Auguste-François Chomel, né le à Paris et mort le à Morsang-sur-Orge est un médecin français. Il fut membre de l'Académie de Médecine et titulaire de la chaire de clinique médicale à l'Hôtel-Dieu de Paris.

Biographie Auguste-François Chomel naît à Paris, rue des Tournelles. Il est le fils d’Antoine-Angélique Chomel il est issu d'une famille dans laquelle la tradition médicale est fortement ancrée depuis Jean-Baptiste Chomel (1639-1720), qui fut médecin de Louis XIV.

Après quelques années au lycée Napoléon (devenu lycée Henri-IV), il entreprend ensuite sa formation médicale. Nommé interne en 1809, il est l'élève entre autres de Jean-Nicolas Corvisart, de Philippe Pinel, d'Alexis Boyer ; médaille d’or en 1811, il obtient le prix de chimie de l’École pratique puis soutient sa thèse de doctorat en médecine le avec un « Essai sur les rhumatismes » dans lequel il soutient que, derrière ce nom général, se cachent une série d'entités pathologiques différentes.

Médecin-résident à l'Hôpital de la Charité de 1814 à 1823, il fait partie des savants qui, sous l’autorité de Laënnec rénovent la Société anatomiqueCrée en décembre 1803 (12 Brumaire an XII) par Dupuytren et Laënnec au sein de la faculté de médecine de Paris, son objectif était de concrétiser la méthode anatomoclinique prônée par Xavier Bichat. D’emblée elle se fixe l’étude de l’homme, normale et pathologique. et il rédige plusieurs articles pour le Dictionnaire de médecine. Il s'oppose à la doctrine que François Broussais avait érigée en système Jules-Auguste Béclard, .

Agrégé en 1823, il est élu membre titulaire de l'Académie de Chirurgie en 1826. Des salles de la Charité, il passe à l'Hôtel-Dieu en 1830, où il poursuit son enseignement et publie, entre 1834 et 1840, trois volumes de ses « Cliniques Médicales » avec le concours de trois de ses élèves« Fièvre typhoïde » avec Genest, « Rhumatisme » avec Requin, « Pneumonie » avec Sestier. À la suite du décès de Laënnec, en , il est désigné pour la chaire de clinique médicale.

Au printemps de 1828 il décrit une épidémie de polynévrite aiguë dont certains auteurs pensent qu'il pourrait s'agir d'un des premiers exemples connus du syndrome de Guillain-Barré..

En , il est nommé médecin consultant du Roi, (Louis-Philippe ) puis en 1837, médecin de la duchesse d’OrléansMarie-Amélie de Bourbon-Siciles et il eut la difficile responsabilité de lui annoncer, le , le décès tragique de son fils, le duc d’Orléans, Ferdinand-Philippe d'Orléans ; après la Révolution de 1848, il garda des contacts avec la famille royale, exilée à Claremont (Surrey) et il fut même amené à prodiguer des soins à la reine Louise de Belgique, Louise-Marie d'Orléans.

Le , au début du Second Empire, un décret fit obligation aux professeurs d’université à un serment de fidélité au nouveau régime ; toujours très attaché à la famille royale exilée, Chomel est le seul à refuser ce geste pourtant symbolique : le , le ministre de l’instruction publique, Hippolyte Fortoul, le considérait comme démissionnaire et il fut remplacé par Armand Trousseau à la tête de la Chaire de Clinique Médicale.

Marié avec Euphrasie Jouet, il a trois filles parvenues à l'âge adulte (plus une décédée en bas âge en 1833) Adélaïde (Mme Léon de Lalain-Chomel), Ernestine (Mme Gustave Meurinne), Louise Antoinette (Mme Jules Paixhans) dont deux meurent avant lui et l'autre juste après.

Retiré à Morsang-sur-Orge, il continue à y travailler jusqu'à ses derniers jours et ; il est décédé à Morsang le des suites d'une longue maladie qu'il avait en dernière extrémité confiée à son collègue chirurgien MichonExtrait de l'éloge de Louis-Marie Michon,par Félix Guyon, Société de Chirurgie, 8 janvier 1873 et ses obsèques eurent lieu trois jours plus tard en l'église Saint-François-d’Aquin : la Faculté, à laquelle il n’appartenait plus depuis 1852, se fit néanmoins représenter par Augustin Grisolle (1811-1869) qui fit l’éloge de son maître. L'Académie de Médecine, dont il était membre était représentée par Frédéric Dubois d'Amiens.

Worthington Hooker, qui fut une autorité en éthique médicale au , attribuait la paternité de la maxime à Chomel : .

Par une décision du Conseil Municipal le , on appela rue Chomel une rue du quartier Saint-Thomas-d'Aquin de Paris.

Publications Sélection Éléments de pathologie générale ; plusieurs éditions : 1817, 1840 ; en ligne : , 1866 Des fièvres et des maladies pestilentielles, 1821 , 1857 , 1834-1840

Listes d’œuvres Liste d’œuvres en ligne sur Gallica

Bibliographie Lalain Chomel (M. de) - Les Chomel médecins (1639-1859) et leur famille - Paris, 1901 Menière (P.) - Nécrologie de M. le Professeur Chomel - 1858 - 10 p. (Extr. Gaz. méd. Paris) Astruc (P.)- Auguste-François Chomel Biographies médicales. Lemaire (R. R.) - Pages de l'histoire du thermalisme, J.F. Chomel.- Th. méd. Paris. 1933

Notes et références

Liens externes

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