La culture de la Roumanie, pays de l'Europe du Sud-Est, désigne les pratiques culturelles observables de ses habitants. 400px|vignette|Ancienne maison traditionnelle de Chiojdu, dans le județ de Buzău, en Moldavie, conservée au Musée du Village de Bucarest.
Sources La culture traditionnelle des Roumains puise à quatre sources principales : les racines latines qui sont présentes dans la langue romane et, en conséquence de cela, dans la construction identitaire de la nation roumaine ; les racines rurales et pastorales, héritées des ancêtres Proto-roumains, toujours très présentes dans la société actuelle et qui ont longtemps été magnifiées par la culture savante, sous tous les régimesIl existe à Bucarest un « musée du Village », un « musée du paysan roumain », de nombreux orchestres folkloriques dans les restaurants et deux chaînes de télévision consacrées au folklore populaire (Etno-TV sur et Favorit TV) ; les racines orientales, partagées avec la plupart des cultures voisines, qui se manifestent par la religion chrétienne orthodoxe, l'héritage byzantin et slave présent dans l'architecture ancienne et l'écriture médiévale, la cuisine, la musique ancienne, de nombreuses coutumes, les rythmes de vie, la structure sociale ; à partir du milieu du , à travers la renaissance culturelle roumaine, l'influence et l'attraction de la culture savante occidentale, liée à l'esprit des Lumières, aux révolutions de 1784 en Transylvanie, de 1821 en Moldavie et Valachie, de 1848 et de 1989 et à la construction de la nation et de l'État roumain, parallèle à l'essor de la littérature, des arts, des sciences et des techniques des deux derniers siècles, et que les trois dictatures carliste, nationaliste et communiste se succédant de 1938 à 1989 n'ont pas réussi à juguler, malgré leurs tendances isolationnistes et xénophobes.
Aujourd'hui, la culture traditionnelle et savante est toujours là, mais à côté se développent plusieurs formes nouvelles de culture populaire, comme dans d'autres pays, certaines puisant aux racines anciennes, d'autres d'inspiration complètement différente (par exemple, les Roms développent des styles architecturaux et musicaux propres qui puisent tant du côté de leurs propres traditions que du côté de Bollywood, du rap, du hip-hop et du raï, et ces styles diffusent largement au-delà de leur communauté).
Société La société de la Roumanie comprend : sur le plan linguistique et culturel traditionnel : les roumains et roumanophones, majoritaires en Roumanie et en république de Moldavie, minoritaires dans les pays voisins (en Bulgarie, en Hongrie, en Serbie et en Ukraine) où ils sont appelés « Valaques » ou « Moldaves » ; les minorités non-roumanophones de Roumanie (Hongrois dont les Csángós et les Sicules, Allemands dont les Saxons et les Souabes, Juifs, Grecs, Bulgares, Carashovènes, Lipovènes, Serbo-Croates, Tchéco-slovaques, Ruthènes, Houtsoules et autres Ukrainiens, Turcs, Tatars et Roms, entre autres) ; sur le plan intellectuel et existentiel d'influence internationale : les cultures religieuses ; la culture classique, les humanités, les arts, le théâtre, la littérature, la culture scientifique et technique, le cinéma… ; la culture populaire moderne, le show-business, les contre-cultures comme la culture mani, et bien d'autres.
