et ZedFactory : présentation de l'écomaison et du projet d'écoquartier, PDF, 16 p., conçu avec les concepteurs de BedZED. C'est une maison « zéro carbone » (à émissions de CO2 très réduites et compensées par une production d'énergie) construite par les auteurs du quartier de BedZED en Angleterre (Zedfactory) et Claude DebrockGuide de l'écoconstruction en Caps et Marais d'Opale, syndicat mixte du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, 2010.. C'est l'ancienne « maison témoin » d'une foire expo qui joue ici un rôle de vitrine, préalable à l'un des écoquartiers qui naissent dans la région. Le public peut la visiter en semaineVisite de l'écomaison (consulté 28 novembre 2008)..
Projet de ferme urbaine En , le maire de la ville, Damien Carême, (élu EELV) annonce qu'il souhaite implanter des fermes urbaines bios dans le centre-ville de Grande-Synthe.. Ces fermes fourniront les cantines de l'école et les légumes seront également vendus aux habitants. Dans cette stratégie, la commune a mis à disposition de ses habitants des chevaux pour le transport, et utilise l'éco-paturage pour entretenir ses zones vertes.
Coopérative de transition écologique