vignette|Charlemagne et ses Leudes sur le parvis de Notre-Dame de Paris.

Les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment et des dons.

Étymologie Le terme est attesté depuis le en français.

Première mention chez É. Pasquier, dans Recherche de la France sous la forme leud en 1569, ensuite chez Cotgrave sous la forme leude en 1611.

Il s'agit d'un emprunt au bas latin (pluriel) issu lui-même du francique , même racine indo-européenne que le terme lituanien « peuple » et allemand « gens » (en vieux haut allemand ). Le vieil anglais avait le même mot remplacé par le mot d'origine française . Tous dérivent d'un terme germanique signifiant « peuple » (ancien haut allemand , vieux saxon , vieil anglais , vieil islandais , russe moderne ).

Le serment Le roi mérovingien demeure le chef d'une « suite » de guerriers, et ce lien personnel d'allégeance au roi est extériorisé par un serment de fidélité dont on ignore la formule exacte, mais qui semble avoir astreint tout fidèle à ne pas nuire au roi et à lui obéir, notamment jusqu'à le suivre dans le combat. L'auteur d'un célèbre formulaire d'actes de cette époque (), nommé Marculfe, a consigné une formule identifiant ce serment en langue germanique (il s'agit du , ou , expression qui sera retenue, contenant le mot , désignant un homme libre). Dans ce texte du formulaire de Marculf, le roi informe ses comtes, ses administrateurs locaux qu'il a délégué un (un envoyé), pour recevoir le serment de fidélité prêté par tous les habitants (les hommes libres) de sa circonscription, , et il leur ordonne de les faire rassembler à cet effet dans les cités et les bourgs.

Dans son Histoire des Francs, Grégoire de Tours évoque fréquemment le (le serment de fidélité) exigé par les rois du peuple francs dès leur élévation au trône. C'est donc, semble-t-il, à l'échelle de tout le royaume, à l'ensemble de tous leurs sujets libres, indifféremment de leur appartenance ethnique, que les rois mérovingiens se sont efforcés d'étendre l'obligation du serment..

Ce serment concrétise le lien paternaliste que le roi (et plus tard l'empereur) porte envers ses sujets ; mais aussi la confiance que les sujets portent à leur roi. Il peut être qualifié d.

Ainsi, le chef protège ses guerriers et ces derniers le suivent lors de ses campagnes apportant fournitures et hommes sur le champ de bataille. Cette protection est la .

L'homme libre ayant prononcé le est appelé (fidèle guerrier).

Références

Voir aussi

Articles connexes

Seigneurie Droit féodal Plaid

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