Durant un demi-siècle de dictatures et de pénurie, les Roumains n'ont eu le droit de se plaindre de rien et ont dû afficher une unanime camaraderie, mais depuis la « Libération de 1989 » ils ne cessent de se plaindre de tout et de se lamenter, à longueur de médias, de leur propre inconstance, arrivisme, inculture, paresse, corruption, désorganisation, inefficacité, pauvreté, le tout démenti par les chiffres, les analyses statistiques et sociologiques et un développement qui reste très visible malgré la criseVoir , , , CIA - The World Factbook - Rank Order - GDP (purchasing power parity) et . Cette complainte est désormais inhérente à la culture et la société roumaines actuelles, et l'historien Neagu Djuvara l'a appelée la « culture Aoleu-vai-de-noi » (« Aïe-aïe-aïe-pauvres de nous »)Conférence-débat de Neagu Djuvara à l'initiative de l'institut Erudio, le , au Novotel Rive droite de Paris. La principale illustration de la « culture Aoleu-vai-de-noi » est l'aphorisme suivant, dû à l'humoriste et essayiste George Pruteanu : « Comment les Roumains pourraient-ils se défaire de leurs démons, alors qu'on leur apprend à l'école primaire le poème de Tudor Arghezi Chiot au poil crépu, qui vole le canard tout frais, j'ai beau l'avoir vu, lui jure que c'est pas vrai !, au collège le poème populaire Miorița qui raconte comment deux mauvais bergers complotent pour assassiner le bon berger, et au lycée le poème Étoile du matin de Mihai Eminescu où une minette superficielle, après avoir mené un génie au bord de la folie et du suicide, lui préfère un bellâtre inculte ».
Démographie de la Roumanie Communautés ethniques de Roumanie Roms de Roumanie ()
Autres
Criminalité en Roumanie , Université en Roumanie Santé en Roumanie Sport en Roumanie
Langue
Les Roumains décrivent souvent leur pays comme une . Cette expression isolationniste a été popularisée par Nicolae Iorga, historien et homme politique de l'entre-deux-guerres. Elle est toutefois fausse car les Roumains partagent de nombreux traits culturels et lexicaux avec leurs voisins, dont la Hongrie qui ne fait pas partie des pays slaves. En effet, la latinité est essentiellement linguistique : sur les autres plans de la culture traditionnelle, la Roumanie se situe bien au carrefour de l'Europe centrale à laquelle elle appartient par la Transylvanie, de l'Europe orientale à laquelle elle appartient par la Moldavie, et des Balkans auxquels elle appartient par la Valachie et la Dobrogée. Par ailleurs, depuis l'époque des Lumières, la Roumanie a subi une très forte influence occidentale et notamment française, combattue jadis par des partisans de l'« autochtonisme orthodoxe » tels le philosophe Nae Ionescu ou l'essayiste Nichifor Crainic, et plus récemment par des polémistes nomenklaturistes passés du communisme au nationalisme comme Adrian Păunescu ou Corneliu Vadim Tudor.
Religion Religion en Roumanie : orthodoxie (81 %), autres christianismes (11 %)
Mythologie Mythologie roumaine Mythologie dace
Francophonie
À peu près 15 % de la population roumaine comprend et parle le français, et le pays fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie. Avant 1989, à peu près tous les Roumains ayant dépassé l'école primaire, comprenaient et parlaient le français, en partie grâce à l'héritage latin commun aux deux langues, mais surtout grâce à la francophilie héritée de l'influence des Lumières au , et de l'aide française à l'unité roumaine durant le . La composante révolutionnaire de l'identité roumaine doit beaucoup à l'influence française. Jusqu'en 1945, la Roumanie et la France avaient gardé des relations culturelles et politiques étroites, et partagé les mêmes orientations politiquesLa France et la Roumanie ont partagé les mêmes orientations politiques y compris pendant la Seconde Guerre mondiale : au début de celle-ci la France est Alliée et la Roumanie, encore neutre, mène une politique pro-Alliée en transportant le gouvernement, le trésor de la banque nationale et les troupes polonaises sur la flotte roumaine jusqu'à Alexandrie, en territoire britannique (Grigore Gafencu, Préliminaires de la guerre à l’est : de l’accord de Moscou (21.08.1939) aux hostilités de Russie (22.06.1941), Egloff, Fribourg/Suisse 1944) ; après juin 1940, le gouvernement officiel (régime de Vichy en France, régime d'Antonescu en Roumanie), était dans chaque pays un satellite de l'Axe, tandis que des troupes dissidentes (France libre, Roumanie libre) combattent du côté Allié ; enfin à partir du 23- les deux pays s'engagent entièrement du côté Allié. Après 1945 en revanche, leur politique va diverger : libérale en France, communiste en Roumanie, et de plus la France signe le Traité de Paix de Paris de 1947 du côté des vainqueurs, la Roumanie du côté des vaincus.. En 1968 encore, lors de sa visite à Bucarest en mai, Charles de Gaulle était spontanément ovationné à Bucarest, alors qu'il était conspué à ParisSanda Stolojan, Avec De Gaulle en Roumanie, L'Herne, Paris 1991, .
