Les X 210 sont des autorails SNCF à voie métrique de la ligne du Blanc à Argent (BA), construits par la SCF Verney au Mans en 1950 et 1951.
Les deux premiers exemplaires sont livrés au PO-Corrèze, puis mutés sur le BA en 1967. Ils sont modernisés en 1983-1984, en même temps que deux autorails X 220 renumérotés dans la série .
Ces quatre autorails cessent de circuler commercialement à partir de 2004, avec la mise en service des modernes X 74500. Trois d'entre eux sont toutefois préservés et confiés à des chemins de fer touristiques.
Histoire Genèse de la série La série des est à l'origine composée de deux autorails, livrés en 1950-1951 au réseau du PO-Corrèze. Ces deux engins sont mutés au Blanc-Argent (BA) en 1967.
En 1983-1984, le BA entreprend une rénovation approfondie d'une grande partie de son parc d'autorails Verney, ce qui permet de constituer une série homogène de quatre : et , origine PO-Corrèze ; , ancien X 223, livré au BA en 1951 ; , ancien , livré au BA en 1950.
Carrière Au PO Corrèze En 1950 et 1951, le PO-Corrèze reçoit. deux autorails, les et , construits au Mans par les ateliers SCF Verney et affectés à Tulle. Ces engins disposent à l’origine d'une puissance de . Malgré ce surcroît de puissance, ils se révèlent mal adaptés aux forte rampes et aux courbes serrées des trois lignes du réseau corrézien. En 1967, La SNCF, propriétaire du matériel roulant, décide de les muter sur le BA..
Au chemin de fer du Blanc-Argent upright=0.7|gauche|vignette|Le poste de conduite du X 211 rénové. Les X 211 et X 212 sont mutés. du PO-Corrèze au chemin de fer du Blanc-Argent en 1967.. Les X 213 et 214, anciens X 220 (X 223 et X 221), sont rénovés. à Bordeaux en 1983-1984. Ils font partie des quatre autorails Verney livrées pour la ligne du BA en 1950-1951 et numérotés X 221 à 224.
Tous ces engins sont affectés à l'Établissement de Maintenance et de Traction de Romorantin-Lanthenay. Ils circulent seuls, en couplage avec un autre , un ou un X 74500, et peuvent également tracter une remorque Verney de .
Le , le est victime d'une collision avec un camion sur un passage à niveau. Sa caisse étant déformée, il est réformé puis mis à la ferraille en 2013 au Chemin de fer de la baie de Somme.
Les cessent leur service commercial à partir de 2004, au fur et à mesure de la fiabilisation des nouveaux .
Caractéristiques X 211 et X 212 d'origine du PO-Corrèze vignette|gauche|Le en tête d'un train à la Foulquetière le 21 juin 2015. Les deux premiers , livrés au PO-Corrèze en 1950-1951, sont très semblables aux X 220 livrés à la même époque au Blanc-Argent (BA). Ils s'en distinguent par leur motorisation renforcée, pour affronter les lignes corréziennes au profil difficile : un moteur Willème à huit cylindres en ligne développant une puissance de .
Ils disposent de la même boîte de vitesses que les X 220, mais avec des rapports plus courts. Leur suspension à ressorts et leur capacité de assises sont en revanche identiques à celles des ..
Plus puissant, le moteur rend les plus lourds que les , avec une masse de , bien que leurs dimensions soient identiques. Ils adoptent la livrée rouge et crème caractéristique des autorails SNCF de l'époque.
Série « unifiée » du Blanc-Argent vignette|gauche|Le X 211 en livrée havane et crème (Valençay, 14 octobre 1989). En 1983-1984, le BA dispose d'un parc composé de deux (origine PO-Corrèze) et trois X 220 acquis directement auprès de Verney. Dans le prolongement de la livraison des X 240 neufs et modernes, le réseau décide d'une rénovation profonde intéressant les deux et deux des . Ces quatre autorails sont alors portés à un standard commun et constituent la série à . Les travaux sont réalisés par l'atelier de maintenance SNCF de Bordeaux.. vignette|Le X 214 (Romorantin-Lanthenay, 3 mai 1992). La chaîne cinématique est entièrement remplacée : les autorails reçoivent un moteur Poyaud développant , associé à une transmission hydromécanique par boîte de vitesses automatique Voith DIWA 506. En réalité, le moteur peut fournir une puissance de , mais la boîte de vitesses ne peut en accepter que . au maximum.
Les autorails sont également équipés d'un dispositif de veille automatique et sont rendus aptes au couplage entre eux ou avec les .
L'aspect extérieur de la caisse est profondément modifié : certaines portes d'accès sont supprimées et remplacées par des fenêtres, les faces frontales sont redessinées (baies, phares), et la livrée havane et crème adoptée, identique à celle des ..
À l'intérieur, les banquettes cèdent la place aux sièges individuels utilisés sur les automotrices à deux niveaux . Le revêtement des parois et du sol, l'éclairage et l'isolation phonique sont également modernisés.
L'ensemble de ces transformations porte la masse des autorails à .
En 1991, la ligne du BA est intégrée au réseau TER Centre.. À cette occasion, les et les autres autorails en service adoptent une livrée blanche et bleu Isabelle..
Matériel préservé Le , restauré par le Train du Bas-Berry, a retrouvé une livrée proche de celle d'origine. En 2014, il circule sur la section Argy - Luçay-le-Mâle et est garé à Écueillé.
Les et sont confiés au Chemin de fer de la baie de Somme (CFBS) et affectés à Saint-Valery-Canal. Le X 212, restauré dans sa livrée d'origine et remis en service en 2012, assure principalement les « trains à la mer ». Le X 213 est en cours de restauration en 2018..
Le CFBS dispose également d'un stock de pièces ainsi que des bogies prélevés sur le avant sa mise à la ferraille.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Chemin de fer du Blanc-Argent Matériel moteur de la SNCF
Catégorie:Automotrice thermique SCF Verney Catégorie:Ancien autorail de la SNCF Catégorie:Matériel roulant du TER Centre