Mais après 1989, les Roumains découvrent que dans les médias francophones, leur pays n'est plus dépeint comme un allié, une « petite sœur des Balkans », et Bucarest comme un « petit Paris »Paul Morand, Bucarest, Plon, Paris 1935, mais comme une sorte de SyldavieHergé, Le Sceptre d'Ottokar, série Tintin, Casterman plutôt sordide (le sort des orphelins et des Roms domine l'espace médiatique), un pays suspect de fascisme, de xénophobie et d'antisémitisme ataviqueDécrivant le fascisme roumain et ses crimes, des exégètes postulent que les courants xénophobes et antisémites feraient « partie intégrante » de l'identité roumaine, comme en rend compte Marc Semo dans son article « L'Horreur est roumaine », Libération du - .. Mortifiés par cette image péjorative qu'ils ressentent comme roumanophobe, de nombreux Roumains se tournent vers d'autres horizons culturels, et les productions en français disparaissent à la télévision roumaine. De plus, auprès de jeunes, l'omniprésence de l'anglais, notamment dans le monde économique, a aussi joué un rôle important. Malgré tout, les médias français conservent des antennes en Roumanie : RFI a une importante filiale à Bucarest avec des émissions le plus souvent en roumain, mais aussi en français le soir et la nuitLa Francophonie dans le monde, 2006-2007, Nathan, .
Littérature
Œuvres
Auteurs
Presse écrite
Arts séquentiels et audiovisuels (arts de la scène, cinéma, bande dessinée, média audiovisuels, internet)
Musique Musique roumaine
Théâtre
Théâtre national de Bucarest
Opéra et opérette
Ballet
Danse Danses traditionnelles , de Moldavie Căluș, masculine, de fertilité Hora (/horo), circulaire, des Balkans , de Moldavie Învârtita, tourbillonnante, de Transylvanie et Maramureș Legényes, individuelle, masculine, de Transylvanie (hongroise) , en cercle, avec mouchoir, de Munténie (Grande Valachie) , d'Olténie (Petite Valachie) Sîrba, originaire de Valachie (serbe)
Béla Bartók, Six Danses populaires roumaines (1915)
Chorégraphes roumains Compositeurs roumains de ballet
Autres scènes : marionnettes, mime, pantomime, prestidigitation Les arts mineurs de scène, arts de la rue, arts forains, cirque, théâtre de rue, spectacles de rue, arts pluridisciplinaires, performances manquent encore de documentation pour le pays…
Pour le domaine de la marionnette, la référence este : Arts de la marionnette en Roumanie, sur le site de l'Union internationale de la marionnette UNIMA).
Marionnettistes roumains
Cinéma
Films roumains,
Festival international du film de Transylvanie 2018 (depuis 2002) Liste des films roumains ayant fait le plus d'entrées en Roumanie (depuis 2004)La nouvelle vague du cinéma roumain, film de Vincent Guyottot, Centre national de la cinématographie, Paris, 2010, 1 h 01 min (DVD) Acteurs roumains de cinéma Actrices roumaines de cinéma Réalisateurs roumains Réalisatrices roumaines Scénaristes roumains Studios roumains de cinéma Producteurs de cinéma roumains
Radio
Télévision
Bande dessinée
Internet (.ro)
Press Reader. (Bulac/Inalco)
Autres
Arts plastiques (arts graphiques et visuels, sculpture)
Dessin
Peinture
Photographie
Sculpture
Architecture
Forteresses daces des monts d'Orastie :Monuments romains en Roumanie, Camp romain de Barbosi, Ulpia Traiana Sarmizegetusa Mur de Trajan (du Danube à la mer Noire), Pont de Trajan, Pont de Constantin le Grand, Tropaeum Traiani Liste de fortifications en Roumanie, Liste des châteaux roumains Portail transylvain en bois , Églises en bois du Maramureș, Églises fortifiées de Transylvanie Monastère de Horezu Vieux centre ville de Sighișoara